Encyclique du !•' septembre
3. Franciscain, r-11 a écrit, dans la collection Veroffentlichungen aiLS demKir-
Fallégation d'écrits anciens, par le bienheureux Alain de la Roche, dit que ce sont là des documents que personne n'a vus^ de même qu'il traite les témoins, cités par le même bienheureux, « de gens que personne ne connaît ». — L'argument est pauvre, et il y a longtemps que Benoît XIV en a fait justice. De ce que ces écrits ne nous ont pas été conservés, il ne s'ensuit pas qu'ils n'aient pas existé et qu'Alain n'ait pas pu les lire. De même qu'il n'est pas d'une logique transcendante de nier l'existence de gens connus du même Alain, sous prétexte qu'ils nous sont inconnus ; tandis^ qu'il me semble raisonnable de penser que les histoires auxquelles Léon XIII -— après Léon X^ et le légat Alexandre de Forli 2 , — fait allusion, ont été connues d'autres personnes, au moins avant le dernier pontife, dont on ne peut suspecter le jugement. Si Pie V ^ et Sixte V* n'en sont plus qu'à la tradition, comme on le prétend à tort, il en faut tout au plus conclure que les documents étaient alors perdus, — ce qui n'a rien d'étonnant, — ou qu'on les discutait déjà dans le même esprit qu'aujourd'hui, — ce qui serait moins étonnant encore. Mais dans tous les cas, il ne saurait être permis de mettre en doute la parole d'un des hommes les plus vénérables de l'histoire ecclésiastique, lorsqu'il dit nettement : « Je me souviens d'avoir lu dans l'ouvrage du P. Du Temple, que le Psautier de Marie a été en grande estime du temps de saint Dominique ^. » Sans doute on peut se demander ce qu'étaient ce P. Thomas
chenhistorischenaeminar Mûncheriy un article intitulé : S, Dominikus und der Rosenkrangf analysé dans la Revue d'Histoire ecclésiastique y de Louvain, IV* année, avril 1903.