‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 130 sur 139 · Le même, in Philotheo me in historiâ sanctorum Patrum · texte numérisé non relu

Le même, in Philotheo me in historiâ sanctorum Patrum

324 r>n DécAtomm,

vitâ prima, quœ est Jacobi Nisibensis: « J'ai besoin de ce secours» en ce moment où je me propose d'écrire la vie de ceux qui ont brillé par leurs vertus de notre temps même , ou du moins il n'y a que quelques années , et de les offrir pour règle à ceux qui voudront s'attacher à leurs exemples. Commençons donc par les invoquer, avant d'entrer en matière. » Il termine cette première narration par les paroles suivantes : « Après avoir rapporté de cet homme divin ce qu'on vient de lire , je passerai à une autre histoire, en le priant de m'accorder sa bénédiction. » In vitâ secundâ, quœ est Juliani Sabœ, in pue :.« Je m'arrête ici, pour passer à l'histoire d'un autre saint , en priant tous ces saints personnages de m'obtenir les grâces d'en haut par leur intercession. » In vitâ tertiâ, quœ est Martiani, in fine : « Puissent tous ces saints m'obtenir par leur intercession le secours de Dieu. » In vitâ quartâ, quœ est Eusebii /in fine : « Ajoutons l'utilité qui nous reviendra d'obtenir par nos prières la bénédiction de ces grands hommes. » In fine quintœ vitœ , quœ est Publii : « Je suis pleinement convaincu, que si je leur rends témoignage devant les hommes , ils rendront témoignage de moi devant le Dieu de l'univers. » In cake vitœ sextœ, quœ est Simeonis Prisci : « Je le prie maintenant de m'accorder l'intercession qui est en son pouvoir, et j'ai la confiance qu'il ne me la refusera pas. Car il imitera sans doute la bonté de Dieu , en accordant tout à ma prière. » In vitâ septimâ, quœ est Palladii : « Puisse -je obtenir leur secours, après avoir consacré ma langue à célébrer leur mémoire ! » In octavâ , quœ est Aphraatis : « Je demande aussi qu'il veuille bien m'accorder le secours de son intercession. » In vitâ nonâ, quœ est Pétri : « Je finirai ici ma narration , en lui demandant une bénédiction semblable à celle qu'il m'a accordée plus d'une fois de son vivant. » In undecimâ, quœ est Romani : « Après avoir reçu la bénédiction de celui-ci , je passerai au récit des combats d'autres athlètes. » Invita duodecimâ, quœ est Zenonis : « Après l'avoir prié d'intercéder pour moi auprès du Seigneur, je vais passer à un autre récit. » In decimâ quartâ, quœ est Mœsymœ : « Puissé-je, à l'aide de ses prières , parvenir à l'imiter au moins en quelque chose ! » In decimâ quintâ , quœ est Acepsemœ : « Instruits déjà par ses paroles et par les faits de sa vie , puissionsnous encore être aidés de ses prières , pour nous rendre dignes de notre céleste vocation en Jésus-Christ Notre-Seigneur. » In decimâ octavâ, quœ est alterius Eusebii : « Je le prie de m'accorder la même bénédiction que je recevais de lui de son vivant. Car je

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suis persuadé qu'il est vivant devant Dieu , et que sa confiance auprès de lui n'en est que plus entière. » In Vitâ vigesimâ, quœ est Maris : « Après lui avoir demandé le secours de ses prières , je vais mettre fin à ce récit. » In vigesimâ prima , quœ est Jacobi alterias : « Qu'il soutienne et fortifie notre faiblesse par ses prières, afin que reprenant sur nos ennemis les avantages que nous leur avons laissé prendre sur nous , nous sortions vainqueurs de la carrière de cette vie présente. » In vigesimâ septimâ Baradati : « Puissé-je , soutenu de leurs prières , atteindre cette montagne, la gravir peu à peu , et parvenir au bonheur de jouir de leur société! )> In vigesimâ octavâ Thalelœi : « Puissent ces saints martyrs nous obtenir par leur intercession, que nous nous adonnions avec ardeur à l'étude de cette sage philosophie ! » In trigesimâ et ultimâ, quœ est Domninœ : « Je conjure ceux dont je viens d'écrire la vie , de ne pas m' abandonner, quelque loin que je sois encore de mériter d'être admis à leur société sainte ; mais qu'ils m'attirent plutôt à eux , qu'ils me fassent atteindre les célestes hauteurs , qu'ils me donnent enfin la force de me joindre à eux , pour que, non content de célébrer dans les autres les richesses de la grâce , je participe moi-même à ces richesses , en glorifiant par mes œuvres comme par mes discours le Sauveur de tous. »

34. Prudence, in libro qui inscribitur «rspi <rre<pàv<ov, sive de coronis, hymno Is in Hemiterium et Chelidonium Calaguritanos : « Aujourd'hui les habitants de ces contrées visitent les lieux sanctifiés par le sang de ces deux martyrs , en leur adressant , avec leurs offrandes , leurs prières et leurs vœux. Les étrangers s'y rendent aussi de tous les coins de l'univers : car toute la terre sait maintenant qu'ils sont les protecteurs du monde , et qu'il est utile d'invoquer leur appui. Personne ici n'a élevé en vain vers eux des mains innocentes ; tout suppliant sort de ces lieux content de se voir exaucé , et assuré d'avoir obtenu tout ce qu'il a demandé de raisonnable. Telle est la sollicitude de ces martyrs pour ceux qu'ils voient exposés ici-bas à tant de périls , qu'ils s'empressent de porter à l'Eternel les vœux que leur adresse le dernier des hommes , et les grâces aussitôt descendent du ciel avec abondance, de manière à suffire à tous les besoins. Le Christ n'a jamais rien refusé à ceux qui lui ont rendu sur la terre un témoignage si généreux. »

Le même , ibidem , hymno II in divan Laurentium , sub finem : « La joie que font éclater les Romains, dont vous ne vous lassez pas d'exaucer les prières .attestent la puissance de

votre crédit , la faveur dont vous jouissez. Ce que chacun vous demande avec humilité , il est assuré de l'obtenir : il suffit de vous exposer son besoin, pour sortir aussitôt exaucé. Il semble que vous soyez toujours présent parmi nous , et qu'ayant pour' les Romains un amour de père, vous les portiez continuellement dans votre cœur. 0 vous qui êtes la gloire du Christ , exaucez de même un pauvre poète de province qui vous confesse ses crimes , et vous fait l'aveu de sa propre indignité. Oui, je le reconnais , je ne mérite pas que le Christ m'exauce en personne ; mais je puis obtenir, par les martyrs qui intercéderont pour moi, le remède à tous mes maux. Ecoutez la prière que vous fait Prudence , ce justiciable du Christ , et rompez ces liens du siècle qui le tiennent attaché à son corps (1). »

Le même, hymno III ejusdem libri in Eulaliam virginem Lusitanam : « Jeunes garçons et jeunes filles , apportez-lui vos bouquets de fleurs ; pour moi , je n'ai pas d'autres guirlandes à lui présenter que ces quelques dactyles de peu de prix , il est vrai, mais pourtant accommodés à la fête. Ainsi me convient-il d'honorer ces ossements , et l'autel où ils sont déposés ; la sainte qui y repose aux pieds de son Dieu , voit cet hommage que je

(1) « Quse sit potestas crédita, Et muneris quantum datum, Probant Quiritum gaudia, Quibus rogatus annuis.

» Quod quisque supplex postulat , Fert impetratum prospéré ; Poscunt, litantur, indicant, Et tristis haud ullus redit.

» Ceu praestô semper adsies , Tuosque alumnos urbicos Lactante complexus sinu Paterno amore nutrias.

» Hos inter, ô Christi decus, Audi poetam rusticum, Cordis fatentem crimina , Et facta prodentem sua.

» Indignus agnosco et scio, Quem Christus ipse exaudiat; Sed per patronos martyres Potest medelam consequi.

» Audi benignus supplicem Christi reum Prudentium, Et servientem corpori , Absolve vinclis sscculi. »

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m'efforce de lui rendre , et mes chants l'engageront , je l'espère, à venir en aide à son peuple (2). »

Le même , hymno IV in decem et octo Cœsaraugustanos : « Tous ces martyrs qui reposent sous l'autel éternel , demandent grâce pour tous nos péchés , et protègent ainsi la noble ville qui leur a donné le jour. Lavons de nos larmes ces arbres qui recouvrent notre espérance, et que j'obtienne ainsi la délivrance de mes funestes liens. Belle et grande ville (Saragosse), viens toute entière te prosterner avec moi près de ces tombeaux : toute entière aussi tu accompagneras , s'il plaît à Dieu , au jour de la résurrection générale , ces corps réunis à leurs âmes (3) . »

Le même , hymno V in Vincentium Cœsaraugustanum : « Ecoule maintenant nos humbles prières , pour plaider avec succès la cause de notre pardon au tribunal de Dieu. Par toi, par cette prison même dont l'ignominie a fait ta gloire , par ces liens , ces brasiers , ces crocs de fer, par ce poteau où tu as été attaché , par ces têts d'argile qui t'ont procuré une victoire de plus , par ce lit où tes membres ont été étendus et que nous baisons avec orgueil ; sois propice à nos prières , pour que le Christ attendri prête l'oreille à son peuple et ne le punisse pas comme le méritent ses crimes. Si notre cœur comme notre bouche te rend un juste hommage dans ce jour solennel , si tes

(2) « Ista comantibus è foliis Munera , virgo puerque , date ; Ast ego serta choro in medio Texta feram pede dactylico , Vilia, marcida, festa tamen.

» Sic venerarier ossa libet , Ossibus altar et impositum :

111a Dei sita sub pedibus Prospicit hsec , populosque suos Carminé propitiata fovet. »

(3) « Hœc sub al tari sita sempiterno, Lapsibus nostris veniam precatur Turba, quam servat procerum creatrix

Purpureorum.

» Nos pio fletu , date , perluamus Marmorum sulcos , quibus est operta Spes, ut absolvam retinaculorum Vincla meorum.

» Sterne te totam generosa sanctis , Civitas , mecum tumulis : deinde Mox resurgenteis animas , et artus Tola sequeris. *

cendres se réjouissent de nous voir baiser les traces que tu nous as laissées à suivre , descends de nouveau dans ces lieux en te faisant le messager des faveurs du Christ , et que nos sens appesantis éprouvent les salutaires effets de sa grâce (4). »

Le même , hymno IX in Cassianum Forocornelianum : « Si vous avez quelque louable vœu à former , quelque honnête espérance , quelque juste désir, ne craignez point d'en faire l'exposé au martyr : il écoute , croyez -moi , avec bienveillance toutes nos prières , et s'empresse d'exaucer toutes celles qu'il trouve légitimes. J'obéis, j'embrasse le tombeau, et j'y répands mes larmes; je colle ma bouche sur l'autel, et ma poitrine contre la pierre qui le soutient. Alors j'expose en détail toutes mes peines les plus secrètes ; je représente avec modestie quels sont mes désirs, quelles sont mes craintes. Je dis les besoins , les périls de ma patrie que j'ai quittée , les espérances incertaines que je nourris pour l'avenir. Je me trouve exaucé; j'entre dans Rome; tout me réussit au gré de mes souhaits. Je rentre dans ma patrie , et je publie partout les bienfaits de Gassien (5). »

Le même , hymno X in Romanum Antiochenum : « Romain , brave champion de la divinité du Christ , rendez ma bouche

(4) « Adesto nunc et percipe » Miserere nostrarum precum,

Voces precantum supplices, Placatus ut Christus suis

Nostri reatûs efficax Inclinet aurem prosperam ,

Orator ad thronum Patris. Noxas nec omneis imputet.

» Per te, per illum carcerem, » Si rite solennem diem

Honoris augmentum tui, Veneramur ore et pectore,

Per vincla, fiammas, ungulas, Si sub tuorum gaudio

Per carceralem stipitem; Vestigiorum sternimur :

» Per fragmen illud testeum, » Paulisper hùc tu illabere

Quo parla crevit gloria , Ghristi favorem deferens ,

Per quem trementes posteri Sensus gravati ut sentiant

Exosculamur lectulum : Levamen indulgentise. »

(5) « Suggère , si quod liabes justum vel amabile votum , Tibi si qua spes est, si quod intus sestuas. Audit , crede , preces martyr prosperrimus omneis , Ratasque reddit quas videt probabileis.

Pareo , complector tumulum , lacrymas quoque fundo : Altar tepescit ore , saxum pectore.

Tùnc arcana mei percenseo cuncta laboris : Tùnc quod petebam , quod timebam murmuro. : Et post terga domum dubià sub sorte relictam , Et spem futuri sorte nutantem boni.

Audior, urbem adeo, dextris successibus utor; Domum revertor, Cassianum prœdico. »

éloquente, inspirez de bons vers à un poète qui ne sait encore que bégayer ; faites - moi célébrer dignement vos louanges : car vous savez par vous - même que les muets peuvent recevoir le don de parler.... Le bourreau réclame l'enfant ; la mère le lui donne, en contenant ses larmes ; elle se contente d'imprimer un baiser sur la joue de son fils. Adieu, cher enfant, lui dit-elle, et lorsque vous aurez eu le bonheur d'être admis dans le royaume de Jésus- Christ, souvenez-vous de votre mère, et, démon fils que vous êtes, devenez mon protecteur.... Quand je serais (c'est maintenant le poète qui parle) placé parmi les boucs à la gauche de mon juge, je ne voudrais qu'être reconnu de Romain, pour que, sur sa prière, mon juge dît aussitôt : Romain prie ; faites passer de l'autre côté ce bouc devenu agneau ; qu'on le revête de sa toison , et qu'il soit à la droite (6) . »

Le même , liymno XI in Hippolytum ad Valerianum episcopuni : « La sainteté du lieu , l'accès de l'autel toujours ouvert à ceux qui viennent pour y demander des grâces, tout y inspire la confiance , tout y soutient l'espérance , et cette espérance n'est jamais trompée. Toutes les fois que je suis venu dans ces lieux demander le remède à mes maux , soit de l'âme , soit du corps , j'ai obtenu l'effet de ma demande. Si je me vois heureusement de retour, s'il m'est donné de pouvoir vous embrasser, vénérable Pontife , et de vous écrire ces vers , c'est à Hippolyte que je le dois : Hippolyte, à qui l'Homme-Dieu à conféré le droit d'obtenir tout ce qu'on recommande à ses prières (7). »

(6) « Romane, Christi fortis assertor Dei, Elinguis oris organum fautor move :

Largire comptum carmen infantissimo :

Fac ut tuarum mira laudum concinam :

Nam scis et ipse posse mutos eloqui

Puerum poposcit carnifex : mater dédit, Nec immorata est fletibus : tantùm osculum Impressit unum. Vale, ait, dulcissime,

Et cùm beatus régna Christi intraveris ,

Mémento matris jam patrone ex iilio

Vellem sinister inter hsedorum grèges Ut sum futurus , eminùs dignoscerer , Atque hoc precante , diceret rex optimus : Romanus orat : transfer hune haedum mihi : Sit dexter agnus, induatur vellere. »

(7) « Mira loci pietas, et prompta precantibus ara, Spes hominum placidà prosperitate juyat :

Heic corrnptelis animique et corporis seger Oravi quolies stratus, opem merui.

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Le même , ibidem, in Cyprianum Carthaginensem, hymno XIII : « Cessez de pleurer un homme si vertueux. Il possède le royaume du ciel , et il n'en est pas moins présent à ce qui se passe sur la terre ; toujours il enseigne , il instruit , il pérore , il discute , il prophétise. Son autorité n'est pas respectée des seuls peuples de la Libye ; elle l'est aussi des autres peuples depuis le couchant jusqu'à l'aurore. Il entretient la Gaule dans ses sentiments religieux , il initie les Bretons à la connaissance du Christ , il est l'oracle de l'Hespérie, il répand les semences de la foi jusque dans les cantons les plus reculés de l'Ibérie. Il est tout à la fois un docteur qui éclaire ici-bas les peuples, et un martyr qui triomphe au ciel. Ici-bas il est le maître qui nous instruit ; là-haut il est le patron qui nous protège (8) . »

Le même , ibidem 3 hymno XIV in Agnetem virginem Romanam : « Dans une maison de Rome est le tombeau d'Agnès, jeune vierge célèbre par sa vertu et par l'héroïsme de son martyre. Ce tombeau est situé en face même des tours. Cette patronne des Romains veille à la sûreté de leur ville, et elle étend sa protection jusque sur les étrangers , pourvu qu'ils l'invoquent avec foi et

dévotion 0 Vierge bienheureuse, ô gloire ajoutée à toutes les

gloires de Rome, illustre citoyenne de la cité céleste, jetez un regard de compassion sur toutes nos misères, en abaissant vers nous votre front ceint d'un double diadème, vous à qui le maître absolu de toutes choses a donné la vertu de rendre chaste une maison de prostitution. Le seul aspect de votre visage suffira pour me rendre pur, pourvu seulement que l'image en pénètre jusqu'à mon cœur. La pudeur, qui fait votre cortège inséparable , se communique à chacun par votre simple regard ou par votre seule approche (9). »

Quôd laetor reditu , quôd te venerande sacerdos , Complecti licitum est, scribo quôd hsec, eadem Hippolyto scio me debere : Deus cui Christus Posse dédit, quod quis postulet, annuere. »

(8) « Desine flere bonum tantum. Tenet ille régna cœli, Nec minus involitat terris , nec ab hoc recedit orbe : Dissent, eloquitur, tractât, docet, instruit, prophetat. NecLibyse populos tantum régit, exit usque in ortum Solis , et usque obitum ; Gallos fovet , imbuit Britannos , Praesidet Hesperiœ , Christum serit ultimis Iberis ; Denique doctor humi est, idem quoque martyr in supernis : Instruit heic homines , illinc pia dona dat patronus. »

(9) « Agnis sepulcrum est Romuleà in domo, Fortis puellse , martyris inclytœ.

Conspectu in ipso condita turrium 3

35. Le septième concile général, ou second de Nicée, actione 17, in fuie : « Conduisons-nous en tout par la crainte de Dieu, en implorant l'intercession de la très-pure mère de Dieu et toujours Vierge Marie notre reine, de tous les anges et de tous les saints ; en saluant aussi leurs vénérables reliques , pour devenir participants de leur sainteté. Car c'est ainsi que nous serons rendus parfaits pour toute espèce de bien en Jésus-Cbrist Notre-Seigneur.»

56. S. Augustin, de Clvitate Dei, lib. X, c. 1. Ce passage a été rapporté plus haut, question VII, témoignage 1, page 280.

57. Le même, contra Faustum manichœum, lib. XX, c. 21. Cet autre passage a été rapporté de même à la question VII, témoignage 5, page 285.

58. Le même, de Civitale Dei, lib. VIII, c. 27 : « Toutefois nous ne bâtissons de temples, ni n'ordonnons de prêtres, de cérémonies ou de sacrifices aux martyrs , parce que ce ne sont pas eux, mais que c'est leur Dieu qui est notre Dieu. Il est vrai que nous honorons leurs tombeaux comme étant ceux de bons serviteurs de Dieu qui ont combattu pour la vérité jusqu'à la mort , et répandu leur sang afin de propager la vraie religion et de faire cesser l'erreur ; sentiment que quelques païens avaient eu avant eux , mais que la crainte leur avait fait dissimuler. Mais qui a jamais entendu un prêtre chrétien, debout devant l'autel consacré à Dieu sur le corps d'un martyr , dire dans ses prières : Pierre , Paul , ou Cyprien , je vous offre ce sacrifice ? Lorsqu'on l'offre sur leurs monuments, on l'offre à Dieu qui les a faits hommes et martyrs, et les a associés à ses anges. Que si ces solennités ont été instituées sur leurs sépulcres, c'est afin de rendre grâces au vrai Dieu de la victoire qu'ils ont remportée , et pour que cela nous excite à nous rendre dignes , en imitant leur courage , d'avoir part à leurs couronnes et à leurs récompenses. Tous les actes de piété et de religion qui

Servat salutem virgo Quiritium , Necnon et ipsos protegit advenas ,

Puro ac fideli pectore supplices

0 Virgo felix , ô nova gloria , Cœlestis arcis nobilis incola , Intende nostris colluvionibus Vultum gemello cum diademate :

Cui posse soli Cunctiparens dédit Castum vel ipsum reddere fornicem.

Purgabor oris propitiabilis Fulgore , nostrum si jecur impleas.

Nil non pudicum est, quod pia visere Dignaris, almo vel pede tangere. »

se pratiquent aux tombeaux des saints martyrs sont des honneurs qu'on rend à leur mémoire, et non des sacrifices qu'on leur offre comme à des dieux. Ceux mêmes qui y portent des mets, coutume qui après tout n'est reçue qu'en fort peu d'endroits , et que les meilleurs chrétiens n'observent pas, les emportent après quelques prières pour s'en nourrir ou pour les distribuer aux pauvres , et croient seulement qu'elles y sont sanctifiées par les mérites des martyrs , au nom du Seigneur des martyrs. Enfin , quiconque connaît l'unique sacrifice des chrétiens offert à Dieu sur ces tombeaux, sait aussi qu'on n'y sacrifie pas aux martyrs. »

39. Le concile de Trente , Sess. XXF, inDecreto de invocatione, veneratione et reliquiis samtorum, et sacris imaginibus : « Enjoint le saint concile à tous les évêques et à tous autres qui sont chargés du soin de la fonction d'enseigner le peuple , que suivant l'usage de l'Eglise catholique et apostolique, reçu dès les premiers temps de la religion chrétienne, conformément aussi au sentiment unanime des SS. Pères , et aux décrets des saints conciles , ils instruisent les fidèles avec un soin particulier sur l'intercession et l'invocation des saints , l'honneur qu'on rend aux reliques , et l'usage légitime des images ; leur enseignant que les saints qui régnent avec Jésus-Christ offrent à Dieu. des prières pour les hommes ; que c'est une chose bonne et utile de les invoquer, de les supplier humblement, et d'avoir recours à leurs prières, à leur protection et à leur assistance , pour obtenir des grâces et des faveurs de Dieu, par son Fils Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui est seul notre Rédempteur et notre Sauveur ; et que ceux qui nient qu'on doive invoquer les saints déjà admis dans le ciel à la possession d'un bonheur éternel , ou qui soutiennent que les saints ne prient pas Dieu pour les hommes , ou que c'est une idolâtrie de les invoquer, ou de leur demander le secours de leurs prières, même pour chacun de nous en particulier, ou que c'est là une chose qui répugne à la parole de Dieu, et qui est contraire à l'honneur qu'on doit à Jésus-Christ, seul et unique Médiateur entre Dieu et les hommes , ou même que c'est une pure folie de prier verbalement ou mentalement les saints du ciel , contredisent

la vraie doctrine Si quelqu'un enseigne quelque chose de

contraire à ces décrets, ou pense contrairement a ces décrets, qu'il soit anathème. »

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