‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 37 sur 76 · En flamand: Ibid., p. 191, no · texte numérisé non relu

En flamand: Ibid., p. 191, no

eil 1782. C'est donc à Tacte de Tempereur que nous emprunterons le texte à exploiter.

L'acte de Charles-Quint débute, comme celui de Louis de Nevers, par un résumé historique de la fondation. Il rappelle le dessein spontané ^ des comtesses Jeanne et Marguerite de recueillir des jeunes personnes de condition diverse et de vie honnête, — incapables de trouver un établissement convenable, ou inclinées vers la pratique de la chasteté*, — mais arrêtées aux portes du monastère par leur manque de dot, — réduites même parfois à mendier, avec grand péril de leur âme, à cause de leur jeunesse et de leur beauté, si Ton n'y pourvoyait a avec maturité et bonté ».

Puis il montre les princesses s'entourantd'évêques, de prélats réguliers, d'autres ecclésiastiques, de personnes illustres par leur naissance, leur piété, leur science, pour arrêter les constitutions du Béguinage qu'elles veulent fonder à Gand. D'où nous pouvons conclure à la faveur dont jouissaient, auprès de ce noble entourage, les religieux auxquels allait être remis le gouvernement de la nouvelle communauté.

L'acte du comte Louis détermine déjà la forme générale de la cohabitation, ou plutôt la constate comme déjà déterminée, et le P. de Jonghe ^ n'a fait que reproduire les expressions de l'acte de 1354, en nous donnant l'esquisse de cette installation. Elle comportait — depuis que les Béguines avaient abandonné les locaux de Saint-Michel * — un enclos entouré de murs et de

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