‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 42 sur 76 · CHAPITRE SEPTIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIEME

Comme nous l'avons dit, la comtesse Jeanne de Flandre, — d'accord avec Téveque de Tournai et les chanoines de Sainl- Bavon, — avait remis la conduite du Grand Béguinage au prieur des Dominicains : les archives de Gand nous ont conservé, en termes d'une précision remarquable, l'expression de cette volonté, qui semble avoir influé même sur le règlement des Béguines de Paris, d'Amiens, de Marseille et de Bude, aussi bien que sur celui de leurs sœurs de Bruges et de Lille ^. En 1272 et 1274, Marguerite avait renouvelé les ordres de sa sœur et de son beau-frère, Thomas de Savoie. Robert de Bcthune, en date du 1*"* octobre 1312, rappelait au prieur de Gand ^, les décisions qui, de 1277 à 1285, l'avaient constitué « maître et gouverneur » du Beggynhof, — en tant que supérieur de V Annonciation, Ce rappel était d'une netteté d'autant plus grande que les officiers du comte avaient essayé de méconnaître l'autorité du prieur, — « que avons mis et mettons en no lieu et de par nous », disait Robert dans l'acte de 1286 ^,

l.« Per capellanum ydoneum a prio:-e fratriirn prsedicatorum Insulentiuin, qui pro tempopc fuerit... do anno in annuui instituonduni prout ipsi priori... visum fuerit expcdire. »

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