‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 14 sur 76 · Act. Gand., ann. Dom · texte numérisé non relu

Act. Gand., ann. Dom

2. « Inter Borchstrœte et Overbrouc. » Litter. Margaritas Fland.f nov. 1242. 3 Diericx t Mémoires sur la ville de Gand, 1. 1) p. 205 et 401.

tÔ LE GRAND BEGUINAGE DE GAND

demanda pour les Béguines la permission de s'y établir : ce qui fut accordé w par amour de la dite princesse », mais sous réserve des droits que les bourgeois disaient tenir de la cession faite jadis par les gouverneurs ou châtelains du Bourg. Jeanne se contenta, pour le moment, de cette réponse et fit entourer d'un fossé le terrain jugé nécessaire à Tinstallation de la nouvelle communauté *.

Les choses en restèrent là jusqu'en 1242. Pendant ce temps les Béguines, d'abord établies dans des maisonnettes de bois et de plâtre couvertes de paille 2, aménagèrent leur enclos, avec cette diligence qui est le propre des fondations religieuses, et le rendirent suffisamment habitable pour que l'on songeât à y bâtir une église et à y ouvrir un cimetière.

Pour le faire, elles avaient besoin du consentement du curé de Saint-Martin, dans la paroisse duquel s'était installé leur campement, et qui relevait lui-même de l'abbé de Saint-Bavon. Ce prélat consulté donna un avis favorable, à condition que les impétrantes payeraient à l'abbaye une rente annuelle de cinq sous d'or pour droit seulement de patronage ^: ce qui fut accepté d'accord avec la comtesse de Flandre et l'évêque de Tournay, protecteurs et directeurs du Béguinage.

A la même époque, Jeanne, décidée à dissiper l'équivoque relative aux cessions plus ou moins régulières faites par les châtelains *, réclama des Gantois le retour pur et simple du terrain occupé par les Béguines. A sa lettre, datée du 8 avril 1242, les échevins répondirent, avec bonne grâce, qu'ils consen-

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