‹ Le Grand Béguinage de GandChapitre 54 sur 76 · Op. cit., p · texte numérisé non relu

Op. cit., p

3. Théologien de grand mérite, docteur de Paris et de Louvain, mort entouré de lar vénération universelle.

PS

Marck, nièce de la défunte, et des béguines Adrienne de Backer, Catherine Van den Woestyne et Joannice Elias ^.

Nous pourrions encore citer cette Elisabeth de la Marck, morte en odeur de sainteté, comme sa tante, et une autre recluse, dont Ryckel n'a pu retrouver le nom, mais qui paraît avoir égalé, sinon dépassé Nicolette en mérites et en faveurs. Mais pour ne pas surcharger cette notice, nous passerons rapidement et viendrons à celle que nos contemporains appellent par excellence la sainte Béguine, Thérèse Verhaeghe, née à Desselghem, le 18 avril 1779, et morte à Gand, le 2 juin 1852.

Entrée au Béguinage, au mois de septembre 1802, elle prît rhabit, le 6 septembre de l'année suivante, comme fille du couvent de Saint-Joseph. Sa profession eut lieu, deux ans plus tard, et bientôt elle joignit à son titre de béguine celui de dominicaine, par son entrée dans le tiers ordre. Sa vertu fut bientôt au-dessus de tout éloge, et quand on voulait faire honneur à quelque demoiselle du Beggynhof, on disait d'elle: « C'est une autre Thérèse Verhaeghe. » — Ayant donné son lit à un séminariste, trop pauvre pour en acheter un, elle se réduisit à dormir sur la paille, trouvant que cette misérable couche était encore trop bonne bour elle.

Rien ne l'attristait comme le délaissement où reste souvent le Dieu de l'Eucharistie, et non contente de lui donner tout le temps dont elle pouvait disposer, elle entraînait avec elle, à l'église, toutes celles qui lui paraissaient avoir quelque loisir. Une dévotion, dont elle avait eu le goût dès son enfance, la portait à rendre un culte particulier à saint Antoine de

Page 1