‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, trChapitre 27 sur 68 · DE L*EXPIÀTION DES PÉCHÉS · texte numérisé non relu

DE L*EXPIÀTION DES PÉCHÉS

condamnable, c'est donc aussi un péché. Or, tout péché est un attentat commis contre quelque commandement divin. Mais contrevenir à un commandement, c'est ce qui s'appelle désobéir. Concluons de là que celui qui se met en colère contre son frère commet une désobéissance, sans comn^eltre pour cela de crimes. Voilà donc un péché léger ou véniel même pour un religieux , et qui le constitue transgresseur, non d'un commandement humain, mais d'un commandement divin. A ce genre de transgression appartiennent les paroles vaines et frivoles , et en général toute parole, toute action et toute pensée oiseuses. Car rien de tout cela n'a lieu sans transgression de, quelque commandement,, et d'un commandement djvin. Toutes ces choses en effet sont des péchés, et Dieu défend toute espèce de péchés; et cependant on ne les considère pas comme des crimes , mais seulement comme des péchés véniels , à moins que, le mépris s'y joignant , on ne s'en fasse un jeu et une habitude , et alors ce n'est pas l'espèce du péché, mais la disposition de celui qui le commet, que l'on considère. Car l'orgueil que suppose le mépris, ou l'obstination que renferme l'impénitence , donne de la grièvclé à la violation d'une prescription légère , et convertit en crime de révolte ce qui ne serait qu'une simple transgression. »

44. S. Augustin, in [f^aUnum XXXVII j comme à l'article du sacrement de Pénitence, question IX, témoignage 4, tome III, page 106.

15. Le même, Serm. XLIdeSanctis;\o\vibidemj témoignageiC, page 114.

16. S. Grégoire, in Psalmum III pœniteiilialem; voir ibidem j témoignage 56, page 128.

Question III*

Quels moyens avons-nous de nous purifier des péchés légers? , Voici ceux, que recommandait à cet effet , et que mettait en pratique l'Eglise des premiers siècles : s'accuser humblement de ses fautes, réciter l'oraison dominicale, se frapper la poitrine, et autres actes de cette espèce qui témoignent de notre piété envers Dieu, ou même qui peuvent avoir pour objet d'édifier le prochain, enfin les macérations corporelles pratiquées volontairement et par motif de religion. Les personnes sages recourent à ces divers remèdes d'autant plus volontiers et avec d'autant plus d'ardeur, qu'elles ont une connaissance plus éclairée et plus approfondie

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