‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 6 sur 139 · NOTICE SUR CANISIUS. XI · texte numérisé non relu

NOTICE SUR CANISIUS. XI

» la charité de m* avertir et de me reprendre de mes fautes ; » et si j'avais le malheur de m'oublier jusqu'à me repentir » de cette première démarche, de me punir sévèrement, et » de me mettre par cette correction salutaire dans la néces- » site de garder les engagements que je viens de con- » tracter. »

Nous nous sommes arrêté avec complaisance sur ces premières années de Canisius , pour l'édification de la jeunesse à qui ce travail est particulièrement destiné. Nous tâcherons d'abréger ce qu'il nous reste à dire de la vie de ce grand homme.

« Canisius , après ses deux années de noviciat passées à Louvain dans la propre maison du Père Lefèvre, fut admis en qualité de profès , et immédiatement après il reprit ses études à Cologne avec plus d'application que jamais.

)) Non content de suivre avec assiduité tous les exercices de l'école, il faisait régulièrement, comme maître, des leçons sur l'Evangile au collège du Mont , et s'acquittait en même temps d'une pareille fonction dans l'université , où il expliquait les épîtres de saint Paul à Timothée. Infatigable dans le travail, il s'appliquait encore à la lecture des Pères : c'est à ses soins et à ses veilles que l'on doit une édition plus correcte de saint Cyrille d'Alexandrie , en deux volumes : il dédia le premier à l'archevêque de Mayence, et le second aux théologiens qui étudiaient avec lui dans cette même université. Ce fut encore en ce temps-là qu'il donna au public les œuvres de saint Léon-le-Grand , après les avoir exactement corrigées. Il dédia ce livre à l'évêque de Cyrène, suiïragant de l'archevêque de Cologne.

» On ne concevait pas qu'un homme de son âge pût suffire à tant d'occupations différentes. Quand il eut atteint celui qui est nécessaire dans la société de Jésus pour recevoir les ordres sacrés , il fut ordonné par les mains d'un évêque catholique : c'est ce qu'il rapporte lui-même , en notant cette circonstance comme une grâce particulière du ciel, dans un temps où la foi de quelques prélats d'Allemagne commençait à devenir suspecte. Revêtu de ce nouveau

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