Chapitre XIV. Des progrès de la justification, 597-ft0'i
Le renouvellement de l'homme nouveau, commencé au baptême, se perfectionne ensuite par les progrès que Ton fait dans les œuvres de justice— Il ne s'opère pas en un instant — mais par des progrès journaliers, 399-400 : S. Augustin.— Il commence par la rémission des péchés, et se perfectionne ensuite de plus en plus — Saint Paul lui-même avouait qu'il lui restait du chemin à faire — Ce renouvellement commence au baptême, 400-401 : le même. — Celui qui est déjà juste doit travailler à devenir meilleur— Le progrès qu'il fait n'a pas lieu dans son baptême, mais depuis son baptême — Le baptême en est la première cause — Chacun de nous doit croître et profiter de jour en jour, 402-403 : le même.— La vie présente est pour nous comme une route où il nous faut continuellement avancer, 402-403 : S. Fulgence. — Celui qui ne veut pas devenir meilleur | qu'il n'est cesse dès-lors d'être bon, 403-404 : S. Bernard. — Erreur des Bégards et des Béguines condamnée , 404 : le concile de Vienne.
Chapitre XV. De l'observation des commandements de Dieu, et delà nécessité ainsi que de la possibilité de les observer, 404-435.
Obligation pour les chrétiens d'observer les commandements fondée sur la prescription de Jésus-Christ même, 410 : S. Jérôme. — Ce qu'il exige de nous, c'est que nous observions tous ses préceptes, 410: Théophylacte. — Les préceptes moraux de l'ancienne loi regardent aussi les chrétiens, 411: S. Augustin. — Il faut obéir à Dieu, si nous prétendons qu'il nous récompense, 411-412 : S. Cyprien. — Ceux mêmes qui auront cru en Jésus-Christ seront condamnés, si la conduite de leur vie ne répond pas à la sainteté de leur foi, 412-413 : S. Chrysostôme. — Erreur des Bégards et des Béguines condamnée, 413 : le concile de Vienne. — C'est blasphémer, que de prétendre que Dieu a fait à l'homme des commandements impossibles à observer, 413 : S. Jérôme.— Dieu nous avertit de faire ce que nous pouvons, et de lui demander ce que nous ne pouvons pas — L'homme peut toujours, avec l'aide de Dieu, s'abstenir du péché , s'il le veut, 414 : S. Augustin. — Dieu ne commande point l'impossible — Beaucoup même ont la force de faire au-delà de ce qui leur est commandé, 414-416 : S. Chrysostôme. — S'il y a de la difficulté dans l'observation des commandements de Dieu, sa grâce nous aide à la surmonter, 416-417 : S. Léon. — Plus nous accepterons pleinement le joug du Seigneur, plus nous le trouverons léger, 417 : S. Bernard. — L'amour qu'on porte au législateur rend facile l'observation de sa loi, 417-418: S. Chrysostôme. — Il n'est aucun de nous qui ne puisse avoir la charité avec l'aide de Dieu — Dieu n'a pu rien commander d'impossible — L'amour donne au juste la force d'accomplir la loi, 418-419 : S. Augustin. — Les justes eux-mêmes peuvent tous les jours tomber dans quelques péchés— Comme nos offenses sont journalières, nous devons aussi recourir journellement au pardon — On n'est point exempt en cette vie de commettre des péchés véniels , 419-420 : le même. — Les chutes mêmes que font les justes sont en quelque sorte ce qui les affermit dans le bien, 420 : S. Grégoire. — Une faiblesse passagère ne fait pas perdre l'état de justice, 420-421 : Bède. — C'est pour eux-mêmes que les justes disent à Dieu, Pardonnez-nous nos péchés — et ils le disent avec vérité, 421-422 : le concile de Milève. — Dieu n'abandonne aucun pécheur, qu'il n'en soit auparavant abandonné, 422 : S. Augustin. — Ce n'est pas Dieu qui s'oppose à ce que celui qui l'abandonne persévère plutôt dans le bien, 422-423 : S. Prosper.— Nous
devons glorifier Dieu par nos œuvres comme par notre foi — Il ne suffit pas pour être sauvé d'avoir la foi— On doit vivre d'une manière conforme à sa croyance, 423-424 : S. Chrysostôme. — La foi ne sert de rien, si la vie n'est pure et régulière, 425-426 : le même.— Quels sont les véritables fidèles— A la foi qu'on professe il faut joindre la vie de la foi, 426-428 : S. Grégoire. — Les bonnes œuvres sont nécessaires à ceux qui ont la foi comme aux autres, 428 : S. Augustin. — Il ne nous suffira pas d'être comptés parmi les branches dont Jésus-Christ est le cep, 428-429 : S. Cyrille d'Alexandrie. — C'est être impie que de n'attendre de ses bonnes œuvres qu'une félicité terrestre — Il faut agir en vue de la vie éternelle, 430-432 : S. Augustin. — La couronne ne s'obtient que par la victoire — C'est en confessant le nom de Jésus-Christ qu'on parvient à sa gloire, 432-433 : S. Cyprien. — Plus le combat se prolonge, plus la couronne sera éclatante — Le vainqueur remportera pour couronne la vie éternelle, 435 : le même. — La foi obtient ses couronnes par l'épreuve qu'elle soutient dans les persécutions — L'immortalité s'achète par la mort, 433-434 : le même.
Chapitre XVI. Combien on doit se donner de garde de présumer témérairement qu'on est prédestiné, 435-445.
Plusieurs même des plus parfaits se perdent après nombre d'années passées dans les exercices de la vertu— D'autres, après avoir perdu dans le désordre leur vie entière, changent tout-à-coup au moment de la mort — Que personne ne se glorifie, que personne ne se désespère— Personne, même parmi les fidèles, n'est assuré d'être du nombre des prédestinés — Ceux mêmes qui courent avec ardeur dans la voie doivent se tenir toujours dans la crainte, 436-437 : S. Augustin. — La prédestination divine, incertaine pour nous, est immuablement certaine pour Dieu, 437 : S. Prosper. — Nous savons que nous sommes du nombre des appelés, mais nous ne savons pas si nous sommes du nombre des élus , 437-438 : S. Grégoire. — Notre incertitude au sujet de notre élection est certaine, 438 : S. Bernard. — Une des erreurs de Jovinien consistait à soutenir qu'on ne peut plus pécher quand une fois on a reçu le baptême , 439 : S. Augustin. — On peut pécher même après qu'on a reçu le baptême, 439-441 : S. Jérôme. — On peut retomber dans le péché par sa propre volonté après avoir été régénéré par le don de la grâce— La persévérance est un don de Dieu — C'est par notre propre volonté que nous pouvons passer du bien au mal — La persévérance est la seule chose qu'on ne puisse perdre quand une fois on l'a obtenue — Les hommes même spirituels peuvent succomber à la tentation de pécher, 441-442 : S. Augustin. —Si l'on tombe dans le dérèglement, on ne peut pas en faire le reproche à Dieu, 442-443 : S. Prosper.— Quelques-uns perdent la foi, et par conséquent aussi la charité — Tous ceux qui ont la charité ne persévèrent pas pour cela dans la charité, 443-444 : S. Bernard. — Une fois purifié, on peut déchoir de cet heureux état, 444 : S. Cyrille d'Alexandrie.