‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des Pères (volume 3)Chapitre 79 sur 88 · S. Augustin, Enchirid. ad Laurentium, c. 107 (al · texte numérisé non relu

S. Augustin, Enchirid. ad Laurentium, c. 107 (al

(1) Cf. Traités choisis de saint Augustin, t. II, p. 61-62.

(2) Cf. Ibidem, t. Ier, p. 210-211.

n. 28 : « Il faut conclure des paroles de l'Apôtre (Rom., VI, 23), que les bons mérites de l'homme sont eux-mêmes des dons de Dieu ; et que, quand la vie éternelle est donnée aux justes en conséquence de leurs mérites, ce n'est autre chose qu'une grâce accordée en conséquence d'une autre grâce (1). »

31. Le même, Epist. CV (al. 194) ad Sixtum presbijterum : « De quels mérites pourra donc se prévaloir l'homme justifié, etc. )> Voir ce passage rapporté précédemment, article des bonnes œuvres, question II, témoignage 8, tome IV, page 297.

52. Le même, De gratiâ el liber o arbitrio, c. VI, n. 15 : « Quand les pélagiens disent que la grâce de la rémission des péchés est la seule qui ne soit pas donnée selon nos mérites, et que celle qui est donnée à la fin de notre course, c'est-à-dire la vie éternelle, n'est donnée qu'en conséquence des mérites qui ont précédé, voici ce qu'il faut leur répondre. Si, lorsqu'ils parlent de mérites, ils reconnaissaient que ces mérites sont des dons de Dieu, ce que nous venons de rapporter qu'ils soutiennent n'aurait rien de répréhensible ; mais comme , quand ils parlent de mérites, ils entendent des mérites que l'homme a de son propre fonds, l'apôtre saint Paul leur ferme la bouche par ces paroles : Qui est-ce qui vous discerne ? Qu-avez-vous que vous n'ayez reçu ? Et si vous avez reçu ce que vous avez, pourquoi vous en glorifiez-vous comme si vous ne V aviez pas reçu (I Cor., IV, 7) ? On a donc lieu de dire en toute vérité à quiconque pense de la sorte : Vous vous trompez; ce que Dieu couronne, ce sont ses dons. Il ne couronne pas vos mérites, si ce sont des mérites qui viennent de vous et dont il ne soit pas l'auteur; car de tels mérites sont mauvais, et Dieu ne les couronne pas. Si au contraire ces mérites sont bons , ce sont des dons de Dieu , puisque l'apôtre saint Jacques nous assure que tout bien excellent et tout don parfait vient d'en-haut, et descend du Père des lumières. C'est aussi ce qu'enseigne le saint Précurseur. U homme, dit-il, ne peut rien recevoir, si cela ne lui est donné du ciel (Jean, III, 27), de ce ciel d'où le Saint-Esprit est descendu depuis que Jésus-Christ y est monté, emmenant avec lui les captifs qu'il a délivrés, et répandant de là ses dons sur les hommes (Eph., IV, 8; Ps. XXXVII, 19) (2). »

(i) Cf. Traités choisis de saint Jugustin, t. II , p. 457. (2) Cf. Ibidem, t. Ier, p. 214.

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