‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 27 sur 76 · Béthune : Cartulaire, n" 23 et · texte numérisé non relu

Béthune : Cartulaire, n" 23 et

2. « Quodam parvo volumine desuper in vulgari sermone descripto », dit l'acte du 30 septembre 1549, conservé en original, aux archives du Béguinage, n* 211.

• 3. 11 fit mieux et combattit l'opinion des Bollandistes opposés à l'origine traditionnelle du Rosaire. *^

tettres originales de Charles, empereur romain, font mention^) a été récité par les Béguines de notre Béguinage, suivant la manière susdite. »

: A l'heure présente, nous pouvons Taffirmer, la coutume, six fois séculaire, n'a pas subi d'atteintes, ni dans sa pratique, ni 4ans sa législation, dont les termes, peuvent être mis sous les yeux du visiteur curieux de cette vérification. Le Rosaire est toujours la dévotion par excellence des Béguines, en raison des ijèglements qui leur furent donnés, au treizième siècle, par les Frères prêcheurs de Gand, eux-mêmes fidèles observateurs de cette pratique,

Le lecteur nous permett-ra de faire, ici, une digression à laquelle peut-être il prendra quelque intérêt, et qu'il ne saurait trouver étrangère à notre étude sur le Béguinage de Gand.

. On a souvent contesté à saint Dominique l'honneur d'avoir institué le Rosaire, et, de nos jours, la discussion a repris avec une nouvelle ardeur, sans rien apporter de nouveau contre la tradition constante, appuyée sur les témoignages répétés des souverains pontifes.

Il est vrai que, pour les néo-cri tiques, les déclarations de LéonX, PieV, Grégoire XllI, Sixte V, Clément VIII, Alexandre VII, Innocent XI, Clément XI, Benoît XIII, Benoît XIV, Pie IX et Léon XIII, ne sont pas des documents historiques, puisqu'elles ne sont pas contemporaines de saint Dominique. On aurait pu remarquer, il est vrai, que les déclarations s'appuient, d'après leurs auteurs, sur des documents écrits, — ut legitur in historiis^ — que le bienheureux Alain de la Roche afflr-

^1. Reproduction, dans Tactc du 12 mai 1531, de l'acte de Louis de Ncvers, 1353. (Arch., n" 23.)

me avoir eus sous les yeux, et qui remontaient, suivant lui, aux origines mêmes de son Ordre. On eût pu remarquer également que, parmi les papes approbateurs dé la tradition, il y en avait deux qui, membres de cet Ordre, avaient les moyens et le devoir de vérifier ces assertions ; qu'un autre de ces papes, Benoît XIV, a traité avec ça compétence habituelle la question des origines du Rosaire et qu'il a réclamé nettement croyance pour les Actes de ses prédécesseurs ^ ; que si la tradition peut encore paraître discutable quand elle parle de l'approbation donnée par Innocent III, contemporain de saint Dominique, elle ne l'est guère quand il s'agit des indulgences accordées par un autre contemporain, Urbain IV, — que Sixte V rappelle dans la bulle Dum ineffabilis ( où il parle aussi des faveurs accordées par Jean XXII, au quatorzième siècle), — et enfin que Léon XIII avait sans doute connaissance de ces contestations, quand il renouvelait, dans chacune de ses encycliques, l'affirmation que le Rosaire était dû à l'inspiration « d'un homme de très haute sainteté, l'illustre père et fondateur de l'Ordre dominicain ^ ». Son prédécesseur l'y avait incité, disons-le, quand il écrivait à l'évêque de Tarbes, en 1875 : « C'est un Jait éclatant que le Rosaire fut désigné à saint Dominique, par la très sainte Mère de Dieu, comme un moyen puissant de combattre cet amas monstrueux d'erreurs et de crimes par lesquels les Vaudois corrompaient et troublaient les peuples. »

Le plus récent auteur des attaques contre les origines médiévales du Rosaire, le P. Héribert HolzapfeP, pour esquiver

L « Quibus (diplomatibus) praestanda fides est. » — Instit. eècl., lib. XXIX- — Cf. AnaJecta juris pontificii, 1860: « Acta S. Sedis... pro Societate SS. Rosarii. »• Lyon, 189L

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