‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 24 sur 76 · Fils de Robert V, comte d'Auvergne et do Boulogne · texte numérisé non relu

Fils de Robert V, comte d'Auvergne et do Boulogne

spécialement hommage à la foi et aux mœurs des sœurs de Gand et de Bruges, qu'il avait été chargé de visiter, — les déclarait exemptes de tout reproche, — dignes d'éloge et méritant la protection du Saint-Siège^.

En conséquence, Jean XXII ne tarda pas à rendre une sentence de réhabilitation pleine et entière, portant abolition de tout ce îqui avait été fait contre les filles de Sainte-Begghe. Non content de publier,' à ce sujet, la bulle /?a/io recta, qui s'adressait à l'Église tout entière, il multiplia les lettres de recommandation aux évêques en faveur des réhabilitées. Celles de Gand furent confiées à la protection de l'évêque de Tournai, par une lettre du 30 décembre 1320, dont les archives du Grand Béguinage conservent une copie authentique 2. L'évêque de Cambrai reçut une mission semblable à l'endroit des Béguinages de son diocèse ^. Nous ne pouvons douter qu'il en fut ainsi de ceux de Paris et de Toulon ; quant aux évêques de Lombardie et de , Toscane, nous savons que le pape ne tarda pas à leur recommander chaudement les Béguines de leur obédience, « comme très vertueuses, s'abstenant de toute discussion théologique, / vivant en grande chasteté et dignes de toutes louanges ^ ».

Tout était réparé, et il ne restait rien du passé qu'un souvenir ) pénible, il est vrai, mais de plus en plus atténué par les actes pontificaux, multipliés à l'infini, en faveur des béguinages qui * avaient survécu^. Malheureusement beaucoup avaient sombré

1. Le Glay: Cameracum christianum, 47-49. — Lemire nous a conservé le diplôme de Mirepoix, en date de 1323 (Diplom, JBelg.y 1, 100). — 11 en fut de même pour les évêchés d'Utrecht, de Liège et d'Arraa. (Cf. Fredericq : Corpus doc. Inquisitionis Neerîandicae^ t. 1 et II.)

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