Paralipomènes, XXV, 14-18, 19-24 : a Et Amasias
après avoir frappé du glaive les Iduméens, et avoir emporté les
dieux des enfants de Seïr, en fit ses propres dieux , les adora et
leur offrit de l'encens. — Cette action irrita le Seigneur contre
Amasias , et il lui envoya un prophète lui dire : Pourquoi avez-
vous adoré des dieux qui n'ont pu délivrer leur peuple de vos
raains? — Le prophète ayant ainsi parlé, Amasias répondit :
Est-ce à vous à donner conseil au roi? Taisez-vous, de peur qu'il
ne vous en coûte la vie. Alors le prophète se retira en lui disant :
Je sais que Dieu a résolu de vous perdre , parce que vous avez
commis un si grand crime , et que , de plus , vous n'avez pas
voulu vous rendre à mes avis. — Amasias, roi de Juda, prit
donc une funeste résolution , et envoya des ambassadeurs à Joas
fils de Joachas, fils de Jéhu, roi d'Israël, et lui fit dire : Venez,
et voyons-nous l'un l'autre. Sur quoi Joas lui fit cette réponse
par ses ambassadeurs : Le chardon qui est sur le mont Liban ,
envoya vers le cèdre du Liban , et lui dit : Donnez votre fille en
mariage à mon fils. Et voilà que les animaux de la forêt du
liihan passèrent, et foulèrent aux pieds le chardon. — Vous avez
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dit : J'ai défait Edom ; et votre cœur s'est enflé d'orgueil de ce succès. — Demeurez en paix chez vous : pourquoi cherchez- vous votre malheur pour périr, vous et tout Juda avec vous? — Amasias ne voulut point Técouter, parce que la volonté du Seigneur était de le livrer entre les mains de ses ennemis , à cause des dieux d'Edom. — Joas , roi d'Israël , s'avança donc , et les deux armées se mirent en présence. Amasias, roi de Juda, était campé à Bethsamès, en Juda. — Et Juda plia devant Israël, et s'enfuit dans ses tentes. — Or Joas, roi d'Israël, prit Amasias, roi de Juda, fils de Joas , fils dé Joachas , à Bethsamès , et l'emmena à Jérusalem; et il fit abattre quatre cents coudées des murailles de cette ville , depuis la porte d'Ephraïm juscju'à la porte de l'Angle. — Il emporta même à Samarie tout l'or et l'argent , et ' tous les vases qu'il trouva dans la maison de Dieu, chez les descendants d'Obédédom, et dans les trésors du palais royal. — Il emmena aussi à Samarie les fils de ceux qui étaient en otage. » ^ *
28. / Esdras, IV, h-^ : « Ainsi tout le peuple du pays arrêtait autant qu'il le pouvait les travaux du peuple de Juda , et l'inquiétait pendant qu'il bâtissait. — ^Ils gagnèrent aussi par argent des ministres du roi, pour renverser le dessein du peuple de Juda pendant tout le règne deCyrus, roi des Perses, et jusqu'au règne de Darius, roi des Perses, w
29. Esther, V, 10-14 : « Et dissimulant sa colère, il retourna chez lui et fit assembler ses amis, avec sa femme Zarès. — Et après leur avoir représenté quelle était la grandeur de ses richesses , le grand nombre de ses enfants , et cette haute gloire où le roi lavait élevé au-dessus de tous les grands de sa cour et de tous ses officiers , — il ajouta : La reine Esther n'en a point aussi invité d'autres que moi pour être du festin qu'elle a fait au roi, et je dois encore demain dîner chez elle avec le roi. — Mais, malgré tout cela , je croirai ne rien avoir, tant que je verrai le juif Mardochée assis devant la porte du palais du roi. — Zarès sa femme et tous ses amis lui répondirent : Commandez qu'on dresse une potence fort élevée, qui ait cinquante coudées de haut, et dites au roi qu'il y fasse pendre Mardochée, et vous irez ainsi plein de joie au festin avec le roi. — Ce conseil lui plut, et il commanda qu'on préparât cette haute potence. »
30. Esther, VII, 9-10 : « Alors Harbona, l'un des eunuques qui servaient d'ordinaire le roi , lui dit : Il y a une potence de cinquante coudées de haut dans la maison d'Aman, préparée par
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ses ordres pour Mardpchée , celui-là même qui a donné un avis très-salutaire au roi. Le roi dit : Qu*Aman y soit attaché. — Aman fut donc pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée , et la colère du roi s'apaisa. »
31. Daniel, VI, 5, 12, 16, 23, 24 : (t Ils dirent donc entre eux : Nous ne trouverons point d'occasion d'accuser Daniel , si nous ne la faisons naître de la loi de son Dieu. — Alors les princes et les satrapes surprirent le roi en cette manière, et lui dirent : 0 roi ! vivez éternellement. — Tous les princes de votre royaame, les principaux officiers, les sénateurs , les juges, sont d'avis qu'il soit porté par votre autorité souveraine un édit qui ordonne que tout homme qui , d'ici à trente jours , demandera quoi que ce soit , à quelque dieu ou à quelque homme que ce puisse être , sinon à vous seul , ô roi , sera jeté dans la fosse aux lions. — Confirmez donc maintenant, ô roi, cet avis, et faites publier le décret , afin qu'il demeure stable , comme ayant été établi par les Mèdes et par les Perses, sans qu'il soit permis à personne de le violer. — Le roi Darius fit donc publier cet édit et cette défense. — Lorsque Daniel eut appris que cette loi avait été portée , il entra dans sa maison , et ouvrant les fenêtres de sa chambre du côté de Jérusalem , il fléchissait les genoux chaque jour à trois heures différentes , adorait son Dieu et lui rendait ses actions de grâces, -s- Ces hommes donc, qui épiaient soigneusement sa conduite, le trouvèrent qui priait et adorait son Dieu. ■— Et ils vinrent aussitôt trouver le roi pour lui représenter son édit, et lui dirent : 0 roi, n'avez-vous pas ordonné, etc. — Alors Daniel fut emmené par le commandement du roi , et ils le jetèrent
4ans la fosse aux lions — Alors le roi fut transporté de joie,
et il comnaanda qu'on fit sortir Daniel de la fosse aux lions , et quand il en eut été tiré , on ne trouva sur son corps aucune blessure, parce qu'il s'était confié en son Dieu. — En même temps, le roi commanda qu'on fît venir ceux qui avaient accusé Daniel, et ils furent jetés dans la fosse aux lions avec leurs femmes et leurs enfants , et ils n'étaient pas encore au bas de la fosse , que les lions les saisirent et brisèrent leurs os. »
32. / Machabées, /, 12-16 : « En ce temps -là, il sortit d'Israël des enfants d'iniquité, qui donnèrent ce conseil à plusieurs : Allons , et faisons alliance avec les nations qui nous environnent, parce que, depuis que nous nous sommes séparés d'elles, une multitude de maux sont tombés sur nous. — Et ce conseil parut bon à leurs yeux. — Quelques-uns d'entre le
peuple furent donc choisis pour aller trouver le roi, et Ântiochus leur accorda l'autorisation de vivre selon les coutumes des gentils. — Et ils bâtirent dans Jérusalem un gymnase à la manière des nations. Ils cachèrent dans Jeurs personnes les marques de la circoncision ; ils se séparèrent de Talhance sainte , et ils s'unirent aux nations, et se vendirent pour faire le mal. »
33. // Machabies, /, 11-17 : « Nous que Dieu a délivrés de très-grands périls, nous lui rendons aussi die très-grandes actions de grâces, pour la force qu'il nous a donnée de combattre contre un tel roi. — Car c'est lui qui a fait sortir de Perse cette multitude qui combattit contre nous et contre la ville sainte. — Mais ce chef de nos ennemis, étant lui-même en Perse avec une armée innombrable , est péri dans le temple de Nanée , trompé par le conseil perfide des prêtres de cette idole. — Car Antiochus étant venu avec ses amis au temple de cette déesse pour l'épouser, et pour y recevoir de grandes sommes d'argent à titre de dot , — les prêtres de Nanée lui montrèrent tout cet argent , et après qu'Antiochus fut entré dans le temple avec une faible escorte , ils le refermèrent sur lui ; — et ouvrant une porte secrète qui donnait dans le temple , ils l'assommèrent à «coups de pierres , lui et ceux qui l'accompagnaient , et mettant leurs corps en pièces , ils leur coupèrent la têle, et les jetèrent dehors. — Que Dieu soit béni en toutes choses, lui qui a livré ainsi les impies. »
34. Ibidem^ IV, 32-50 : « Ménélaiis, croyant que cette occasion lui était favorable, déroba du temple quelques vases d*or, et en donna une partie à Andronique, après avoir vendu les autres dans Tyr et dans les villes voisines. — Onias l'ayant su , adressa des reproches à Ménélaûs d'Anlioche , où il était dans un lieu sûr, près de Daphné. C'^st pourquoi Ménélaûs alla trouver Andronique, et le pria de tuer Onias. Andronique étant donc venu au lieu où était Onias , et lui ayant donné la maih droite avec serment de m point lai faire de mal, Onias, quoiqu'il le tînt pour suspect, sortit de l'asile où il était, et Andronique le tua aussitôt, au mépris* de toute Justice. Aussi non-seulement les Juifs , mais même les autres nations en furent indignées, et elles ne pouvaient supporter l'iniquité de la mort d'un si grand homme. — C'est pourquoi, le roi étant revenu deCilicie, les Juifs et les Grecs à la fois allèrent le trouver à Antioche , et lui firent leurs plaintes de ce meurtre si injuste d'Onias. — Antiochus fut centriste de cette mort au fond de son cœur, et touché de compassion, il répandit des larmes, en se souvenant de la
sagesse et de la modération d'Onias. — Et plein de colère contre Andronique , il commanda que , dépouillé de la pourpre , il fikt conduit à travers toute la ville , et que cet homme pervers fut tué au même lieu où il avait commis cette impiété contre Onias, le Seigneur rendant ainsi à ce misérable la punition qu'il avait méritée. — Or, Lysimaque ayant commis plusieurs sacrilèges dans le temple par le conseil de Ménéiaûs , et le bruit s'en étant répandu lorsqu'il en avait déjà emporté une grande quantité d'or, le peuple s'assembla contre Lysimaque. — Comme ceux de la ville se soulevaient, et se montraient animés d'une grande colère, Lysimaque arma environ trois mille hommes, qu'il mit sous les ordres d'un certain Tyran , homme avancé en ftge el consommé en malice, et commença à employer la violence. — Mais quand le peuple vit que Lysimaque recourait à ces moyens, les uns prirent des pierres , les autres de gros bâtons , et quelques-uns jetèrent de la cendre contre lui. — Il y eut beaucoup de ses gens blessés, quelques-uns tués, et tous furent mis en fuite, et le sacrilège lui-même fut tué près du trésor. — On commença aussitôt à accuser Ménéiaûs de tous ces désordres. — Et le roi étant venu à Tyr, trois députés envoyés par les anciens de la ville vinrent se plaindre à lui. — Ménéiaûs, voyant qu'il succombait sous celte accusation , promit à Ptolémée une grande somme d'argent, s'il voulait parler au roi en sa faveur. — C'est pourquoi Ptolémée alla parler au roi, qu'il trouva retiré dans un vestibule comme pour prendre le frais , et lui fit changer sa résolution. — Et ce prince déclara Ménéiaûs innocent, quelque coupable qu'il fdt de toutes sortes de crimes, et condamna en même temps à la mort ces pauvres députés, qui auraient été jugés innocents par des Scythes mêmes, s'ils avaient plaidé leur cause devant ces barbares. — Ainsi furent punis d'une manière inique* ceui qui avaient soutenu les intérêts de la ville et du peuple , et le respect dû aux vases sacrés. — C'est pourquoi les Tyriens mêmes, touchés d'indignation, se montrèrent fort généreux pour leur sépulture. — Cependant Ménéiaûs conservait l'autorité, à cause de l'avarice de ceux qui étaient puissants auprès du roi , et il croissait en malice, ne s'occupant qu'à tendre des pièges à ses concitoyens. »
35. Actes, XIV, 18 : « M survint alors quelques Juifs d'Antioche et d'Icône, qui gagnèrent le peuple, et ayant lapidé Paul, ils le traînèrent hors de la ville , persuadés qu'il était mort. »