V. Enfin, le fascicule des « Hymnes selon
chapitre ix des Mélodies grégoriennes de Dom Pothieh, et les articles suivants :
A. Ghosi'ki.i.iku, les Origines d'un « Benedicamiis Domino «, R. C. G., IV, 6 ; A. Gastoué, la Psnlmodie traditionnelle des huit tons, dans Tribune de Saint-Gervais, XIV, igS et s. ; Dom Gaïssek, l'Origine du « Tonus Peregrinus », id., VII, 129 ; Dom VivELL, le « Tonus peregrinus », R. C. G., XVIII, 147 et s. ; Dom Latii,, Spigolntnre cnssinesi : canlilene monastiche del lôOfJ, dans Ru., V, 5i5 ; P. Eusèbe ("loi», / recitalivi liturgici nella tradizione franciscana, id., VII, 5ii ; G. \'ai,h, Usi a(fuileiesi, etc , id ., VIII, 17 ; et, du même, le Lamenlazioni di Geremia, id., VIII, io5.
292 LE GRADUEL ET L'ANTIPHONAIRË ROiMAINS
l'antique usage » intéresse aussi le chant. Les hymnes correspondantes, il est vrai, sont presque partout, soit dans l'usage ancien, soit dans l'usage moderne, sur la même versification, laquelle entraîne le même chant. Ainsi, pour le Sabbatum, à Vêpres, ou pour la fête de la S«. -Trinité, 0 lux beata (texte antique) ou Jam sol (texte moderne) ont le même chant, parce qu'elles ne sont que la même hymne, avec des paroles légèrement différentes ; ainsi encore pour l'hymne de l'Ascension, Jesu, nostra Redemptio (texte antique), devenue Salutis humanae sator (texte moderne).
Mais, en deux cas^ au moins, l'hymne antique a été, depuis le xvii^ siècle, remplacée par une autre de forme différente. Nous avons pour la fête de saint Michel, d'un côté, une strophe trochaïque :
Tibi Christe splendor Patris, Vita, virtus cordium, In conspectu Angelorum, Votis, voce psallimus:
AlternanteH coiicrepando Melos damus vocibua.
D'un autre côté, le texte moderne a adopte la strophe ïamhi(|ue :
Te splendor et virtus Patris, Te vita Jesu cordium, Ab ore qui pendent tuo, Laudamus inter Aii^elo.^.
Ce qui est très différent.
Le cas est analogue pour la fête de la Dédicace :
Texte antique :
Urbs beata Jérusalem, ^ Dicta pacis visio, Quae construitur incaelis \'ivis ex lapidibus, Et Angelis coronata Ut sponsata comité.
Paroles (lu XVII':
Caelesti.s urbs Jérusalem, Beata pacis visio, Quae celsa de viventibus Saxis ad astra tolleris, Sponsaeque ritu cingeris MilleAngelorum millibus^.
Dans le premier texte, on a affaire à la strophe trochaïque classique et bien connue ; dans le second, le réformateur a choisi un type dimètre ïambique de six vers, absolument inusité dans la liturgie. LAntiphonaire Vatican n'a donc pu, ici, donner la mélodie originale que dans le fascicule des hymnes antiques. Dans le corps de TAntiphonaire, on a appliqué à l'hymne de saint Michel une mélodie antique de même versification : la mélodie donnée pour Caelestis urhs (à laquelle il est impossible d'appliquer une mélodie ancienne) a été composée spécialement pour la Vaticane.
Le fascicule des Hymnes selon l'ancien usage contient de plus une mélodie supplémentaire pour y Ut qucant Iaxis, pour la fête de saint Jean-Baptiste, et d'origine italienne.
' Ou préfcrablement : Urhs Jérusalem beata.
- L'hymne des Laudes, Angularis fundamentiim (ant.) ou Alto ex (Jlympi vertice (mod.), est dans le même cas; elle n'est d'ailleurs qu'une division do la précédente.