‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 38 sur 76 · Motu proprio », — « Sponte suai · texte numérisé non relu

Motu proprio », — « Sponte suai

2, « Ex Yoto vel sine Yoto. »

. 3. Belgium JDominicanum, p* 116

4. Que leur avait cédés l'abbesse de la Bilocque. ~ Cartul. ( acte de 1233), p. 302, no 1 i»u

fossés, — véritable petite ville ^, avec son église, son infirmerie ^ ou hospice, son cimetière 2, — des rues et des places bordées de couvents pour les jeunes sœurs et de maisons particulières pour les plus âgées ^.

Le nombre des Béguines n'est pas indiqué, mais nous le connaissons d'ailleurs. Huit cents filles dévotes, portant un habit particulier, y vivent à demi séparées du reste de leurs concitoyens, — beaucoup moins par les murs et les fossés qui entourent leur refuge, ou même par les portes qui se ferment sur elles, tous les soirs, que par leur libre fidélité à des habitudes différentes. Ce ne sont pas, on Fa déjà dit, des mœurs monastiques, mais une sorte de compromis entre la vie du cloître et la vie séculière, où prédomine cependant le caractère religieux. Le moment n'est pas encore venu où des liens plus étroits les rattacheront, par le tiers ordre, aux Frères prêcheurs, comme leurs sœurs du Petit Béguinage aux Frères mineurs.

D'après l'acte de 1354, leurs coutumes sont déjà nettement définies, et le règlement qu'on leur impose est plutôt une constatation ou une sanction qu'une initiative ; le comte veut « que toutes ces coutumes, bonnes et raisonnables, suivant lesquelles les habitants de ladite court ont vécu jusque-là, soient inviolablement observées » .

Le premier souci du prince est celui de l'habit, qui doit être humble dans sa couleur, son étoffe et sa forme, ainsi que la ceinture, la guimpe, le voile, les gants, l'aumônière, le couteau, — dans lesquels il ne doit rien paraître de recherché.

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