‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des Pères (volume 2)Chapitre 36 sur 92 · IX · texte numérisé non relu

IX

Forcé d'être court, nous allons nous borner dans ce dernier paragraphe à signaler les autres propositions de l'opuscule qui nous ont paru principalement répréhensibles.

« Si nous cherchons les véritables limites de la liberté de la » discussion sur les cultes, nous n'en trouvons pas d'autre que le » point où commence l'outrage aux personnes. » (Page 15.)

Et l'outrage à Dieu donc? Mais (page 14) : « Dieu n'a confié ni à » un individu, ni à tous les hommes ensemble, la charge de faire » prévaloir ses droits et ceux de la vérité. »

Dans cette même Charte (de 1830), on lit ces paroles : « Chacun » professe sa religion avec une même liberté, et obtient pour son » culte une égale protection. A ce compte, l'abbé Châtel devait se » poser en face de l'Etat comme pontife d'un nouveau culte, et, la » Charte en main, réclamer auprès de lui un traitement pour lui- » même et pour ses collaborateurs dans l'Eglise catholique fran- » çaise, le sommer de procurer à ce culte des temples, des pres- » bytères, etc., comme il fait pour l'Eglise catholique tout court; » et, s'il eût pris l'engagement de faire bonne police dans les » réunions de ses sectateurs, nous ne voyons pas sérieusement » quelles objections on aurait pu lui faire. » (Pages 34 et 35.)

M. B. confond ici l'égalité de protection pour les droits acquis par chaque culte, et qui peuvent ne pas être les mêmes ni égaux pour tous , avec l'égalité de droits que la Charte ou aucune autre constitution n'a jamais formulée ni promise.

« Voilà un culte qui aura droit, comme l'Eglise catholique, à » la protection de l'Etat; mais, entendons-le bien, à la même » protection, c'est-à-dire, à la même existence civile et aux a> mêmes subventions. » (Page 36.)

C'est toujours, de la part de M. B., la même ignorance du véritable sens des termes. La même protection n'a jamais voulu dire les mêmes droits.

« De ce que la millième partie du versement que je fais à la » caisse des contributions directes arrivera peut-être dans la » bourse d'un rabbin, s'ensuit-il que je fais acte d'adhésion au » culte israélite en payant ma cote mobilière? » (Page 38.)

Non pas tout-à-fait; mais il s'ensuit du moins que vous coopérez indirectement à l'exercice de ce culte; et la question est de savoir s'il est permis d'y coopérer indirectement, dans quelles circonstances et jusqu'à quel point.

« Dans ce cas, je ferais du même coup adhésion aux cultes les » plus contradictoires. » (Ibidem.) Vous feriez acte d'indifférentisme; c'est cela.

« Voir dans cette affaire la conscience et la religion, c'est une » vraie puérilité. » (Ibidem.)

Puérilité tant que vous voudrez, mais où sont tombés grand nombre de martyrs des premiers siècles.

« Si, à part toute intention religieuse, on trouve que le repos » du septième jour est évidemment réclamé par les besoins phy- » siques et hygiéniques des travailleurs. » (Page 40.)

Et si l'on croit trouver que c'est celui du dixième jour?

« Les lois qui doivent le régir (le mariage) sont essentiellement » du ressort de la puissance civile. » (Page 41.)

M. B. n'aurait-il pas pu faire attention au canon du concile de Trente : Si quis dixerit causas matrimoniales non pertinere ad judices ecclesiasticos, anathema sit?

« Ce n'est point au profit de la religion, qu'il (l'Etat) intervient » ici (en s'opposant au mariage des prêtres); mais au profit de la » société et dans l'intérêt des familles, en ôtant la possibilité d'un » guet-à-pens moral. » (Page 44.)

Quelle subtilité! Si c'était uniquement à cause de la confession (car c'est là ce que veut dire M. B.) que l'Etat a le droit d'interdire le mariage aux prêtres, il s'ensuivrait que cette interdiction n'aurait, pour ainsi dire, plus d'objet dans les pays où l'on ne se confesse que pour la première communion, à la veille du mariage et au lit de la mort.

« Puisqu'il (l'Etat) ne fait autre chose que d'obliger un citoyen » à tenir ses promesses, il ne sort point de ses attributions. » (Page 44.)

Un homme qui, né de parents protestants, s'engage dans son enfance à rester protestant toute sa vie, et qui, dans un âge plus avancé, se fait catholique, ne tient pas sa promesse sous ce rapport. L'Etat ne sortirait-il point de ses attributions en l'empêchant de se faire catholique?

« Si Voltaire et J.-J. Rousseau, D'Alembert et Montesquieu, » évoqués miraculeusement de leurs tombeaux, étaient appelés à » étudier la France de 1848..., étonnés eux-mêmes du succès de

» leurs écrits, effrayés peut-être en voyant qu'on a dépassé de » beaucoup le but auxquels ils tendaient, ils nous diraient qu'il ne » peut plus être question aujourd'hui, pour le sage, de signaler les » abus du fanatisme et de la superstition. » (Pages 44 et 45.)

Signaler les abus du fanatisme et de la superstition était donc le but, l'unique but de Voltaire et de J.-J. Rousseau?

« Humiliés des conséquences outrées qu'on voudrait tirer de » quelques-unes de leurs maximes, ils confondraient, ils convain- » craient d'ignorance et de folie ceux qui auraient la prétention » d'asseoir sur des bases solides une morale sans religion, une » république sans prêtres, une société sans Dieu. » (lbid.)

Ils n'avaient, eux, la prétention que d'écraser V infâme; or, cette infâme, c'était à leurs yeux, non pas la religion en général, mais la religion catholique tout court.

« Un concordat existe, et il a, ce me semble, le caractère d'une » convention internationale. » (Page 65.)

Est-ce de la nation française et de la nation italienne simplement que l'auteur veut parler?

Nous croyons avoir suffisamment démontré ce que nous nous étions proposé d'établir, savoir, que l'auteur de l'opuscule détruit par ses principes la notion même de l'Eglise, en même temps qu'il asservit l'Eglise catholique, confondue avec tous les cultes faux, au despotisme de l'Etat. Nous aurions à relever encore bien d'autres erreurs; mais il nous suffit, pour notre but, d'avoir signalé celles qui nous ont paru les plus graves et les plus dangereuses. Dieu veuille ouvrir les yeux à leur auteur, et l'amener à en faire une rétractation publique !

A l'appui de ce qui a été dit, page 85.

Extrait de la Théodicée comparée (note A), sur l'archétype du monde.

M. l'abbé Bautain, tout en partant d'un autre point de vue que M. Maret, paraît soutenir la même erreur. Après avoir rapporté le verset 2 du chapitre VII de la Sagesse, cet auteur fait là dessus les réflexions suivantes : « Il est clair qu'il est question ici d'une créature, de la première, de la plus divine, de la plus universelle des créatures, mais cependant créature, si noble, si divine qu'elle

soit cette sagesse, objet de l'amour du vrai philosophe, serait

donc l'effet primitif, pur et universel de la manifestation de Dieu extra se. C'est elle que saint Paul désigne, quand il dit que ce qui était invisible en Dieu est devenu visible depuis la création du monde. Ce n'est point l'Etre-Dieu, la substance-Dieu, Dieu dans son absolue séité qui serait devenu visible par la création. C'est Vidée divine, posée par la puissance divine, qui est devenue

visible à toute créature intelligente, faisant partie intégrante de l'univers. C'est dans cette idée divine, dans cette forme universelle, dans le contenant de tout ce qui existe personnellement ou individuellement, dans cette immensité enfin, que nous vivons, que nous respirons, que nous nous mouvons et que nous sommes. Mais si la sagesse est l'idée de Dieu manifestée hors de lui, si elle est l'immensité embrassant tout, et atteignant tout avec force dune extrémité à l'autre, il suit que limage de cette existence divine dans l'intelligence humaine, le type de ce prototype sera l'idée la plus vaste et la plus féconde que la créature puisse concevoir, l'idée vraiment philosophique et mère de la science, puisque son idéal ou la sagesse renferme tout objet de science. Ainsi la sagesse, idée divine posée par le Verbe, devient l'idéal de la créature intelligente; et le type de cet idéal dans l'entendement humain devient pour lui la source de la science. A cette Sophia de Pythagore, sagesse divine ou manifestation positive de la puissance créatrice, beauté éternelle selon Platon, mère universelle suivant Plotin , et objet mystérieux de l'amour de tous , quelques philosophes de nos jours ont substitué ce qu'ils appellent la raison universelle. » (Bautain, Psycol. expêrim., t. 4, p. 50.)

A l'appui de ce qui a été dit, pag. 31 et 157.

Nous ne croyons pas violer le secret des lettres en publiant quelques-unes de celles que nous ont fait l'honneur de nous écrire, sur la matière dont il s'agit dans cet opuscule, deux personnages éminents, l'un par sa dignité de prince de l'Eglise comme par les travaux de sa vie apostolique, l'autre par sa science, son éloquence et sa piété, et dont la perte récente couvre de deuil en particulier l'Eglise de Paris. Ces lettres serviront d'ailleurs à éclaircir de plus en plus l'importante question que nous avons traitée. Pour en faciliter l'intelligence, nous croyons devoir donner d'abord celles, de notre part, qui les ont provoquées.

Lettre à Sa Grandeur Monseigneur l'Archevêque de Toulouse, à l'occasion de son Mandement de Carême dirigé contre la doctrine de M. Gatien-Arnoult.

Mars 1842. Monseigneur ,

En rendant l'hommage le plus sincère comme le plus respectueux à la pureté incontestable des intentions de Sa Grandeur, à l'ardeur infatigable de son zèle et au courage apostolique avec lequel elle a flétri les monstrueuses doctrines de M. Gatien- Arnoult, doctrines qui du reste ne me sont connues que par la

PIÈCES JUSTIFICATIVES. i

Dû

voie de la presse quotidienne, je ne puis voir qu'avec la plus vive douleur la force de ses pn rôles singulièrement atténuée par certains passages de son Mandement, où, pour combattre le rationalisme, elle emploie, qu'Elle me pardonne de le lui dire, des armes propres à favoriser le rationalisme lui-même, ou du moins le protestantisme, qui en est le père.

Si je me permets cette pénible observation, Monseigneur, que Sa Grandeur veuille bien ne l'imputer qu'à la nécessité qui me semble m'être imposée de relever devant elle des inexactitudes d'expressions, à mon avis d'autant plus dangereuses, qu'elles sont tombées de plus haut ou échappées à une bouche plus auguste.

Voici au surplus, Monseigneur, la partie de ce Mandement que vous me pardonnerez de vous signaler, en me soumettant d'avance tout le premier au jugement que Votre Grandeur en portera.

« Quant aux vérités révélées, » dit le Mandement en question, « tous les droits de la raison se bornent à peser les preuves du » fait de la révélation, etc. »

La pensée de Sa Grandeur serait aussi la mienne, si elle voulait seulement ajouter ces mots, qui en feraient le complément : Tant que ces preuves ne lui sont pas présentées par une autorité infaillible.

Me pardonnerez-vous , Monseigneur, de vous dire qu'il n'y a pas un seul protestant, s'il ne va jusqu'au déisme, qui ne souscrive volontiers à tout ce paragraphe de Votre Mandement, tel exactement que je viens de le reproduire? En effet, Monseigneur, les hérétiques eux-mêmes n'attribuent pas à la raison d'autres droits que celui de peser les preuves du fait de la révélation, et ce fait constaté, ils admettent comme nous l'obligation de croire, même sans les comprendre, les vérités révélées.

Ils reconnaissent de plus, qu'alors même que cette raison si vantée est convaincue par ses propres lumières du fait de la révélation, elle n'est point encore à l'abri de l'hésitation et du doute, à moins que la grâce divine, dont ils confessent aussi la nécessité, ne vienne donner a sa conviction cette fermeté inébranlable de la foi, qu'un incrédule du dernier siècle ne savait expliquer qu'en disant que c'était un sixième sens.

En deux mots , Monseigneur, les protestants soutiennent qu'ils ont le droit individuel de peser les preuves du fait de la révélation, même après la proposition de l'Eglise, et que la conviction particulière qui résulte pour chacun d'eux de cet examen leur suffit, avec l'aide de la grâce, pour donner à leur foi une fermeté inébranlable.

Ne serait-il pas déjà bien fâcheux , Monseigneur, que Sa Grandeur n'eût rien affirmé ici touchant les droits de la raison humaine, en matière de foi divine, que ce qu'affirment de grand cœur les ennemis les plus déclarés de l'Eglise catholique?

Aussi ne va-t-il pas être difficile, ce me semble, de démontrer que la proposition extraite du Mandement, dans les termes que je vu. 13

viens de rapporter, est en principe, telle qu'elle est conçue, l'erreur fondamentale du protestantisme même.

Quel est en effet le fondement de cette erreur? Ce n'est pas, on le sait bien, de rejeter les mystères, ou de refuser de les croire avant de les comprendre, puisque nos frères séparés ont toujours fait profession jusqu'ici d'admettre , avec nous autres catholiques, plusieurs des mystères de la religion chrétienne, sans avoir plus que nous-mêmes l'absurde prétention d'en pénétrer l'essence ou d'en sonder la profondeur. Mais leur hérésie fondamentale consiste précisément (je demande mille pardons à Sa Grandeur de prendre devant elle un ton qui me convient si peu), l'hérésie fondamentale du protestantisme consiste précisément à soumettre les preuves du fait de la révélation, et de chaque vérité révélée, au tribunal de la raison individuelle; comme le Mandement dont il s'agit , puisque j'ai usurpé une fois la liberté de le dire , lui en accorde aussi le droit , du moins quant au fait général de la révélation ; car je me plais à reconnaître qu'il en va tout autrement pour ce qui concerne l'examen de chaque vérité révélée en particulier.

11 est vrai, comme je viens d'en faire -'aveu, que les protestants donnent à leur principe beaucoup plus d'extension que Sa Grandeur n'en donne au sieti, puisqu'on s'obstinant à repousser la divine autorité de l'Eglise, ils sont réduits, sous peine d'inconséquence, à discuter péniblement Tune après l'autre chacune des vérités révélées ; au lieu que celui qui s'attacherait précisément au principe admis par Sa G:andeur, après s'être convaincu par ses ■propres lumières de la divine autorité de l'Eglise romaine, trouverait plus court et tout à la fois plus sûr de s'en rapporter désormais à cette divine autorité pour la discussion particulière de chaque dogme révélé; mais toujours demeure-t-il prouvé à mes yeux que la conformité est exacte, quant au point de départ, entre la méthode que prétendent suivre nos adversaires et celle qu'autorise le passage allégué.

Ainsi donc , Monseigneur, selon Sa Grandeur comme selon nos prétendus réformés, la raison de chaque individu serait juge en dernier ressort de ce qu'il faudrait admettre ou rejeter en matière* de révélation. Suivant les protestants, c'est un juge inamovible qui ne cède sa place à aucun autre dont il consente à reconnaître la supériorité ; suivant le Mandement de Sa Grandeur, ce ne serait qu'un juge temporaire , qui devrait chercher à se convaincre par ses propres lumières de l'insuffisance de ses propres lumières, et se choisir à lui-même, après un mûr examen, un successeur à perpétuité, qui serait l'Eglise. Mais encore faudrait-il que le tribunal de cette dernière s'élevât sur les fondements, bien mieux que sur les débris de cette même raison humaine, dont on aurait une fois consenti à admettre la souveraine indépendance.

Or, de ce que la raison de chaque homme serait au fond le juge suprême des controverses relatives à de tels objets, il suivrait

logiquement que chaque intelligence serait, dans cet ordre de choses, radicalement indépendante de toutes les autres intelligences, et que l'anarchie la plus complète entre les esprits aurait dû être l'état primitif, je ne dis pas de la société religieuse, qui ne subsisterait plus dès-lors, mais de l'agglomération humaine, quelle qu'on puisse la concevoir.

Car, que Sa Grandeur me permette de le Lui faire remarquer ici, le droit de peser les preuves du fait de la révélation appartiendrait à la raison de chaque individu, non pas seulement pour notre état actuel, où Dieu ne nous parle pas immédiatement p?r luimême, et ne nous manifeste plus ses volontés, ordinairement du moins, que par la tradition; mais un droit semblable aurait existé pour ceux aussi, tels que les apôtres ou les anciens patriarches, qui ont pu se trouver en rapport immédiat avec Dieu lui-même.

Ceux-ci, avant de se soumettre, auraient été pareillement autorisés à examiner avec leur raison si c'était l'Être souverain qui leur parlait, ou s'ils n'étaient pas le jouet de quelque illusion mensongère; comme si ce grand Dieu, par le mode même des révélations dont il les favorisait, ou par les signes éclatants qu'il jugeait à propos de faire briller à leurs yeux, n'avait pas eu en sa puissance de justes moyens de leur commander tout d'abord la foi, en leur rendant tout examen superflu, pour ne pas dire criminel.

Mais ce que nous soutenons ici , ce me semble, avec tant d'évidence pour tous les cas où Dieu s'est immédiatement fait connaître, ne me paraît pas moins applicable à notre état présent, où l'Eglise est restée dépositaire des vérités révélées. Dieu, pour me servir ici de la belle expression de l'Aigle de Meaux, a mis sa marque dans son Eglise, ouvrage le plus parfait de sa sagesse, et à cette marque il la fait reconnaître à ses enfants avant tous les doutes et toutes les opinions; comme toutes les fois que dans les temps anciens il lui plaisait de se communiquer lui-même, il mettait sa marque dans les signes merveilleux qu'il faisait agir à son gré, pour parler aux sens et au cœur tout à la fois des personnages privilégiés à qui il octroyait l'honneur de ces faveurs singulières. Au lieu donc d'attribuer à chacun de nous le droit de peser les preuves du fait de la révélation avant d'y croire, c'est-àdire de mettre dans la balance de notre raison individuelle, d'un côté les antiques monuments de ces faits si graves, et de l'autre, sans doute, les difficultés toujours renaissantes qu'on y oppose (4), et d'écraser presque immanquablement cette faible raison, en lui imposant une charge au-dessus de ses forces, que ne nous jetons- nous plutôt nous-mêmes, avec l'aide de Dieu, dans l'un des plateaux de la balance de l'éternelle Vérité ou de l'éternelle

(1) Voir sur ce sujet une lettre remarquable du célèbre comte de Maistre, publiée dans les Jnnales de philosophie chrétienne, numéro île décembre 1857, page 445.

Justice? et considérant alors l'autorité de l'Eglise, placée dans l'autre plateau par son divin fondateur, nous nous verrons, si légers que nous sommes en comparaison de ce poids immense, soulevés de dessus la terre et élevés jusque dans les cieux.

En priant Sa Grandeur d'accepter l'hommage de mon plus profond respect et de mes sentiments les plus dévoués , je me jette à ses pieds pour obtenir, avec mon pardon , la bénédiction apostolique, Monseigneur, de Sa Grandeur, le très-humble et trèsobéissant serviteur,

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