Cf. Béthune : Cartulalrc^ introduction
3. Cf. Edm. Van Wintcrsliovcn ; Analectes pour servir à Vhistoire ecclésiastique de la Belgique. 1892.
vertus chrétiennes *. La comtesse et le prieur se décidèrent à la création de maisons semblables, après une étude sérieuse des règles imposées aux pupilles du vénérable Lambert. Une explication est ici nécessaire.
Quand nous disons qu'il avait donné une règle aux filles réunies par lui, dans sa maison de Saint- Christophe, en l'année H71 2, nous devons rappeler que, suivant certains écrivains ^, il l'avait empruntée au couvent fondé par sainte Begghe, vers 692, et qu'il ne faut pas confondre avec le célèbre monastère d'Andenne, bien qu'il y ait plus d'un point de ressemblance entre les habitudes des Dames andanoises et celles des Béguines *. Suivant d'autres, il aurait utilisé les règlements de la maison ouverte, à Vilvorde, vers l'an 1065 ^. Le docteur Halman ^ a mis en doute l'authenticité des pièces alléguées en faveur de cette opinion, qui n'en continue pas moins à rallier la plupart des écrivains flamands, — peu disposés à prendre au sérieux l'érudition — un peu suspecte, il est vrai — du critique berlinois.
1. V. Ducange : Glossarium, v. Beggina. — Gilles d'Orval dit à ce propos : « Mulieres et puellœ quse... Béguines gallice cognominantur. »
2. Gilles d'Orval : Chronique (ap. Chapeaville, t. II, p. 126).