‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 116 sur 139 · Hébreux, VI, 18-19 : « Nous avons mis notre refuge dans · texte numérisé non relu

Hébreux, VI, 18-19 : « Nous avons mis notre refuge dans

benè beateque vivendum sufficere minime possunt. Unde à Joanne dictum est : Qui

nondiligit manet in morte, quamvis in- possunt.

torim credat ac speret ille, ut fatuae virgines in Evangelio nobis exemplo esse

l'espérance qui nous est offerte , — qui sert à notre âme comme d'une ancre ferme et assurée , et qui nous fait pénétrer par anticipation jusqu'au dedans du voile, etc. »

8. I Jean, III, 14 : « Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. »

9. Matthieu, XXV, 11-12 : « Enfin les autres vierges vinrent aussi , et lui dirent : Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous. — Mais il leur répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas. »

TÉMOIGNAGES DE LA TRADITION

1. Prosper, évéque de Riez (1), lib. IHdevitâ contemplativâ , c. 13 : a La charité est, selon moi, une volonté droite, unie inséparablement à Dieu , et détachée par conséquent de toutes les choses terrestres et périssables , embrasée du feu de l'Esprit-Saint, qui en est le principe comme il en est la fin ; exempte de toute souillure, pure de toute corruption, incapable de changement, élevée au-dessus de tout ce qui peut exciter l'amour charnel ; puissante plus que tous les autres sentiments de l'âme, sans autre ambition que de voir Dieu, invincible à toutes les résistances , elle met le sceau aux actions vertueuses , elle est la sauvegarde des mœurs , la fin de tous les commandements divins ; elle donne la mort à tous les vices , et la vie à toutes les vertus ; elle est la force des combattants , la palme des vainqueurs ; elle inspire les âmes saintes, produit leurs mérites , et fait leur récompense. Elle ressuscite ceux à qui le péché a donné la mort , rétablit en pleine vigueur ceux qui sont languissants , rend la santé aux malades , l'espérance aux désespérés , et habite dans les âmes auxquelles elle a rendu la paix : le retour à Dieu est son ouvrage, l'avancement dans la vertu fait sa joie, la persévérance sa gloire, le martyre sa victoire, et son influence s'étend sur tous les fidèles : la foi en est le germe , l'espérance en est le prélude ; elle fait son profit des progrès de tous , donne la vie à tout ce qui se fait de bien ; elle rend l'obéissance prompte , la patience invincible, le sentiment religieux supérieur à tous les attraits de la chair : sans elle personne n'a jamais plu à Dieu , avec elle personne n'a pu ni ne pourra pécher. Telles sont les qualités de la

vraie et parfaite charité , que l'Apôtre appelle la voie qui l'em-

(t) Ou plutôt Julien Pomère, prêtre d'Arles, le même qui enseigna la rhétorique à saint Césaire, et qui est le véritable auteur des trois livres de la Vie contemplative. — Voir Nat. Alex. Hist. eccles., F scec, c. IV, art. XXIV, édition de Venise , et la note de Mansi qui y fait suite, U 16

porte en excellence sur toutes les autres (I Cor., XII, 51). Elle est en effet la véritable voie qu'il faut suivre pour parvenir à la céleste patrie ; et de môme qu'on ne saurait arriver à un terme sans suivre la voie qui y conduit , de même sans la charité , qui est appelée une voie , les hommes ne peuvent que s'égarer , au lieu d'avancer vers leur terme. »

2. Le même, ibidem, c. 15 : a Donc, si nous pratiquons la charité, tant à l'égard de Dieu qu'à l'égard du prochain, avec un cœur pur, une conscience droite et une foi sincère (I Tim., 1, 5) , nous résisterons sans peine au péché , nous abonderons en toute sorte de bonnes œuvres, nous mépriserons les vains attraits du siècle , et nous nous porterons même avec plaisir à tout ce que la fragilité humaine envisage comme ce qu'il peut y avoir de plus difficile ou de plus rebutant , supposé toujours que nous aimions Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces (Deut., VI, Matt., XXII , Marc , XII , Luc , X) , de cette charité parfaite qui ne peut nous venir que de lui. Car on ne pèche jamais, qu'autant que l'amour de Dieu s'affaiblit en nous; si au contraire nous l'aimons de tout notre cœur , le péché ne nous offrira plus rien qui puisse nous engager à rentrer dans sa servitude. Et qu'est-ce qu'aimer Dieu , sinon nous attacher à lui , concevoir le désir de jouir de sa vue , en même temps que haïr le péché , nous détacher du monde, aimer aussi le prochain que Dieu veut que nous aimions pour l'amour de lui, observer l'ordre légitime dans cette affection elle-même , sans jamais en remuer ou en dépasser les bornes ? Ceux-là dépassent les bornes des affections légitimes ou les remuent, qui aiment le monde au lieu de le mépriser, ou qui cherchent plus qu'il ne faut le bien de leur corps , ou qui n'aiment pas le prochain comme eux-mêmes , ou qui n'aiment pas Dieu plus qu'eux-mêmes (1). Que ce soit un devoir pour nous de ne pas aimer le monde , c'est ce que Dieu lui-même a pris soin de nous apprendre par ces paroles de l'apôtre saint Jean : Gardez-vous bien d'aimer le monde (I Joan., II, 15). Quant à notre corps, comme il fait partie de nous-mêmes , nous devons l'aimer en ce sens , que nous sommes naturellement obligés de veiller à sa conservation et de le défendre des accidents , en même temps que de le soumettre à l'esprit et de le disposer ainsi à une vie immortelle et incorruptible; mais non pas en ce sens que nous lui permettrons d'amollir par ses dissolutions la vigueur de l'âme , d'en

(1) Voir là-dessus saint Augustin, de doctrine christianâ, lib. 1, c. 27.

ternir la pureté , et d'en dégrader la noblesse par ses grossiers instincts. Ensuite , nous aimerons notre prochain comme nousmêmes , si nous l'aimons non en vue de notre propre intérêt , ou à cause des services que nous en attendons ou que nous en avons reçus , ou à cause de son état de parenté ou d'alliance avec nous, mais simplement à raison de ce qu'il participe à notre propre nature : car ce ne serait pas l'aimer comme nousmêmes, que de l'aimer pour quelqu'un des autres n^ifs dont je viens de parler. En effet, ce n'est pas aimer sotir prochain comme soi-même , que de l'aimer comme son frère ou sa sœur, ou son père ou son fils , ou sa mère ou sa fille , ou sa nièce ou son neveu. Un amour de cette espèce n'est encore qu'un amour charnel ; et nous ne devons pas regarder comme notre prochain ceux-là seulement qui nous sont unis par les liens du sang ; mais nous devons considérer de même tous les hommes , qui participent, comme je l'ai dit, à notre nature. Que si nous aimions nos proches , quelque déréglés , dissolus , immoraux qu'ils fussent, plus que d'autres personnes qui mèneraient une sainte vie , mais qui nous seraient étrangères par le sang , cet amour que nous aurions pour les premiers de préférence aux seconds ne serait pas seulement charnel , mais il serait même grièvement coupable. Ainsi donc , nous aimerons notre prochain comme nous-mêmes , si nous sommes attentifs pour lui comme nous le serions pour nous à ce qu'il se conduise vertueusement et se procure la vie éternelle ; si nous nous affectons des fautes qu'il commet et des dangers qu'il court , comme si ces fautes ou ces dangers nous touchaient personnellement; si nous le soulageons dans ses besoins, comme nous voudrions être soulagés nous - mêmes ; si du moins nous en avons la volonté , quand la faculté, nous manque de le faire. C'est pourquoi la règle de l'amour du prochain , c'est précisément de lui vouloir le bien que nous nous voulons à nousmêmes , et de ne point lui vouloir le mal que nous ne voulons pas qui nous soit fait à nous-mêmes. Enfin, ceux-là aiment Dieu plus qu'ils ne s'aiment eux-mêmes , qui pour son amour ne ménagent rien de leurs intérêts temporels , s'exposent aux tribulations et aux dangers , font volontiers le sacrifice de leurs biens, des douceurs de la patrie , de la société de leurs parents , de leurs femmes et de leurs enfants , et pour tout dire , ne refusent pas même de mourir, aimant mieux perdre la vie du corps que d'être séparés de Dieu , la vie de leur vie. Tel est donc l'ordre que nous devons garder dans nos affections , suivant cet oracle

*bhk DE LA CHARITE.

de l'Esprit-Saint : // a ordonné en moi la charité (Cant., //,4); savoir, que , comme la chanté bien ordonnée demande que nous aimions Dieu par-dessus tout , nous aimions ensuite en lui et à cause de lui tout le reste de ce que nous devons aimer, autant qu'il nous ordonne de l'aimer. Car il nous ordonne d'aimer nos corps à cause de nous-mêmes, notre prochain comme nous-mêmes, ^t lui-même plus que nous-mêmes ; de manière sans doute à ce qu'il nous soit permis de nous affectionner plus particulièrement à ceux qui nous sont unis davantage par le commerce ordinaire de la vie , si leur réputation n'est pas mauvaise et que leur conduite soit louable ; mais de manière aussi à ce que nous nous réjouissions des avantages spirituels de tous comme si c'étaient les nôtres propres , et que nous nous affligions de leurs péchés comme s'ils nous étaient personnels. Le moyen donc pour nous d'être parfaits dans cette vie , c'est d'aimer Dieu parfaitement. Et ceux-là aiment Dieu parfaitement, qui, voulant ce que Dieu veut, et ne voulant rien de ce qu'il ne veut pas , refusent tout consentement aux péchés qui l'offensent , et s'attachent constamment à l'amour et à la pratique des vertus dont sa grâce les rend capables. Tout le bien que ces personnes peuvent accomplir, elles en remercient Dieu, qu'elles en regardent avec raison comme le premier auteur; tout le mal qu'il leur arrive de commettre , elles l'imputent à leur propre volonté ; tout le bien qu'il leur est impossible de faire , elles lui demandent sans cesse qu'il le leur rende possible ; et cette grâce obtenue, elles lui en sont reconnaissantes. Les biens dont elles se voient en possession , elles voudraient que les autres en eussent de même leur part, et étendant leur bienveillance jusqu'à leurs ennemis, elles voudraient qu'ils fussent tous ce qu'elles sont elles-mêmes. »

3. S. Augustin, in Ps. XLVII : « Essayez de comprendre quelle est la force de la charité. C'est une vertu que personne ne peut vaincre. C'est un feu que ni les agitations du siècle , ni les eaux des tribulations ne sauraient éteindre. C'est de la charité qu'il a été dit (Cant., VIII, 7) : Elle est forte comme la mort. Car de même qu'on ne saurait résister à la mort, quand une fois elle est venue ; que tous les remèdes, tous les moyens qu'on emploierait ne la feraient pas reculer , parce qu'après tout nous sommes nés mortels ; ainsi le monde ne peut rien contre l'effort impétueux de la charité. Au fond, cette similitude dont je me sers s'appuie sur la raison des contraires; car, tandis que la violence de la mort a pour effet de perdre, celle de la charité au contraire a pour effet

de sauver. Que dis-je ? la charité a fait que beaucoup sont morts au monde, afin de vivre pour Dieu. C'est cette charité qui embrasait les martyrs : je ne parle pas des faux martyrs , de ceux qui s'inspirent de la vaine gloire , de ceux à qui s'appliquent ces paroles : Quand j'aurais livré mon corps au feu pour ij être brûlé, si je n'ai pas la charité, tout ne me servira de rien (I Cor., XIII, 3), mais je parle de ces vrais martyrs , que le seul amour de Jésus- Christ et de la vérité dévouait aux souffrances. Que purent contre eux les cruautés de leurs persécuteurs ? Ils eussent cédé plutôt aux larmes de leurs parents qui s'affligeaient de les perdre , qu'aux fureurs de leurs ennemis qui demandaient leur mort. Combien de ces martyrs étaient suppliés par leurs propres enfants d'éviter le supplice ! Combien d'autres voyaient leurs épouses les conjurer à deux genoux de ne pas les laisser veuves ! Combien de parents se voyaient arrêtés sur le chemin du supplice par leurs enfants , comme nous le voyons dans les actes du martyre de sainte Perpétue ! Voilà ce qui s'est fait. Mais les larmes avaient beau couler ; comment auraient-elles pu éteindre l'ardeur de la charité ? C'est la force de la charité que figurait celle de Sion , dans ces paroles du Psalmiste (Ps. CXXI, 7) ; Que la paix soit dans ta force, et l'abondance dans tes tours; comme dans cet autre passage (Ps. XLVII, 15 et 14) : Racontez ces choses du haut de ses tours, appliquez-vous à considérer sa force. »

h. Le même , in Epist. B. Joannis Tract. V, sur ces paroles (I Joan., III, 10) : C'est en cela qu'on connaît ceux qui sont enfants de Dieu , et ceux qui sont enfants du diable ; tout homme qui n'est pas juste n'est point de Dieu , non plus que celui qui n'aime point son frère : « On voit tout de suite pourquoi l'Apôtre dit : Non plus que celui qui n'aime point son frère. La charité toute seule marque donc la distinction qui existe entre les enfants de Dieu et les enfants du diable. Que tous impriment sur eux le signe de la croix; que tous répondent, ainsi soit-il : que tous chantent, Alléluia ; que tous soient baptisés, entrent dans les églises ; qu'ils soient même , si l'on veut , les pierres dont elles sont bâties ; on ne les discernera comme enfants de Dieu d'avec les enfants du diable , qu'autant qu'ils auront la charité. Ceux qui ont la charité sont nés de Dieu ; ceux qui n'ont pas la charité ne sont pas nés de Dieu. Grande règle pour faire un juste discernement. Ayez tout ce que vous voudrez , s'il vous manque cela , tout le reste ne vous sert de rien. Si vous n'avez pas le reste, mais que cela ne vous manque pas , vous avez accompli la loi. Car celui qui

aime le prochain a par là-même accompli la loi, nous dit le grand Apôtre [Rom., XIII, 8); et encore (Ibid., 10) : La plénitude de la loi, c'est la charité. Sans doute que la charité est cette perle de prix, pour l'acquisition de laquelle celui qui l'a trouvée vend toutes ses autres possessions (Matt. , XIII , 46). Oui, cette perle précieuse c'est la charité , sans laquelle tout le reste que vous pourriez posséder ne vous servirait de rien , et qui seule pourrait vous suffire, quand même vous seriez privé de tout le reste. »

5. Le même, Enchirid. ad Laurent, c. 117 : a La charité, que l'Apôtre nous dit être plus grande que la foi et que l'espérance, rend celui qui la possède d'autant meilleur, qu'il se trouve la posséder à un plus haut degré. Et lorsqu'on demande de quelqu'un s'il est vertueux , on ne demande pas de lui ce qu'il croit ou ce qu'il espère, mais on demande ce qu'il aime. Car celui qui aime ce qu'il doit aimer, croit et espère sans contredit ce qu'il doit croire et espérer : celui au contraire qui n'aime pas, ne peut avoir qu'une foi vaine, quand même il ne croirait que ce qui est véritable ; qu'une espérance vaine , quand même il n'espérerait que ce qui se rapporte à la véritable félicité : à moins qu'il ne croie et n'espère que sa prière pourra lui obtenir ce qui lui manque encore , savoir d'aimer. »

6. Le même, Serm. 53 de tempore (1) : « La charité est comme la cime de toutes les vertus, le royaume promis, la plus haute récompense des saints dans le ciel , puisque , au milieu de la joie intarissable dont ils sont inondés , les saints n'ont rien de plus agréable , rien de plus doux que d'aimer Dieu parfaitement. Le voyant face à face, ils goûtent mieux le bonheur de l'aimer, et jouissent avec plus de délectation du souverain bien. La charité tient le premier rang parmi tous les commandements de Dieu , parce que sans elle , comme nous l'atteste l'apôtre saint Paul (I Cor. , XIII), rien ne saurait être agréable à Dieu ou utile à nousmêmes par rapport au salut, ni le martyre, ni la fuite du monde, ni l'abondance des aumônes. »

7. Le même, de Trinitate,lib. XV, c. 18 : « Aucun autre don de Dieu ne surpasse celui-ci en excellence. Lui seul marque la différence des enfants de Dieu d'avec les enfants du diable. On peut recevoir du Saint-Esprit d'autres dons que celui-là ; mais sans la charité, les autres ne servent de rien. A moins donc que

(1) Ce sermon n'est pas de saint Augustin. — Voir Noël- Alexandre , Uist. eccl., V sœc, c. IV.

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l'Esprit -Saint ne nous soit donné à un assez haut degré pour que nous aimions Dieu et le prochain, nous ne passerons point de la gauche à la droite de notre juge. L'Esprit-Saint lui-même n'est appelé don de Dieu , qu'à cause de la charité ; et si ce don nous manquait , nous aurions beau parler toutes les langues des hommes et le langage des anges , connaître tous les mystères , etc. , nous ne serions avec cela qu'un airain sonnant et une cymbale retentissante (ICor., XIII). Qu'il est donc grand ce bien , sans lequel tous les autres , quelque grands qu'ils soient , ne sauraient conduire à la vie éternelle ! tandis que ce bien même, je veux dire la charité, fût -il le seul dont nous fussions favorisés, quand nous n'aurions ni le don de prophétie, ni la connaissance approfondie des mystères, ni toute. autre science ; quand même , faute de moyens , ou par quelque autre obstacle, nous ne ferions aucune distribution aux pauvres ; quand même , faute d'occasion , nous ne livrerions pas notre corps aux flammes; ce bien seul, la charité, dis -je, suffirait pour nous faire mériter le royaume du ciel , et sans elle la foi elle-même y serait insuffisante. Sans la charité, il est vrai, la foi peut encore subsister ; mais elle ne saurait mériter de récompense (1). C'est pourquoi l'apôtre saint Paul a dit ces paroles ( Gai., F, 6) : En Jésus-Christ ni la circoncision 3 ni V 'incirconcision ne servent de rien; mais ce qui sert, c'est la foi, quand elle est animée de la charité; distinguant ainsi cette foi vive de la foi que les démons mêmes peuvent avoir, et qui les remplit de frayeur (Jac, II, 19). La charité donc qui vient de Dieu, et qui est Dieu, est à proprement parler le Saint-Esprit , par lequel , nous dit encore l'Apôtre (Rom., F, S), elle est répandue dans nos cœurs, en faisant de chacun de nous le temple de la Trinité entière. C'est pour cela que le Saint-Esprit, en même temps qu'il est Dieu, est appelé aussi avec beaucoup de justesse le don de Dieu. Et ce don, quel est-il à proprement parler , si ce n'est la charité qui nous conduit à Dieu , et sans laquelle tout autre don de Dieu ne saurait nous conduire à lui? »

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