No
reux, elles n'en sont pas moins uil argument en faveur de rantériorité de la pratique du Rosaire. On peut leur aippliquer la remarque fort juste du P. Danzas, dans le quatrième volume de SCS Etudes : « Pour trouver, dit-il, — en parlant de la rapide expansion de cette^évotion au temps d'Alain, — entre la cause et les effets une certaine proportion, il faut supposer, non seulement une étincelle latente pendant un siècle entier et qu'Alain aurait ranimée, mais des efforts précurseurs des siens. Les indices de nature à justifier cette explication ne manquent point. La mine avait été chargée ; Alain en approcha la flamme et l'explosion se produisit ^ »
C'est ce qui explique la présence, entre les mains des dévotes flamandes et de leurs patronnes ^, des rosaires de corail à paters d'or, de chapelets d'ébène, de cristal ou d'ivoire, avec des paters d'argent ou d'or, — les premiers à quinze dizaines bien comptées, les autres au complet ou réduits à la dizaine désignée quelquefois par le nom italien de Coroncina, comme celle qui pend derrière saint Jérôme ou celle qui glisse entre les doigts du prince de Croy, peint par Hans Memling ^.
On peut dire la même chose des admirables tapisseries, conservées au musée du Cinquantenaire, et du merveilleux retable dont il garde le moulage, — si l'on veut omettre le tombeau de François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, sa femme, dessiné par J. Perréal et sculpté par Michel Colomb, mort en 1512. Ce sont là des documents ou antérieurs, ou tout à fait contemporains du bienheureux Alain, dont il est malaisé de croire qu'il les à inspirés. Les tapisseries racontent l'histoire
L Études sur les temps primitifs de V Ordre dé Saint-Dominique, iv, 342-343
2. Une peinture de Técole allemande (n* 545) nous montre sainte Agnès avec •OQ rosaire à la ceinture et sainte Apolline le tenant à lajnain.