‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, appuyé de témoignages nombreux de l'Ecriture et des PèresChapitre 70 sur 139 · NOTICE SUR CANISIUS. CV · texte numérisé non relu

NOTICE SUR CANISIUS. CV

chantes sur la Providence, qui avait éclaté dans l'érection de leur maison; il leur dit ensuite la confusion qu'il éprouvait d'avoir si peu soutenu par sa conduite et par son exemple les obligations attachées aux différents emplois qu'il avait exercés; il les conjura de vouloir bien suppléer, par la vertu et le zèle qu'ils feraient paraître au dedans et au dehors, à tout ce qui avait manqué de sa part; il les anima à veiller soigneusement dans le poste où ils étaient établis, afin d'en écarter, avec le glaive de l'esprit; tous les ennemis de la religion qui oseraient y paraître : « Respectez, » ajoula-t-il, honorez, aimez en Notre-Seigneur le clergé , » le sénat et tout le peuple de Fribourg ; vous ne sauriez » le faire assez ; continuez à y former la jeunesse aux belles- » lettres et à la piété par vos instructions et vos catéchismes ; » ne vous appliquez pas moins à édifier ceux qui sont dans » un âge plus avancé par le ministère de la parole , dans » vos entretiens particuliers , et surtout par vos exemples; » mais n'oubliez jamais l'évêque de Verceil , ce prélat in- » comparable, qui a rempli si dignement la charge de » nonce apostolique, et dont la mémoire est en bénédiction » dans tout le pays. Mais comme c'est à lui que vous devez » la protection dont le pape Grégoire XIII a honoré et sou- » tenu ce nouvel établissement , c'est à vous aussi , mes » chers frères, de répondre aux saintes intentions de ce » grand pape, aux vœux de son illustre nonce, et à l'attente » de cette auguste république, afin que tous ceux qui, dans » la suite, habiteront ce collège , fondé à nos usages avec » tant de magnificence et de bonté , en aient une vive et » éternelle reconnaissance , et que nous la fassions paraître » plus encore par nos actions que par nos paroles, travaillant » infatigablement et constamment , comme de dignes » ouvriers du père de famille, au salut de ce bon peuple. » Enfin, mes très-chers frères, si le Ciel permet que je » meure chez vous, quand vous aurez mis en terre ce » faible corps, qui doit être bientôt la pâture des vers, ne » cessez point, je vous conjure, de recommander mon » âme à Dieu , afin qu'étant purifié par son infinie miséri-

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