‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des Pères (volume 3)Chapitre 37 sur 88 · DE LA TRANSMISSION DU PÉCHÉ D'ADAM A SA POSTÉRITÉ · texte numérisé non relu

DE LA TRANSMISSION DU PÉCHÉ D'ADAM A SA POSTÉRITÉ

« La prévarication d'Adam n'a pas été préjudiciable à lui seul, mais elle l'a été aussi à sa postérité et à sa race tout entière : ce n'est pas en effet pour lui seulement, mais c'est encore pour nous qu'il a perdu l'état de sainteté et de justice, et que souillé par son péché de désobéissance, il a transmis à tout le genre humain, avec la mort et les autres afflictions corporelles, le péché qui est à son tour la mort de l'âme. C'est ce que confirme l'Apôtre par ces paroles : Le péché est entré dans le inonde par un seul homme, et la mort par le péché; et ainsi la mort est passée à tous les hommes par ce seul homme, en qui tous ont péché. » Concile de Trente, session V, canon 2.

« Le péché d'Adam, qui est un dans son origine, et qui cependant, en se transmettant à tous ses descendants par voie de propagation, et non pas simplement par voie d'imitation, devient propre à chacun de nous, doit nécessairement être expié par quelque remède, pour n'être pas un obstacle à la vie éternelle que nous voudrions obtenir. » Ibidem, c. 3. Car « tous les hommes étant devenus impurs par ce péché, et, comme dit l'Apôtre, enfants de colère par le fait même de leur naissance, se trouvent tous par cela seul esclaves du péché, du démon et de la

(1) Cf. La Cité de Dim9 trad. de Moreau, t. II, p. 332-334.

mort. » Ibid., sess. VI, cap. 4. « A l'exception toutefois de la sainte et immaculée vierge Marie, mère de Dieu, que notre intention n'est point de comprendre dans ce que nous disons ici du péché originel. » lbid.. sess. V, à la suite des canons de cette session.

TÉMOIGNAGES DE L'ÉCRITURE

I. Romains, V, 12-19 : « Car, comme le péché est entré dans le monde par un seul homme, et la mort par le péché, et qu'ainsi la mort est passée dans tous les hommes par ce seul homme en qui tous ont péché. — Car le péché a toujours été dans le monde jusqu'à la loi; néanmoins la loi n'étant point encore, le péché n'était pas imputé ; — cependant la mort a exercé son règne depuis Adam jusqu'à Moïse, même à l'égard de ceux qui n'ont pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, qui est la figure du futur. — Mais il n'en est pas de la grâce comme du péché ; car si par le péché d'un seul plusieurs sont morts, la miséricorde et le don de Dieu s'est répandu beaucoup plus abondamment sur plusieurs, par la grâce d'un seul homme, qui est Jésus-Christ. — Et il n'en est pas de ce don comme du péché : car nous avons été condamnés par le jugement de Dieu pour un seul péché, au lieu que nous sommes justifiés par la grâce après plusieurs péchés. — Si donc, à cause du péché d'un seul, la mort a régné par un seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l'abondance de la grâce et du don de la justice, régneront dans la vie par un seul, qui est Jésus-Christ. — Comme donc c'est par le péché d'un seul que tous sont tombés dans la condamnation, ainsi c'est par la justice d'un seul que tous les hommes reçoivent la justification de la vie. — Car, comme plusieurs sont devenus pécheurs par la désobéissance d'un seul, ainsi plusieurs seront rendus justes par l'obéissance d'un seul. »

2. 1 Corinthiens, XV, 21-22 : « Car, comme la mort est venue par un homme, la résurrection des morts doit venir aussi par un homme. — Et comme tous meurent en Adam, tous revivront aussi en Jésus-Christ. »

3. Ecclésiastique ; XXV, 33 : « La femme a été le principe du péché, et c'est par elle que nous mourons tous. »

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