‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 69 sur 139 · CIV NOTICE SUR CANISIUS · texte numérisé non relu

CIV NOTICE SUR CANISIUS

d'une vie plus parfaite; il en envoya quelques exemplaires aux archiduchesses fdles de l'empereur Ferdinand Ier, qui vivaient dans la retraite qu'elles s'étaient choisie, par ses conseils ; à Hall , petite ville du Tyrol , en les priant de regarder ces dernières productions de son esprit comme les marques les plus sincères du zèle qu'il conserverait pour leur salut jusqu'aux derniers moments de sa vie.

» C'étaient là les principales occupations de son zèle, dans les heures que l'oraison lui laissait libres. Mais, dans cet autre exercice , il était tellement uni à Dieu , que rien alors ne pouvait l'en séparer ; en tout autre temps, il n'était pas difficile à toutes sortes de personnes de l'approcher; mais il était inaccessible en celui-ci. On ne peut dire les grâces que Notre-Seigneur lui communiquait pour lors; la douceur qui inondait son cœur se répandait ensuite au dehors dans les entretiens qu'il avait avec ses frères et dans ceux que plusieurs amis qu'il avait dans la ville s'empressaient d'avoir aussi avec lui : se servant de l'ascendant que donnent l'estime, la confiance et l'amitié, il s'insinuait de plus en plus dans leurs esprits et dans leurs cœurs, les portant surtout à travailler efficacement à l'affaire de leur salut. Il ne paraissait pas non plus indifférent pour celles de leurs familles ; il prenait part à leurs disgrâces et à leurs prospérités ; il les aidait à se précautionner contre les mésintelligences qui pouvaient en altérer la paix ; il réconciliait ceux que la haine ou l'intérêt avait divisés. C'était là le fruit de ses conseils; ils étaient souvent accompagnés d'une lumière surnaturelle , qu'il puisait dans l'oraison par son commerce intime avec le Père des lumières.

» Il n'oubliait pas ses chers enfants du collège de Fribourg, comme on le voit dans un écrit qu'on y a conservé jusqu'à l'époque du renvoi de la société , et que ceux qui vivaient dans ce collège regardaient comme le testament de leur bon père. En effet , un an avant sa mort , les voyant assemblés pour entendre une de ces exhortations que l'on fait de temps en temps dans de pareils établissements, suivant l'ordre établi par saint Ignace, il leur dit les choses les plus tou-

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