Le Code de Justinien, Lib. IX, ttt, 9, ad legem JtUiam de
(1) Cf. s. Chrysostomi opéra, t. IX, p. 457-^58, édit. de Montfaucon; pag. 498-499, édit. Gaume.
(2) Cf. Les Pères de VEglise, etc., trad. par M. de Genoude, t. VII, pag. 737.
(3) Cf. Les Confessions, elc, trad. par L. Moreau, pag. 77.
adîdteriis et stupro, lege XXXI Constantii et Constantis imperatorum : « Lorsque Thomme fait Toffice de la femme, qu'attendre de ce commerce contre nature , où les sexes sont pris à rebours ; où ce qui se pratique est tellement monstrueux, que c'est un crime même d'en parler; où l'amour revêt une forme incompatible avec lui-même ; où il se dépouille de son attribut distinctif , qui est la fécondité? Nous voulons que la loi s'arme de son glaive vengeur pour sévir exemplairement contre les infâmes qui se rendent ou se rendront coupables de ce crime monstrueux. »
40. S. JÉRÔME, In cap. V Epistolœ ad Ephesios; voir ce passage rapporté déjà à la question Y des péchés capitaux,
témoignage 9, tome III, page UM.
4|ae(itlon IV.
Que nous dit l'Ecriture du crime de l'oppression exercée à l'égard des pauvres?
Vous n'attristerez et n'affligerez point l'étranger , dit le Seigneur, parce que vous avez été étrangers vous-mêmes dans le pays d'Egypte» Vous ne ferez aucun tort à la veuve et à V orphelin. Si vous les offensez en quelque chose, ils crieront vers moi, et j'écouterai leurs cris : et ma fureur s'allumera contre vous; je vous ferai périr par Vépée^ et vos femmes deviendront veuves^ et vos enfants orphelins. C'est pour cela , je veux dire , pour la cruelle oppression qu'elle faisait peser sur les Israélites, que l'Egypte fut frappée de tant de plaies, et que l'armée entière des Egyptiens finit par être engloutie dans la mer avec son roi Pharaon, cet implacable tyran qui avait porté la cruauté jusqu'à ordonner le meurtre de tous les enfants mâles du peuple hébreu. J'ai vu^ dit le Seigneur, l'affliction de mon peuple qui ^st en Egypte; j'ai entendu le cri qu'il jette à came de la dureté de ceux qui ont l'intendance des travaux; et sachant quelle est sa douleur, je suis descendu pour le délivrer des mains des Egyptiens. De là aussi cette menace que Dieu fait entendre par la bouche d'Isaïe : Malheur à ceux qui établissent des lois d' iniquité ^ et qui font des ordonnances injustes pour opprimer les pauvres dans le jugement y pour accabler par la violence y malgré la justice de leur cause ^ les plus faibles de mon peuple^ pour dévorer la veuve comme leur proie, et pour mettre au pillage le bien des pupilles. On lit dans le même prophète ce reproche adressé à l'injustice et à l'inhumanité des magistrats : Vos princes sont des infidèles, ils sont les compagnons des voleurs;
DES PÉCpÉS QUI GAIENT JUSQU'AU CIEL. 223
tous airnjsnt les présents j ik ne cherchent que k gain et Vintérét. Ils ne font point justice aux pupilles ^ et la cause de la veuve n'a poini d'accès auprès d'eux. On y lit encore ces autres paroles : Mon peuple a été dépouillé par ses exacteurs. Et il n'est pas douteux que souvent des villes et des provinces entières sont menacées des plus grands, malheurs pour ce crime détestable que commettent sans scrupule leurs magistrats (IV).
TÉHOIGMAGES DE L*ÉGRITURE.
1 . Exode, XXIL 21 , 25-27 : « Vous ne contristerez ni n'affligerez l'étranger, etc. (comme dans le corps de la réponse). —
— Si vous prêtez de l'argent à ceux, de mon peuple qui sont pauvres parmi vous, vous ne les presserez point comme ferait un exacteur impitoyable, et vous ne les accablerez point d'usures.
— Si votre prochain vous a donné son habit pour gage, vous le lui rendrez avant le coucher du soleil. — Car c'est le seul habit qu'il ait pour se vêtir, c'est la seule couverture qu'il ait pour mettre sur lui quand il dort; s'il crie vers moi, je l'exaucerai: car je suis bon et compatissant. )>
2. Deutéronome, XV, 7-14 : « Si, dans le pays que le Seigneur votre Dieu doit vous donner, quelqu'un de ceux de vos frères qui demeureront dans votre ville tombe dans la pauvreté, vous n'endurcirez point votre cœur, et vous ne fermerez point votre main;
— mais vous l'ouvrirez au pauvre , et vous lui prêterez ce dont
Quid Scriptura de pauperum oppressione proponit ?
Advenatn non contristabis , dicit Dominas, neque affliges eum; advenœ enim et ipsi fuisds in terra ^gypti. Viduœ et pupiUo non nocebitis. Si lœseritis eos, wciferabuntur ad me, et ego audiam clamwem eorum, et indignabitur furor meus, pereutiamque vos gladio ; et erunt vxores vestrœ viduœ, et filii vestri pupilU. Quapropter jEçyptii tôt plagis attriti, et cum suo rege cradelissimoque tyranno Pharaone, qui ne à parvuTis quiàm Hebrœorum occidendis sibi temperavit, sabmersi demum fuere , videlicet ob saam in Israelitas plasquam barbaricam immanitatem. Vidi, inquit Dominas , affUetionem poputi mei in Mgypto, et ctemorew ^us audivi, propter duritiam
eorum qui prœsunt operibus, et sciens dolorem ejus descendi, uttiberem eum de manibus Mgyptiorum. Hinc apud Esaiam quoque interminatur Dominas : Vœ qui condunt leges iniquas, et scribentes injustitiam scripserunt, ut opprimèrent in judicio pauperes, et vim facerent causœ humilium populi mei : ut essent viduœ prœda eorum , et pupillos diripe^ rent. Et apad eundem prophetam de inhumanis ^t iniquis magistratibus extat hœc querimonia : Principes tui infidèles, SO' cii furum : omnes diligunt munera, sequuntur retributiones , pupiUo nonjudicant, et causa viduœ non ingreditur ad illos. Item : Poputum meum exactores sui spoliaberunt, Nec dubinm , quin civîtates et provincis hoc execrando peccato qnod à tyrannicis magistratibus perpétratur, in summum saepe discrimen adducantur.
i^k DES PÉCHÉS QUI CRIENT JUSQU'AU CIEL.
VOUS verrez qu'il aura besoin. — Gardez- vous de vous laisser surprendre à cette pensée impie , et de dire dans votre cœur : La septième année, qui est l'année de la rémission, approche; et de détourner ainsi vos yeux de dessus votre frère qui est pauvre, sans vouloir lui prêter ce qu'il vous demande, de peur qu'il ne crie contre vous vers le Seigneur, et que cela ne vous soit imputé à péciié. — Mais vous lui donnerez, et vous ne montrerez point un mauvais cœur lorsqu'il s'agira pour vous de soulager sa misère, afin que le Seigneur votre Dieu vous bénisse en tout temps , et dans toutes les choses que vous entreprendrez. — 11 y aura toujours des pauvres dans le pays où vous habiterez. C'est pourquoi je vous ordonne d'ouvrir votre main à votre frère pauvre et sans secours, qui se trouvera demeurer avec vous dans votre pays. )>
3. Ibid.j XXIV, 10-13, 17 : a Lorsque vous redemanderez à votre prochain quelque chose qu'il vous devra , vous n'entrerez point dans sa maison pour en emporter quelque gage ; — mais vous vous tiendrez dehors, et il vous donnera lui-même ce qu'il aura. — S'il est pauvre, le gage qu'il vous aura donné ne passera pas la nuit dans votre maison ; mais vous le lui rendrez aussitôt avant le coucher du soleil, afin que, dormant dans son vêtement, il vous bénisse, et que vous soyez trouvé juste devant le Seigneur votre Dieu. Vous ne violerez point la justice dans la cause de l'étranger et de l'orphelin , et vous n'ôterez point à la veuve son vêtement pour qu'il vous tienne lieu de gage. »
4. Ecclésiastique, XXXV, 16-19 : « Le Seigneur ne fera point acception de personnes contre le pauvre, et il exaucera la prière de l'opprimé. — Il ne méprisera point la prière de l'orphelin, ni les gémissements que la veuve répandra devant lui. — Les larmes de 'la veuve ne descendent-elles pas sur son visage, et ne crient-elles pas vengeance contre celui qui les fait couler ? — Du visage de la veuve , elles montent jusqu'au ciel ; et le Seigneur, qui l'exauce , ne se plaira point à la voir pleurer. »
5. JÉRÉMiE, XXI, 12 ; (c Maison de David, voici ce que dit le Seigneur : Rendez la justice dès le malin, et délivrez l'opprimé des mains de son persécuteur, de peur que mon indignation ne s'allume comme un feu, et qu'elle ne s'embrase sans que'personne puisse l'éteindre, à cause de la perversité de vos pensées. »
6. Id., XXII, 3-S : <c Voici ce que dit le Seigneur : Agissez selon l'équité et la justice ; délivrez l'opprimé des mains de son persécuteur; ne contristez ni l'étranger, ni l'orphelin, ni la veuve;
ne les opprimez pas injustement, et ne répandez pas le sang innocent en ce lieu, — Si vous observez avec soin cette ordonnance , il passera par les portes de ce palais des rois de la race de David, qui s'assiéront sur son trône, et qui monteront, eux et leurs serviteurs et leurs peuples, sur des chariots et sur des chevaux.
— Que si vous n'écoutez point mes paroles , je jure par moimême, dit le Seigneur, que ce palais sera réduit en une solitude. »
7. Malaghie, III, S : a Je me hâterai de venir, pour être moimême juge et témoin contre les empoisonneurs , contre les adul-
' tères et les parjures, contre ceux qui retiennent le salaire de l'ouvrier, qui oppriment les veuves, les orphelins et les étrangers, sans être retenus par ma crainte, dit le Seigneur des armées. »
8. // RoiSj XII, 1-6 : « Le Seigneur envoya donc Nathan vers David ; et Nathan étant venu le trouver, lui dit : Il y avait dans une ville deux hommes, dont l'un était riche, et l'autre pauvre.
— Le riche avait un grand nombre de brebis et de bœufe ; — au lieu que le pauvre n'avait en tout qu'une petite brebis, qu'il avait achetée et nourrie, qui avait été élevée dans sa maison parmi ses enfants, mangeant de son pain, buvant dans sa coupe, et dormant sur son sein; et il la chérissait comme sa fille. — Un étranger étant venu voir le riche, celui-ci ne voulut point toucher à ses brebis ni à ses bœufs pour lui faire festin ; mais il prit au pauvre sa brebis, qu'il donna à manger à son hôte. — David indigné, dit à Nathan : Vive le Seigneur! L'homme qui a fait cette action est un enfant de la mort. — Il rendra quatre fois le prix de la brebis, pour avoir agi de la sorte, et pour n'avoir point épargné le pauvre. »
9. Exode, VIL Vllh IX, X, XII et XIV, où sont rapportées les diverses plaies dont l'Egypte fut frappée en punition de l'oppression que Pharaon faisait peser sur le peujde hébreu.
jiO. Exode, L 8-16, 22 : (c Cependant il s'éleva en Egypte un roi nouveau, à qui Joseph était inconnu. — Et il dit à son peuple : Vous voyez que le peuple d'Israël est devenu très-nombreux et plus fort que nous. — Venez, opprimons-le habilement , de peur ' qu'il ne se multiplie de plus en plus, et que s'il s'élève quelque guerre, il ne se joigne à nos ennemis, et qu'après nous avoir vaincus, il ne sorte de l'Egypte. — Il établit donc sur eux des intendants pour les accabler de travaux ; et les Israélites bâtirent à Pharaon des villes pour servir de magasins , Phithom et Ra- IV. 45
messes. — Mais plus on les opprimait, plus leur nombre se multipliait et s'élevait. — Les Egyptiens haïssaient les enfants d^Israêl , et les affligeaient en les insultant ; — et ils leur rendaient la vie à charge , en les condamnant à des ouvrages de mortier et de briques, et aux travaux de la terre et au plus dur esclavage. — Et le roi d'Egypte parla aux sages-femmes des Hébreux, dont l'une se nommait Séphora, et l'autre Phua, — et il leur fit ce commandement : Quand vous recevrez les enfants que viendront à enfanter les femmes des Hébreux , et au moment de l'enfantement, si c'est un enfant mâle, tuez-le; si c'est une fille, laissez-la vivre... — Alors Pharaon fit ce commandement à tout son peuple : Jetez dans le fleuve tous les enfants mâles qui viendront à naître, et ne réservez que les filles. »
11. IMd., XIV, 27-28 : « Moïse étendit donc la main sur la mer, et dès la pointe du jour elle retourna au même lieu qu'elle avait auparavant occupé. Et les eaux vinrent à la rencontre des Egyptiens qui s'enfuyaient, et le Seigneur les enveloppa au milieu des flots. — Et les eaux se retournèrent, et couvrirent et les chars et les cavaliers de toute l'armée de Pharaon qui était entrée dans la mer en poursuivant Israël, et il n'en échappa pas un seul. ))
12. Ibid., Ilh ï • « J'ai vu l'affliction de mon peuple, etc. (comme dans le corps de la réponse) . »
13. IsAÏE, X, 1, 3-4 : <( Malheur à ceux qui établissent, etc. (comme dans le corps de la réponse) . — Que ferez- vous au jour où Dieu vous visitera, au jour des calamités qui viendront fondre sur vous des régions lointaines? Â qui aurez- vous recours? A qui confierez-vous te $oin de votre gloire , — pour n'être point accablés sous le poids des chaînes , pour ne pas tomber sous un monceau de corps morts? Après tous ces maux, sa fureur n'est point encore apaisée, et son bras est toujours levé. »
1&. Dmtéronome, XXVII, 19 : (c Maudit celui qui viole la justice dans la cause de l'étranger, de l'orphelin et de la veuve. Et tout le peuple répondra : Amen. )>
18. Job, XXIY, 1-&, 9-13 : a Les temps ne sont point cachés au Tout-Puissant; ceux qui le connaissent ignorent ses jours. — Les uns outrepassent les limites de leurs terres, ravissent les troupeaux et les emmènent dans leurs pâturages. — Ils enlèvent à l'orphelin l'âne qui est taule sa richesse^ et ils prennent à titre de gage le bœuf de la veuve. — Ils détournent le pauvre de l'a voie quH voudrait tenir, et les affligés de la terre se cachent à leur approche. — Us
ravissent le bien de Torphelin, et ils dépouillent Tindigent. — Ils arrachent à ceax qui sont nus leurs derniers vêtements, et à ceux qui ont faim leurs dernières gerbes/ — Ils se reposent sur le midi au milieu des tas de ceux qui, après avoir foulé le vin dans leurs pressoirs , sont épuisés par la soif. — Ils font gémir les hommes dans les villes , et les âmes blessées poussent leurs cris; et Dieii ne tirera pas de tout cela une éclatante vengeance? — Ils ont été rebelles à la lumière ; ils n'ont point connu les voies de Dieu , et ils ne sont point revenus dans ses sentiers. »
16. Matthieu, XXIII, 14 : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites, qui, sous prétexte de vos longues prières, dévorez les maisons des veuves ; c'est pour cela que vous subirez une condamnation plus rigoureuse. »
17. IsAÏE, I, 25 : (c Vos princes, etc. (comme dans le corps de la réponse). »
18. JÉRÉMiE, Y, 28-29 : a Ils sont gras, ils sont vigoureux; et ils violent ma loi par les actions les plus criminelles : ils ne prennent point la défense de la veuve ; ils ne soutiennent point le droit du pupille, et ne font point justice aux pauvres. — Ne puniral-je point ces excès, dit le Seigneur, et ne me vengerai-je point d'une nation si criminelle ? »
19. Zagharie, YII, 8-11 : a Le Seigneur parla ensuite à Zacharie, et lui dit : — Jugez selon la vérité, et que chacun exerce la miséricorde et la charité envers son frère. — N'opprimez ni la veuve, ni le pupille, ni l'étranger, ni le pauvre, et que nul ne forme dans son cœur de mauvais desseins contre son frère. — Mais ils n'ont pas voulu m'écouter, ils m'ont tourné le dos, et ont appesanti leurs oreilles pour ne pas m'entendre. »
20. Psaume XCIIl, 3-9 : <( Jusqu'à quand. Seigneur, jusqu'à quand les pécheurs se glorifieront-ils? — Jusqu'à quand lettr bouche vomira-t-elle l'outrage? Jusqu'à quand parleront-ils avec jactance, tous ces artisans d'iniquité? — Us ont. Seigneur, humilié votre peuple , ils ont opprimé votre héritage. — Ifs ont mis à mort la veuve et l'étranger; ils ont immolé l'orphelin. — Ils ont dit : Le Seigneur ne voit point, le Dieu de Jacob n'entend point. — Détrompez-vous, ô les plus insensés du peuple , hommes slupides, ayez enfin de la raison. — Quoi! celui qui a construit l'oreille n'entendrait pas? celui qui a formé l'œil ne verrait pas? »
21. Amos, V, 11-12 : « Parce que vous avez foulé aux pieds le pauvre, et que vous lui avez enlevé son froment, vous bâtirez des maisons , et vous ne les habiterez point , vous planterez des
vignes délicieuses, et vous n'en boirez point le vin. — Car je connais vos crimes qui sont en grand nombre ; je sais que vous êtes puissants à faire le mal, que vous êtes les ennemis du juste, que vous recevez des présents , et que vous opprimez le pauvre à la porte des villes. »
22. IsAÏE, III, 42, 4 4-1 S : <( Mon peuple a été dépouillé par ses exacteurs. — Le Seigneur entrera en jugement avec les anciens et les princes de son peuple, parce que vous avez dévoré la vigne, et rempli vos maisons de la dépouille du pauvre. — Pourquoi foulez-vous aux. pieds mon peuple? pourquoi meurtrissez-vous de coups le visage des pauvres, dit le Seigneur Dieu des armées. »
QaestloD V.
Quel crime enfin y a-t-il, d'après l'Ecriture, à retenir ou à diminuer le salaire des ouvriers ?
Nous lisons dans l'épitre de saint Jacques le reproche véhément que cet apôtre fait aux riches au sujet de leur avarice inhumaine, et de Textréme injustice dont ils se rendent coupables en frustrant les ouvriers de leur salaire. Sachez, leur disait-il, qœ le salaire que vous faites perdre aux ouvriers qui ont fait la récolte de vos champs, crie contre vous, et que leurs cris sont montés jusqu'aux oreilles du Dieu des armées, L'Ecclésiastique contient sur ce même sujet les maximes suivantes : Un peu de pain, voilà la vie des pauvres; celui qui le leur 6te est un homme de sang. Celui qui arrache à un homme le pain de ses sueurs, est comme celui qui assassine son prochain. Celui qui répand le sang el celui, qui prive le mercenaire de sa récompense, sont frères.
Voici donc ce qui a été prescrit sur cet article par la loi de Dieu : Vous ne refuserez point à celui qui est indigent et pauvre ce que vous lui devez, n'importe qu'il soit votre frère, ou qu'étant venu de dehors il demeure avec vous dans votre pays et dam votre viUe; fnais vous lui rendrez le même jour le prix de son travail avant le coucher du soleil, parce qu'il est pauvre et qu'il n'a que cela pour vivre, de peur quLil ne -crie contre vous vers le Seigneur, et que le sujet de ses cris ne vous soit imputé à péché (V) .
Quid postremd Scriptura docet de mercède operariis.retenta, vel imminuta?
Apad Jacobnm apostolum le^mus, qn^m is graviter divitibus exprobret cru-
delem tenacitatem , summamqne in defraadandis operariis iniquitatem. Ecce merces, inquit, operariorum, qui messuerunt reffiones vestras, quœ frawtataestà vobis»
clamât : et clamor eorum in aures Domini Saàaoth (ntroivit. Ecclesiasticos verô fo
TÉMOIGNAGES DE l'ÉCRITURE.
1. Jacques, Y, 4 : « Sachez que le salaire, etc. (comme dans le corps de la réponse). »
2. Ecclésiastique, XXXIV, 25 : « Un peu de pain, voilà la vie des pauvres, elc. (comme dans le corps de la réponse). »
5. Ibid., VII, 22-23 : « Ne maltraitez point le serviteur qui travaille avec fidélité, ni le mercenaire quf vous prodigue sa vie. — Que le serviteur intelligent vous soit cher comme votre âme ; ne lui refusez pas la liberté qu'il mérite ; et ne le laissez pas tomber dans l'indigence. »
h. Deutéronome, XXIV, 14 : « Vous ne refuserez point à Tindigent, etc. (comme dans le corps de la réponse). »
5. Lévitique, XIX, 13 : <c Vous. n'opprimerez point votre prochain , et vous n'usurperez point son bien ; le prix du mercenaire qui vous donne son travail ne demeurera point chez vous jusqu'au matin. »
6. Tobie, IV, 15 : « Lorsqu'un homme aura travaillé pour vous , payez-lui aussitôt son salaire , et que la récompense du mercenaire ne demeure jamais chez vous. »
7. Malachie, III, s : (( Alors je me hâterai de venir, pour être moi-même juge et témoin contre les empoisonneurs, contre les adultères et les parjures, contre ceux qui retiennent le salaire de l'ouvrier, qui oppriment les veuves, les orpheUns et les étrangers, sans être retenus par ma crainte, dit le Seigneur des armées. »
QaeiiÉioii ¥1.
A quelle partie de- la doctrine chrétienne convient-il de rapporter toute cette étude sur les péchés, et à quoi peut-elle être
utile?
Cette étude se rapporte à la première partie de la justice chré- Uenne , qui consiste à discerner et à éviter le mal. Le fruit doit en être de faire un sage discernement de ce qui est mal, ou con-
honc modum : Panis egentium , ait, vita mperis est; qui de fraudât illum, homo tanguinis est. Qui aufert in sudorem panem, quasi qui occidit proximum Mum. ^1* fundit sanguinem, et qui fraudem facit mereenario , fratres sunt,
Uaqoe lege divina sancitum est : Non ^9^ menedem indigentis et pauperis
fratris tui, sive advenœ, qui tecum mora^ tur in terra et intra portas tuas est : sed eadem die reddes ei pretium laboris sui ante soUs occasum, quia pauper est, et ex eo sustentât animam suam : ne clamet contra te ad Dominum, et reputetur tibi inpeccatum.
traire à la loi de Dieu , et par-là même au salut des hommes , afin de s'en préserver, ou de T-expier par une prompte pénitence, si l'on ne s'en est pas suffisamment garanti.
Cette étude nous fait connaître en même temps en quoi le sage diffère de l'insensé , et le juste de l'impie : car, comme nous le dit l'écrivain sacré, le sage craint et se détourne du mal; l'insensé passe outre, et se croit en sûreté. En effet, l'insensé ne reçoit point les paroles de prudence, si vous ne lui parlez selon ce qu'il a dans le cœur, comme l'atteste Salomon , qui a dît encore ces paroles : Le sentier des justes est comme la lumière, qui va toujours croissant jusqu'à ce qu'elle illumine tout l'espace. La voie des méchants n'est que de ténèbres; ils ne savent où ils tombent. La plupart des hommes, avouons-le, vivent dans une ignorance honteuse relativement aux péchés dont nous venons de faire le détail , et qui perdent les âmes en tant de manières ; d'autres , quoiqu'ils en aient la connaissance distincte , ne prennent pas soin de les éviter, ou ne les détestent pas comme ils le doivent. Mais les plus coupables de tous sont ceux qui s'endurcissent dans l'habitude du péché, et auxquels s'applique cette maxime du Sage : Lorsque le méchant est descendu au plus profond des péchés, il méprise tout; mais V ignominie eî l'opprobre le suivent. Ce que le méchant dont veut parler le Sage méprise en particulier, ce sont les règles de la justice chrétienne qui ont pour objet non-seulement la connaissance et le discernement des péchés, mais les mesures à prendre pour s'en garantir ou pour les expier (VI).
VK
Qtià referenda est omnis hœc de peccatis traetatio, et guis illiusususf
Haec traetatio ad priorem spectat christianx jnstitiae partem, quae in mails cognosceodis et fugiendis est posita : usus autem ac fructus tractatioDis est, ea qaae verè maia , Deo contraria , hominibus perniciosa sant, rite discernere, prorsus cavere, et si qaid horum admissum sit, sedulô expiare.
Hincetiam discimus, quomedô sapiens à stQlto , jastus ab impio différât : Sapiens enim timet et déclinât à malo : Stuttus verà transitit, et confidit : Non enim recipit stuttus verba prudentia , nisi ea dixeriSj quœ versantur in corde ejtfs,
teste Salomone, qai hoc etiam scriptam reliqnit : Justorum semita quasi iui splendens : procedit et crescit usque ad perfectam dietn : via impiorum tenebrosa, nesciunt ubi corruant. Plerique cerlè peccata, quae indicavimns, perniciosas illas animoram pestes, turpiter igooraot : alii ut norint maxime, ndn fuçiunt tamen, neque detestantnr. Pessimi verô illi snot, qui peccati consuetudine obduraerunt, de quorum génère dictum est illud : Impius cùm in profundum venerit, contemniti sed sequitur eum ignominia et opprobrium. Ea \erô in primis contemnit, qux christiana justitia non soliim ad vitiorum observationem seu differentiam cognosceDdam, sed etiam ad eorum^devitationemet expiationcm adbibendam postulat.
TÉMOIGNAGES DES ÉCRITURES
Pi^overbes, XIV, 46; XVIII, 2; IV, 18, 19; XVIII, 5
(comme dans le corps de la réponse).
TÉMOIGNAGES DE LA TRADHION
I. S. Augustin, De gratid et lihero arbitrio, c. 3 : « Ceux-là mêmes qui ne connaissent pas la loi de Dieu ne seront pas pour cela exempts de punition ; car tous ceux qui ont péché sans être sous la loi, périront sans être jugés par la loi; et ceux qui ont, péché étant sous la loi^ seront jugés par la loi (Rom., Il, 12). Je ne ^ crois pas que la pensée de l'Apôtre, lorsqu'il parlait ainsi, ait été de faire entendre que ceux qui pèchent sans connaître la loi seront jugés plus sévèrement que ceux qui la connaissent. Car, quoiqu'il semble que le mot périr, dont il se sert à l'égard des premiers, soit plus dur que celui d'être jugé, qu'il emploie à l'égard des seconds, il faut faire attention à la suite de son discours. Il parle en cet endroit des gentils et des juife, dont les premiers n'étaient pas sous la loi, au lieu que les seconds y étaient assujettis. Or, qui oserait prétendre que les juifs qui pèchent sous la loi ne périront pas pour n'avoir pas cru en Jésus-Christ, parce que saint Paul dit d'eux qu'ils seront jugés par la loi? C'est une vérité constante, que personne ne peut être sauvé sans la foi en Jésus-Christ. Ces juifs subiront donc un jugement qui les condamnera à périr éternellement. En effet, si la condition de ceux qui ignorent la loi de Dieu était pire que celle de ceux qui la connaissent, comment serait vraie cette parole de Jésus-Christ dans l'Evangile : Le serviteur qui n'a pas connu la f)olonté de son maître et qui fait des choses dignes de punition, sera battu plus légèrement; mais celui qui connaît la volonté de son maître et qui fait des actions punissables, sera battu plus rudement? Ce passage fait voir qu'un homme qui connaît la loi pèche plus grièvement que celui qui ne la connaît pas; et il fait voir en même temps qu'il ne faut pas pour cela chercher une ressource dans les ténèbres de l'ignorance, pour y trouver une excuse. Car il y a bien de la différence entre ne pas savoir, et ne vouloir pas savoir. C'est une volonté très-condamnable dans un homme, que celle dont il est dit : Il n'a pas voulu s'instruire pour faire le bien [Ps, XXXV, 4). Pour ceux qui ne sont pas du nombre de ces personnes qui ne veulent pas savoir, mais qui sont simplement dans l'ignorance , leur ignorance ne les excuse pas de ma-
nière à les exempter d'être punis parle feu éternel , quoique leur supplice puisse être moins rigoureux. Tel sera le sort de tous ceux qui n'ont pas la foi , quand même ce défaut de foi viendrait de ce que la foi ne leur aurait pas été prêchée. Car ce n'est pas sans fondement que David dit à Dieu : Répandez mire colère mr les nations qui ne vous connaissent pas {Ps. LXXVIII, 6) , et que saint Paul nous apprend que le Seigneur viendra au milieu des fktmmes exercer sa vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu {II Thess,, /, 8). Cependant cette ignorance même n'est pas pleinement involontaire. L'Ecriture nous en fournit une preuve, lorsqu'elle invite la volonté de l'homme à acquérir la science du salut , en nous disant : Ne soyez pas comme le cheval et le mukt qui n'ont pas d'intelligence {Ps. XXXI, 9). Et par-là elle enlève à l'homme le prétexte de dire : Je n'ai pas su, personne ne m'a instruit, j'ai manqué d'intelligence; et de se croire pour cela innocent. Il est pourtant vrai qu'un tel homme, quoique coupable, l'est beaucoup moins que celui dont l'Ecriture fait ce portrait : Le mauvais serviteur ne sera pas corrigé par des paroles, parce qu'encore qu'il entende bien, iln'qbéirapas {Prov., XXIXy 19). Enfin il y a une autre espèce de pécheurs. Ce sont ceux qui disent avec sincérité : Je ne puis faire le bien qui m'est ordonné, parce que je suis maîtrisé par ma convoitise. Ce pécheur ne s'excuse pas sur son ignorance ; il ne rejette pas non plus son péché sur Dieu ; il reconnaît le mal qui est en lui , et il en est affligé, et cependant saint Paul dit à ce même homme : Ne vous laissez pas vaincre par le mal^ mais surmontez le mal par le bien {Rom.^ XII, 21 ). C'est à la volonté même que s'adresse ce précepte de ne pas se laisser vaincre : il l'avertit qu'elle n'est vaincue que parce qu'elle le veut. Car vouloir et ne vouloir pas, sont des actes propres de la volonté. »
2. Le même, Lib. III de libero arbitrio, c. 22 : « On ne fait point un crime à l'âme de ee qu'elle ignore naturellement, et de ce qui lui est naturellement impossible ; mais de ce qu'elle ne s'est pas appliquée à connaître ce qui est bien , et de ce qu'elle a négligé les moyens d'acquérir la facilité de le mettre en pratique (1). »
3. S. Bernard, Epist LXXVII ad Hugonem de sancto Victore : « Que ceux qui prétendent qu'on ne peut jamais pécher par ignorance, n'implorent donc jamais le pardon de Dieu pour leurs
(1) Cf. Les livres de saint Augustin sur le libre arbitre, pag. 286.
propres ignorances, mais qu'ils se moquent plutôt du Prophète, qui dit à Dieu : Ne vous souvenez ^ ni des fautes de ma jeunesse, ni de mes ignorances {Ps, XXIV, 7). Peut-être même trouveront-ils mauvais que Dieu ait prescrit des sacrifices pour le péché d'ignorance {Lev., IV, 2 et suiv.). Car voici ce que nous lisons dans le Lévitique que Dieu dit à Moïse : Si un homme pèche par ignorance en faisant quelqu'une des choses qui sont défendues par la loi du Seigneur, et qu'étant coupable de cette faute, il reconnaisse ensuite son iniquité, il prendra du milieu des troupeaux un bélier sans tache, qu'il offrira au prêtre selon la mesure et t estimation de son péché (ibid., V, 17-18). Et encore : Le prêtre priera pour lui, parce qu'il a fait cette faute sans la connaître, et eUe lui sera pardonnée {ibid,, XVIII). Si l'ignorance n'est jamais péché, pourquoi est-il dit dans l'Epitre aux Hébreux, qu'il n'y avait que le seul pontife qui entrât dans le second tabernacle, et seulement une fois Vannée, non sans y porter du sang, qu'il offrait pour ses propres ignorances, et pour celles du peuple {Hebr., /X; 7)? S'il n'y a point de péchés d'ignorance , Saul n'a donc pas péché pour avoir persécuté l'Eglise de Dieu , puisqu'il l'avait fait dans (ignorance, n'ayant pas la foi (/ Tim., /, 13). Il faisait donc hien d'être blasphémateur, persécuteur, ennemi outragev^, plein de menaces, et ne respirant que le sang des disciples du Seigneur, ayant un zèle démesuré pour les traditions de ses pères? 11 ne devait donc pas dire : fai obtenu miséricorde (/ Tiyi., I, IS); mais : J'ai reçu ma récompense, puisque son ignorance l'excusait de péché, et que de plus son zèle lui valait une récompense? Si, dis-je, on ne pèche jamais par ignorance, qu'avons-nous donc à reprocher aux meurtriers des apôtres , puisque non-seulement ils ne savaient pas qu'ils fissent mal en les mettant à mort , mais qu'en outre ils croyaient faire en cela une chose agréable à Dieu (JoAN., XVI, 2)? Enfin, ce serait vainement que le Sauveur sur la croix aurait prié pour ses bourreaux , puisqu'il a témoigné lui-même qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient , et qu'ainsi ils n'auraient pas péché du tout. Car ce serait une impiété, que de soupçonner le Seigneur Jésus de mensonge , dans ce témoignage qu'il a rendu de ses bourreaux qu'ils ignoraient ce qu'ils faisaient; ou bien il serait àplus forte raison permis d'en soupçonner l'Apôtre, qui, jaloux sans doute de l'honneur de ses frères selon la chair, aurait dit pour les justifier : S'ils n'eussent connu la sagesse de Dieu, ils n'eussent jamais erucifii le Seigneur de la gloire (/ Cor., II, 7). N'est-il pas assez clair par tous ces exemples , que celui-là est
enseveli dans les plus épaisses ténèbres de Tignorance , qui ignore qu'on puisse quelquefois pécher par ignorance? »
&. S. Chrysostôme, Hom, XXVI in Episi. ad Romanos: « La vie présente est une carrière où chacun de nous est obligé de lutter, et d'avoir continuellement les yeux ouverts, et Quvertsde tous côtés, bien persuadé que l'ignorance serait une excuse insuffisante. Car il y a, n'en doutez pas, des châtiments réservés aussi à l'ignorance , lorsqu'elle n'a rien pour se faire pardonner. Telle était celle des Juifs, telle était aussi celle des gentils. II est vrai que, lorsqu'on est dans l'impuissance de savoir certaines choses, on n'est pas coupable de les ignorer; mais lorsqu'au contraire on peut aisément s'en instruire, et qu'on refuse de s'en donner la peine, l'ignorance est alors très-punissable. Si, au lieu de nous endormir dans une coupable nonchalance, nous faisons ce qui est en notre pouvoir. Dieu sans doute nous tendra la main pour nous aider à connaître les choses que nous ignorons encore; et c'est ce que saint Paul faisait entendre aux Philippiens , lorsqu'il leur disait : Si vous avez quelque sentiment qui ne soit pas conforme à la vérité, Dieu vous décùuvrira ce que vous devez 5h croire. Mais si nous ne voulons pas faire même ce qui dépend de nous, nous n'avons point à espérer ce secours divin. »
5. S. Augustin, Enchirid. ad Laurent., c. 80 (al. XXIV, 21) ; (c Des péchés énormes et des plus détestables sont regardés comme légers ou même nuls, dès qu'une fois ils sont passés en coutume ; jusque-là que , loin de s'en cacher, on les publie et on s'en fait gloire. Alors se vérifie ce que dit l'Ecriture {Ps. IX, Hebr., X, 3), que l'impie se glorifie de ses désirs déréglés, et que ravare s'applaudit à lui-même. Ces sortes de péchés autorisés par la coutume sont appelés dans les livres saints un cri. C'est l'expression dont se serV le prophète Isaïe , en représentant les Juifs sous la figure d'une vigne ingrate et stérile : Tai attendu, fait-il dire à Dieu (V, 7), qu' elle portât des fruits de justice, et je ne vois qu'iniquité en elle; des actions d'équité, et à la place ce n'est qu'un cri. C'est encore ainsi que le Seigneur s'exprime dans la Genèse (XVIII, 20) : te cri de Sodome et de Gomorrhe devient de plus en plus fort. Ce qui signifie que les s^bominalions qui se commettaient dans ces Villes infâmes nonseulement n'y étaient pas punies, mais y. étaient même autorisées et pour ainsi dire érigées en loi. Nous voyons de même de notre temps plusieurs désordres, moins graves il est vrai,
DE l'expiation des péghês. 23S
tellement passés en usage , que nous n'oserions pas excommunier un laïc, ni même dégrader un clerc qui en serait coupable. C'est pourquoi expliquant, il y a quelques années, TEpitre aux Galates, et étant arrivé à cet endroit (IV, 11) où TÂpôtre dit : Je crains d'avoir travaillé en vain parmi vons^ je ne pus m'em* pécher de m'écrier : « Malheur à nous, pécheurs que nous » sommes , et à qui les péchés sans exemples sont les seuls qui )} inspirent de l'horreur. Quant aux péchés devenus ordinaires, » quoique ce soit pour les expier que Jésus-Christ a versé son » sang, quoiqu'ils soient si grands qu'ils ferment le royaume » de Dieu a ceux qui les commettent, nous sommes comme » forcés de les tolérer à force de les voir se multiplier, et même » d'en commettre de semblables à force de les tolérer dans nos » frères. Et Dieu veuille encore que nous ne nous portions pas )) à faire tous ceux que nous ne saurions empêcher les autres de » commettre! »