‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, trChapitre 44 sur 68 · Le même, Sôriw^ ^ ne vmeni fa · texte numérisé non relu

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(1) Ce sermon esV plutôt de saint Gé^re d'Arles que de saint Auffosfa'o. V. Nat. Alex., Hist.tcd., l, c, et les Sermom de saint Césaire:

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qui a dit dans l'Evangile : Ld chemin qui conduit à la vie e^ éiroU, et il y en a peu qui sachent y marcher (Matth. , YI, 47). «

57. Le même, Serm. LX de tempt^re : m Pùrfumez-wus la liU et lavez-vous le visage, afin que les hommes ne voient pas que vota jeûniez. Allons-nous donc contre la volonté du Sauveur, lorsque nous ordonnons des jeûnes publics , et que nous jeûnons devant le peuple en faisant également jeûner le peuple avec nous? Mais ces paroles doivent s'entendre en ce sens, qu'on ne doit pas jeûner en vue de s'attirer la louange des hommes, mais pour obtenir de la miséricorde de Dieu le pardon de nos péchés, »

58. Le même (i), Serm. LXII de tempore : « Je vous avertis et vous supplie de ne pas vous donner la liberté de diner pendant le carême , ce temps si saint et si précieux , excepté les dimanches , à moins que quelque infirmité ne vous empêche de jeûner ; parce que , si jeûner dans un autre temps peut être un acte de courage ou un remède réclamé par l'état de l'àme , ne pas jeûner en carême c'est un péché. Celui qui jeûne dans un autre temps recevra le pardon de ses péchés; mais celui qui ne jeûne pas en carême, quoiqu'il puisse le faire, sera puni pour cela seul. Que celui qui ne peut pas jeûner prenne son repas seul et en secret, ou avec quelque autre pareillement infirme s'il y en a dans la même maison, et qu'il n'invite à son diner personne de ceux qui se portent bien et qui peuvent jeûner : car s'il le faisait, ce ne serait pas seulement Dieu, mais les hommes mêmes qui verraient aisément que ce n'est pas par infirmité, mais par gourmandise et pour le plaisir de manger qu'il ne voudrait pas observer le jeûne. Que son impuissance de jeûner lui suffise donc à lui seul , et que ce ne soit qu à regret et en gémissant qu'il prenne son repas, chagriné qu'il doit être de ne pouvoir pratiquer l'abstinence comme les autres. A quoi bon un infirme inviterait-il à son diner quelqu'un qui se porterait bien ? Serait-ce pour augmenter sod péché par la bonne chère ? Que plutôt , à la place du jeûne qu'il ne peut pas observer, il regarde comme un devoir de donner plus abondamment aux pauvres, afin de racheter ses péchés par ses aumônes, puisqu'il ne peut les guérir par le jeûne. Jeûner, c'est une bonne œuvre; mais donner l'aumône en est une meilleure. Celui qui peut faire l'un et l'autre fait deux bonnes œuvres; celui qui ne peut les faire toutes deux ensemble, foil mieux de donner l'aumône. »

(i) Ce sermon est- plutôt de saint Gédaire d'Arles que de saint Auguslio. V. Mat. Alex., Hist.tecl., l. c, et les Sermons de saint Césaire.

' S9. Le méoie, Serm. LXIV de tempore : a Nous deVons considérer notre vie 4out entière comme une arène où nous avons à combattre pour obtenir, par l'exercice de toutes les vertus, la récompense céleste qui doit en être le prix. Mais c'est surtout dans les jours de carême que nous devons nous rappeler cette vérité, dans ces jours consacrés à l'abstinence et au jeûne, et qui par-là même facilitent d'autant mieux l'accomplissement des devoirs, que le corps se trouve plus abattu par le retranchement de ce qui le flatte. Le nombre des jours que doit durer ce jeûne est fondé en raison, et consacré par d'augustes exemples. Moïse, sur le point de recevoir la loi des mains de Dieu, jeûna quarante jours et quarante nuits sans prendre pendant tout ce temps aucune nourriture ni aucune boisson , et se prépara ainsi par le jeûne à devenir le ministre des volontés du Seigneur. Elle, après un jeûne de quarante jours, fut enlevé de la terre au ciel dans un char de feu. Notre divin Sauveur lui-même jeûna quarante jours, et triompha par-là des tentations du diable : ainsi voulut-il préluder à la prédication de son Evangile. C'est donc à bon droit qu'il nous est ordonné d'observer ce même nombre de jours de jeûne, puisque ce nombre a été consacré par de tels exemples.^ Observons donc ce jeûne avec autant d'empressement que de joie ; préférons-le sans hésiter aux festins les plus délicats et les plus somptueux. Car c'est surtout dans ces jours où les penchants grossiers sont atterrés par l'abstinenee , que nous nous trouvons disposés à accomplir avec ardeur la volonté du Seigneur. L'utilité du carême parait aussi particulièrement en ce que ce soin que nous prenons de nous abstenir de choses d'aîlleure permises est pour nous une exhortation plus pressante encore à éviter ce qui est défendu. Car si nous nous abstenons de manger de la viande, dont l'usage nous est permis le reste de l'année; si nous nous abstenons de boire du vin , qu'il est pourtant permis de prendre "HKlérément; à combien plus forte raison devons-nous éviter le péohé qu'en aucun temps de l'année il ne nous est permis de (Commettre ! Si donc nous voulons que nos jeûnes par rapport aux aliments soient dans l'ordre, commençons par jeûner par rapport aux vices. Oui, jeûnons par rapport aux vices plus encore que par rapport aux aliments, sans négliger toutefois ce jeûne matériel; par-là nous sanctifierons nos mœurs, et dans l'éternité nous recevrons une abondante récompense de tous nos travaux, suivant ^ que nous lisons dans l'Evangile : Bienhmreux mtx qui oni Nw et soif de la jiisiicê, parce qu'iù sermt rassasiés (Matth . , V, 6) . »

60. Le même, Serm. 65 de lent pore i a Nous voici donc, mes frères, arrivés à ce saint temps de carême, temps si favorable au salut de nos âmes, ci où nous pourrons, au moyen du jeùoe, nous guérir des plaies qui nous ont été faites par le péché. Montrons par quelques exemples combi^ sont précieux les avantages du jeûne. Moïse fut le premier qui jeûna quarante jours et quarante nuits, et par-là il mérita de recevoir des mains de Dieu les tables de la loi, et de devenir le législateur de son peuple. Ainsi les jeûnes d*un seul homme purent^ls obtenir ce que l'intempârance de tout un peuple avait fait perdre. Admirons ici la différence qui se trouve établie entre le jeûne et l'excès du manger, entre un estomac épuisé par la diète et des poumons refoulés par la nourriture. Moïse, pour avoir jeûné, fut admis à voir Dieu ; le peuple, ])our avoir bu et mangé, fut entraîné dans le crime d'idolâtrie. Mais pourquoi m'arrêtei; à Moïse et aux Israélites? Le chef du genre humain, Adam, tant qu'il jeûna et garda la défense qui lui avait été faite, demeura dans le paradis. A peine eut-il mangé, qu'il s'en vit expulsé. Tant qu'il avait été dans le paradis, il était resté vierge; il en est banni, et bientôt après il perd sa virginité. Car toujours l'incontinence vient se joindre à l'intempérance. Les organes de ces deux passions sont voisins l'un de l'autre dans le corps humain, et la coordination des membres indique ici celle des vices. Si donc c'est le manger qui nous a fait perdre le paradis, que la diète et le jeûne nous le fassent recouvrer. Nous avons vu ce que le jeûne a valu à Moïse; passons maintenant à d'autres exemples. Elie jeûne, et les éléments lui obéissent. Il parle, et le ciel reste fermé pendant trois ans et six mois; il parle, et le feu du ciel descend sur son sacrifice. Et comme la reine Jézabel voulait le faire mettre à mort, et qu'endormi de lassitude, il s'était couché sous^un arbre touffu , un ange est envoyé du ciel pour lui dire : Prenez m peu de pain et d'eau {III Reg., XIX, 5-6). Voyez combien Dieu est bon pour ceux qui jeûnent : ce n'était pas assez que le Seigneur lui eût envoyé un ange pour lui ordonner de prendre de la nourriture ; il fallut de plus qu'il en reçut l'ordre de fuir devant la princesse qui le persécutait. L'ange lui dit donc : Premz m peu de pain et d'eau, parce qu'il allait avoir quarante jours à passer sans rien prendre dans le désert, avant d'arriver au mont Sinaï. Mais quoi! Dieu qui a fait le (^el et la terre, et à qui toutes les créatures appartiennent, ne pouvait-il pas lui envoyer dans le désert par son ange de quoi diner, comme il fit à Daniel dans

DU iBorat. &23

la fo06e aux lioos en se servant da mintslère d'Habacuc (Dan., XIV, 55)? Mais c'est que Dieu savait que son prophète ne pourrait surmonter les tentations du démon, qu'autant qu'il aurait été formé par le jeûne à repousser les assauts de cet ennemi perfide. Danid aussi, cet homme instruit dc6 secrets de l'avenir, qui voyait et pré<Iisait tant de siècles à l'avance, la venue du Sauveur et la destruction de Jérusalem, a mérité le surnom d'homme dedésirs, parce que, plus désireux de Jésus-Christ que des festins, il se priva du boire et du manger, objets des désirs des autres hommes. Jean, précurseur de Jésus-Oirist, se nourrit dans le désert de sauterelles et de miel sauvage, et non de la chair des animaux, pas même des. oiseaux qu'il aurait pu y trouver; habitant près du Jourdain , il aurait pu vivre également de poisson; mais comme il venait prêcher la pénitence, il devait enseigner par ses exemples ou ses actions , encore plus que par ses paroles, la pratique d'un jeûne rigoureux. Nous lisons eacere dans l'Evangile, qu'un bomm&« possédé du démon ayant été présenté à Jésus-Christ, les apôtres demandèrent à leur divin maître pourquoi ils n'avaient pu eux-mêmes guérir cet liomroe, et qu'ils en obtinrent pour réponse que ces sortes de démons ne pouvaient être chassés que par la prière et par le jeûne. Voyez donc, mes frères, combien est grande la vertu du jeûne, puisqu'il peut opérer des effets dont les apôtres eux-mêmes n'étaient pas capables. Je passe le reste sous silence; mais que cela suffise pour vous faire voir combien d'avantages le jeûne a sur l'intempérance, la mortification sur la vie immortifiée, l'austérité sur la mollesse, la sobriété sur la crapule, la liberté d'i^it que procure le jeûne sur la stupidité que produit l'excès des viandes. Je ne vous dis pas de jeûner des semaines entières ; mais au moins tâchons de passer ciiaque jour sans manquer aux lois de la tempérance et de la sobriété. Suspendons l'usage des bains, du vin et de la viande, non que nous réprouvions aucun de ces ouvrages de Dieu, mais pour vivre au moins quelques jours tout entiers AU Seigneur, après ne nous être occupés que de nous-mêmes tout le reste de l'année. Mais pour que nos jeûnes soient pleins ^t parfaits, assaisonnons - les avec l'huile de la miséricorde; donnons aux pauvres le pain que nous nous retranchons à nousmêmes. Car ne pensez pas que les jeûnes puissent seuls suffire pour nous guérir des plaies de nos pébbés : l'aumône en est avec le jeûne l' indispensable remède. Que vos jeûnes, en affligeant votre corps* à vous-même, répandent la joie dans l'àme de votre

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prochain ; qu'il trouve dans vos charitables épargnes le principe de son aisance. Donnez-vous la satisfadion, en jeûnant vousmêmes, de faire diner les autres. Dku aime edm qui donne anecjm {II Cor. y IX, 7). En nourrissant le pauvre de vos propres biens, c'est comme si vous nourrissiez Jésus-GhrisI lui-même, qui noas déclare que c'est lui qui a foim dans la personne des pauvres. » " &1 . Ibidmnj Serm. LXIX de tempare : a Pkms devons accepter de tout cœur ces saints jours de carême, et ne pas nous plûndre du trop de durée de ce temps de pénitence, parce que , plus il y a de jours consacrés au jeûne, plus sera assurée la guérisoa de nos maux spirituels. Plus notre abstinence se prolongera, phis les firuits de salut que nous en espérons seront abondants. Hus le remède sera actif, plus la guérison sera prompte et facile. Dira, qui est le médecin de nos âmes, a tellement réglé la durée da jeûne, que cette durée suffit pour les besoins des justes comme des pécheurs; des justes, qui ont à demander à Dieu la fin de leur exil, et des pleurs, qui ont à implorer leur. pardon. Cette durée de quarante jours est assez longue pour donner le temps d'exposer à Dieu ses besoins, et assez courte en même temps pour ne pas trop faire attendre la récompense. Quarante jours de jeûne suffisent pour expier un crime quelque grand qu'il soit, et pour apaiser Dieu quelque irrité qu'il soit contre nous. Que celui-là trouve le temps long, qui n'a ni pardon à demander, ni grâce à espérer. Car le désespoir n'ins[rire pas plus la pensée de confesser son crime, que d'espérer Tindulgence de son juge. C'est donc un temps bien salutaire que celui de carême, puisqu'il donne occaiion au péché d'apaiser Dieu par la p^itence, et ' au juste de s'assurer son bonheur étemel. C'est en ces jours que la miséricorde est plus abondante, que le pécheur se pénètre d'une componction plus vive, et que le juste amasse plus de mérites. En ces jours le ciel est ouvert à l'indulgence, comme le cœur du pédieur Test au repentir^ et comme sa bouché l'est à la prière. Ce nombre de quarante est salutaire, je le répète, et mystérieux tout à la fois. Lorsque Tiaiquité débordait sur le monde des premiers temps, c'est ce même nombre de jours que Dieu fit fondre les eaux du ciel comme un torrent, qui ne larda pas à inonder toute la terre. Vous voyez donc que dès cette époque la figure préludait à l'accomplissement du mystère. Car de même qu'alors la pluie tomba quarante jours pour purifier le monde des crimes qui le souillaient, ainsi présentement encore, quarante jours sont donnés pour purifier le péchetur. Ces quarante jours

swA \e crible qui sert à séparer les méehaiits des bens, le voluptue»x de riiomme chaste, l'intempérant de rhomme austère, le païen du chrétien, le catholique de Thérétique.

62. Ibidem, Smn. LXXI de tempore; c'est le même passage que nous avons reproduit plus haut sous le titre de sermon XXXVH de saint Ambroise, témoignage SS, page 446.

63. S. Léom-lb-Grand a écrit douze sermons sur le carême* Voir les passages dont il s'agit ici rapportés plus haut, question précédente, t^oignages 27 et suiv., pages 360 et suiv.

64. S. Bernard nous a laissé sept sermons sur le carême. Il dit dans le premier : « Nous entrons aujourd'hui « mes frères, dans le saint temps de carême, qui est proprement le temps de la milice chrétienne. Car cette observance est particulière aux chrétiens , et elle est gardée également par tous ceux qui sont unis ensemble par la profession de la même foi. Et comment le jeune de Jésus-Christ ne serait-il pas commun à tous les chrétiens? Gomment les membres ne s'attaeheraient-ils pas à suivre leur chef? Si les iMcns que nous avons reçus sont dus h l'influence de ce divin chef, pourquoi n'en recevrions-nous pas aussi les maux ? Voulons-nous aivoir part à sa joie sans avoir part à ses douleurs? S'il en est ainsi, nous fidsons bien voir que nous sommes indignes d'appartenir à un tel chef. Car tout ce qu'il a souffert, il l'a souffert pour nous. Si nous ne voulons pas apporter notre concours à ce cpill a souffert pour notre salut, en quoi voulons-nous donc le lui accorder? Qu'y a-i-il d'étonnant à ce que celui-là jeune avec Jésus-Christ, qui dmt s'asseoir avec loi à la table du Père céleste? Qu'y a-t-il d'étonnant à ce qu'un membre qui sera un jour glorifié avec son chef, souffre aussi avec hii...? Le jeûne gardé par les membres est ce qui pénètre le chef de joie ; la diète que le corps s'impose est un baume pour le cœur. Comment n'appellerais-je pas baume ce qui guà*it les blessures, ce qui apaise le tourment de la conscience coupable? »

6S. Le même, Serm. III de Qttadrogmfnâ : « Appliquez-vous avec ardeur, je vous prie, à bien observer ce jeûne quadragésiinal, que vous rend recommandable non-seulement la vertu d al)Blinence qui en fait le fond, mais encore le mystère qui s'y trouve renfermé. Et si jusqu'à présent nous avons jeûné avec ferveur, cette ferveur doit augmenter surtout dans ce saint temps où nous sommes. Car si d'une part l'abstinence est rendue plus rigoui*euse, ne serait-il pas de l'autre indigne de nous de trouver ^i^op pénit)le un fardeau que consent également à porter l'Eglise

M6 Ml JflDNB.

eolière? Jusqu'ici noi» étions les seuls qui jeànions, mais nous ne le foisions que jusqu'à la neuvième heure du jour; maintenant nous jeûnerons jusqu'au soir, mais nous aurons pour compagnons de nos jeûnes les princes et les rois, le peuple et le clergé, les nobles et les roturiers, le riche et le pauvre. Mais pourquoi parler de ceux qui ont à jeûner en même temps que nous, puisque nous avons un bien plus puissant motif d'encouragement dans ceux qui ont embrassé avant nous cette carrière, ou pour mieux dire, qui l'ont consacrée? Avec quelle ardeur ne devons-noos pas stiivre une pratique qui nous] vient de Moïse comme par héritage, de ce Moïse qui a eu le privilège entre tous les prophètes de converser avec Dieu face à face, comme un ami avec son ami? Avec quelle ferveur ne devons-nous pas nous soumettre à ce qui a fait mériter à Elie d'être enlevé au ciel dans un char de feu ? Combien de millions d'êtres humains n'ont pas subi la mort depuis cette époque! Et lui-même reste toujours vivant, conservé miraculeusement par le Seigpeur. Mais quelque grands qu'aient été Moïse et Elie qui nous recommandent déjà si fortement le jeûne par leur exemple, ils n'étaient après tout que les servit^rs de Dieu, ausri bien que nous-mêmes; mais que dironsnous de l'exemple de Jésus-Christ, qui a jeûné aussi oc même nombre de jours? Quel est, je ne dis pas le moine, mais le chrélien qui répugnera à pratiquer un jeûne qu'a pratiqué Jéois- Christ lui-même? Nous devons nous porter à l'uniter avec d'autant plus de zèle, que nous savons que, s'il a jeûné, c'est poar nous qu'il Ta fait, et non pour lui-même...

tt Puisqu'on ce temps Dieu est particulièrement incliné à la miséricorde, ckerchez-k, mes chers amis, tandis que tmts powoez le ttùWDer; invoqmx4e tandis fti'U est proche (Is., LV, 6). C'est dans ce temps de carême que nous devons surtout le chercher avec ardeur, à cause du mystère en particulier que renferme ce nombre de jours, qui ne représente pas seulement une partie, mais toute la durée de la vie présente. Si donc voire fiçrveur s*était ralentie dans les autres temps de l'année, c'est maintenant plus que jamais qu'il convient de la ranimer. Si tous vos péchés se bornent à des excès de bouche, que la bouche jeûne seule, j'y consens. Mais û vos autres membres ont également péché, pourquoi ne jeûneraient-ils pas aussi? Faisons donc jeûner nos yeux, qui ont porté le ravage dans notre âme ; faisons jeûner nos oreilles ; faisons jeûner notre langue, nos mains, notre Ame elle-même. Que nos yeux jeûnent par rapport aux regards curieux et imprudents ;

DU mmn. 437

homflioDS mtre vue, mettoris-ia en |)énilenee, pour les fautes qu'elle nous a fait commettre en se donnant trop de liberté. Que nos oreilles si empressées à écouter sans motif, jeûnent maintenant par rapport aux discours inutiles, aux nouvelles du temps, à tout ce qui n'intéresse en rien notre salut. Que la langue jeûne par rapport aux médisances, aux murmures, aux paroles oiseuses ou bouffonnes, et même quelquefois par rapport aux paroles qu'il pourrait sembler nécessaire de dire, si la règle du silence le demande. Que les mains jeûnent par rapport aux signes qu'on peut se dispenser de foire, par rapport à toutes les œuvres qui ne sont pas d'ailleurs commandées. Mais surtout que l'âme ellemême jeûne par rapport aux vices et au dérèglement de sa propre volonté. Car sans ce jeûne-là , tous les autres que nous pourrions faire seraient réprouvés, selon ce qui est écrit : Votre propre volonté se trouve au jour de votre jeûne (Is. , LVIII, 3) . »

66. Le même, Serm. IV de Quadrageëimd : a Nous voici à répoque du jeûne quadragésimal, que je vous engage à observer avec zèle, en considérant les fruits que vous en retirerez, et que je vais vous exposer, ainsi que la manière dont vous avez à remplir ce devoir. Premièrement, mes frères, en récompense de ce que vous vous serez abstenus de choses d'ailleurs permises, Dieu vous pardonnera les choses défendues dont vous pouvez vous trouver coupables. Or, n'est-ce pas là racheter par un jeûne très-court up jeûne de toute l'éternité? Car ce que nous avons mérité, c'est l'enfer, où toute nourriture, comme toute consolation, sera refusée, où le ridie demandera une goutte d'eau et ne pourra jamais l'obtenir. Qu'il est donc bon et salutaire, ce jeûne qui nous rachète de l'éternel supplice, en nous obtenant le pardon de nos péchés! En même temps que le jeûne est l'expiation des péd)és commis , il est l'extirpation des vices. Non-seulement il nous mérite le pardon, mais il nous met de plus en grâce avec Dieu; non-seulement il efface les péchés passés, mais il prévient de plus les péchés à venir. Ce qu'il me reste à vous en dire, vous le comprendrez aisément, en ayant, comme je n'en doute Pfts, fait plus d'une fois rcxpérience. Le jeûne donne à la prière la ferveur et la confiance. Admirez comment le jeûne et la prière se prêtent un mutuel secours, conformément à cette pa- ''Ole (l) : Le frère qui est aidé par son frère est comme une ville forte

(t) Il y a dans le passage cité : frater adjuvans fratrem, ambo ^^onsolabuntnr. Nous n'avons pu trouver ces derniers mots dans l'Ecriture.

498 DU- JIUNB*

{Prw., XVIlh 49). La prière obtient la vertu du jeune, et lejeâne donne du crédit à la prière. Le jeûne appuie la prière, la prière sanctifie le jeûne et le présente au tribunal de Dieu . Car à quoi nous servirait le jeûne, s'il ne s'élevait pas de la terre au ciel? A Dieu ne plaise qu'il en soit ainsi : que nos jeûnes s'élèvent vers le ciel sur l'aile de la prièrie. Mais de crainte que la prière ne suffise pas, donnons encore au jeûne un autre appui. La prière dajnste pénètre U cM, dit l'Ecriture {EccU., XXXV, 24). Qu'ainsi donc nos jeûnes, pour pénétrer jusque dans le ciel, soient portés sur ces deux ailes, la prière et la justice. Mais en quoi conàste la justice, sinon à rendre à chacun ce qui lui appartient? 11 ne faut donc pas même vous borner à vous considérer par rapport à Dieu; car vous êtes de plus débiteur envers vos supérieurs, envers vos égaux et vos inférieurs mêmes, et Dieu ne veut pas que vous méprisiez ceux qu'il ne méprise pas lui-même. »

67. Origéne, Lib. X in Lemticum : « S'abstenir de l'usage des viandes que Dieu a créées pomr que les fidèles les prennent avec action de grâces, et le faire en communion avec ceux qui ont crucifié Jésu&Cbrist, c'est ce qui ne saurait être agréable à Dieu. Autrefois les pharisiens s'indignaient aussi contre Notre-Seigneur de ce qu'ils ne voyaient pas ses disciples jeûner comme eux ; mais Notre-Seigneur lui répondit : Les fils de l'ipaux ne peuvent pas jeûner, tandis que Fépaax est avec eux (Màtth,, IX, 4 S). Que ceux-là donc jeûnent, i qui Tépoux a été enlevé; pour nous, qui avons l'époux avec nous, la chose nous est impossible. Toutefois, si nous parlons ainsi, ce n'est pas pour répudier le mérite de l'abstinence chrétienne ; car nous avons les jours du carême consacrés au jeûne, nous avons le quatrième et le sixième jour de chaq^ue semaine, où nous sommes dans l'usage de jeûner. Et assurément un chrétien est libre de jeûner en tout temps, pourvu qu'il ne le fasse pas dans des vues superstitieuses, mais par esprit de mortification. Car comment pourrions-nous garder une chasteté parfaite, si nous n'appelions à notre aide les rigueurs de la pénitence? Gomment pourrions* nous vaquer à l'étude des livres saints, et faire des progrès dans la carrière des sciences les plus utiles au salut de l'homme, sans la répression continuelle des appétits grossiers? Gomment se rendre eunuque en vue du royaume du ciel, si Ton ne se retranche è soi-même l'abondance des mets, si l'on n'a recours aux saintes industries de Fabstinence? Tel doit donc être le jeûne qui convient aui chrétiens. »

DU JEUNE. hi9

68. s. Isidore de Séville, Lib. I de officiis eccksiasHdSj c. 56; comme plus haut, question précédente, témoignage 9, page 319^

69. S. Augustin, Episl. CXIX (al. 3ff) ad Jantàorium, c. 45 : « Quant au jeûne de quarante jours que nous appelons le carême, il est autorisé, et par rAncien-Testament, où nous trouvons que Moïse et Elie ont jeûné quarante jours, et par l'Evangile, qui nous apprend que Jésus-Gbrist en a jeûné tout autant : par où il nous a fait voir la conformité de l'Evangile avec la Loi figurée par Moïse, et avec les Prophètes figurés par Elie. Aussi parut-il entre l'un et l'autre à sa transfiguration , afin de marquer plus authentiquement ce que l'Apôtre dit de lui , que la Loi et les Prophètes lui rendent témoignage.

» Or, quel temps plus convenable pouvait-on prendre dans Tannée pour le jeûne du carême, que celui qui aboutit^ à la passion de Jésus-Oirist, puisqu'elle nous représente la vie hborieuse que nous menons ici-bas, et qui doit être accompagnée d*une tempérance qui nous sèvre des fausses douceurs que ce monde nous étale de toutes parts, et des caresses trompeuses par lesquelles il ne cesse de s'efforcer de nous attirer (1)? »

70. S. Augustin, m ft. CX : « Comme ces jours solennels, ces jours de joie succèdent aux quarante jours de carême, qui marquent les afflictions de cette vie avant la résurrection du corps du Seigneur; ainsi ce jour unique qui sera donné après la résurrection au corps entier de* Jésus-Christ, c'est-à-dire à sa sainte Eglise, succédera à toutes les misères et à toutes les douleurs de cette vie, pour nous rendre éternellement heureux.

» Cette vie présente demande donc de nous que nous la passions dans la pénitence. Elle demande que nous poussions des gémissements vers Dieu, dans le rude combat que nous avons à soutenir. Elle demande que, soupirant après le bonheur d'être revêtus de la gloire céleste, nous nous abstenions des plaisirs du siècle : ce qui nous est marqué par le nombre des quarante jours qu'ont jeûné Moïse, Elie et Jésus-Christ même.

» Ainsi la Loi, les Prophètes et l'Evangile, auquel la Loi et les Prophètes rendent témoignage, comme Jésus-Christ se fit voir sur le Thabor au milieu de Moïse et d'Elie, nous commandent de mettre un frein à notre avidité par le jeûne de la tempérance, si j'ose l'appeler ainsi, afin de renoncer à tous les attraits du monde, qui tiennent les hommes dans une captivité misérable,

(I) a Les Lettres de saint Augustin, i. 1«, p. 549.

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ei leur font oublier Dieu. Us nous obligent & ce renoncement, pendant qu'on, annonce et qu'on prêche dans les quatre parties du monde la perfection du décalogue, ces dix commandements symbolisés par les dix cordes du psaltérion , et qui , multipliés par ce nombre de quatre, forment en effet le noipbre parfait de quarante.

» Pour ce qui est du nombre des cinquante jours de la résurrection du Seigneur, pendant lesquels nous chantons Âlleluia, il ne nous marque ni la fin , ni le passage d'aucun temps , mais Vine éternité bienheureuse ; parce que le denier , c'est-à-dire le nombre de dix étant ajoulé à quarante, représente la récompense accordée aux vrais fidèles qui travaillent en cette vie, et que le père de famille réserve également & ceux qui sont venus les premiers, et à ceux qui sont venus les derniers (1). »

7f. Les Canons des Apôtres, can. 68 : a Si un évéque, ou un prêtre, ou un diacre, ou un lecteur, ou un chantre, ne jeûne |)as ])endant la sainte quarantaine qui précède la Pàque, ou les jours de quatrième ou de sixième férié, sans avoir pour excuse une trop grande faiblesse de tempérament, qu'il soit déposé; si c'est un laïque, qu'il soit excommunié. »

72. Le concile de Laodicée, canon 50 : u 11 ne faut pas rompre le jeûne la cinquième férié de la dernière semaine de carême, et perdre ainsi le mérite du carême entier; mais il faut jeûner tous ces jours-là sans exception, et ne s'y permettre que les aliments qui conviennent à ce temps d'abstinence, et qui doivent consister en légumes secs. »

73. Le concile dit deuxième de Brague, canon 9 : « Le concile a ordonné, qu'après que tout aura été réglé dans chacun des conciles à venir, le métropolitain marquera à chaque évéque le jour du mois ou de la lune où la Pàque devra se célébrer Tannée suivante. Les évêques et les autres ministres de l'Eglise prendront note de ce jour, et Tannonceront au peuple, chacun dans sa propre église, le jour de la Nativité de Jésus-Christ après la lecture de l'Evangile. Â l'entrée de ce saint temps, les Eglises voisines se réuniront à la principale, et chanteront les litanies ou les prières publiques accompagnées de psaumes, trois jours de suite, en faisant la visite des basiliques des saints. Le troisième jour, après que la messe aura été célébrée à la neuvième ou à la dixième heure, et au moment de congédier le peuple, on lui

(1) Cf. Sermons de eaM JttgmHn, etc., t VI, p. M.

DO IBUIW. ft84

reoommandera d'observer le jeàae du carême, et de présenter, au milieu du carême ou après les vingjt premiers jours, les enfants à baptiser, pour qu*on fasse sur eux les exorcismes. »

74. Le quatrième concile de Carthage, can. 63: « Tout clerc qui , dans les temps marqués pour le jeûne, aura rompu le jeûne sans une granife nécessité, sera réduit à un rang inférieur. »

7l>. Le concile de Tribur, canon 35 : a Nous ordonnons dans ce saint concile, conformément aux statuts des saints Pères, qu'aucun comte, ou séculier quel qu'il soit, ne tienne des cours de justice les dimanches, les fêtes, les jours de carême ou de jeûne, ou prétende obliger le peuple à s'y rendre. Car Dieu serait irrité, si au lieu de vaquer à son service, le peuple fréquentait ces jours-là les lieux de contestations et de procès. Les jours de carême et les autres où l'on est obligé de jeûner, on s'acquittera avec zèle de cette obligation; on fera en même temps des prières ferventes, et chacun répandra des aumônes selon ses facultés, en prenant soin de s'interdire les contestations et les procès. »

76. Le ooncile de Gangres, canon 19 : ce Si quelqu'un de ceux qui font profession de piété se dispense sans besoin des pratiques de pénitence usitées parmi les autres fidèles, et que, jouissant de toute sa raison, il viole les jeûnes observés de tradition par l'Eglise entière, qu'il soit anatbème. »

77. Le concile de Mayence tenu sous CSiarlemagne, canon 38 : « Si quelqu'un méprise insolemment les jeûnes indiqués, et refuse de les observer avec les autres chrétiens, le concile de Gangres ordonne de le frapper d'anatfaème, s'il ne s'empresse de se corriger. »

78. Le huitième concile de Tolède, canon 9 : « Une surveillance attentive nous a fait découvrir des aotes tout récents de mépris de la loi religieuse, qu'a fait ccHnmettre à quelques uns leur intempérance effrénée, selon ce qui est écrit : Celui qui méprise ks petites choses tombera peu à peu {Ecdi,, XIX, 4). Ces hommes sont devenus tellement esclaves de leur ventre, qu'on les cKrait déterminés à faire mépris des choses même les ^us vénérables et les plus sacrées. Et comme le carême est censé avec raison être la dime de l'année entière, que l'on consacre au Seigneur par le jeûne dont on lui fait l'offrande, et qu'il a été très-ulilement institué pour expier les crimes de tout le genre humain ; qu'en eonséquencc les fidèles des quatre parties du monde sont tenus également de l'observer; que d'ailleurs la nature humaine s^

48S x nuNB.

compose <l6B quatre élémenls, et qu'ainsi il convenailqii'Qne pénitence de quatre fois dix jours lui fût imposée pour ses transgres sions cootre les dix commandements : nous donnons à ceux qai osent mépriser cette loi sainte, qui refusent de réprimer leurs appétits voraces, et profanent par un crime plus horrible encore les fêtes de Pâques en se permettant des aliments défendus , cet avertissement sévère, que quiconque sans une évidente nécessité ou à moins de maladie ou d'infirmité, aura mangé de la viande en carême, non-seulement sera tenu pour profanateur de la résarrecUon de Notre-Seigneur, mais encore sera exclu de la communion ce jour-là; enfin que l'usage des viandes lui sera interdit toute cette année, en punition de ce qu'il aura violé la loi de l'abstinence dans les jours qui y étaient consacrés. Pour ceux qui sont courbés sous le poids de T&ge, ou affaiblis par la maladie, ou forcés par la nécessité, ils ne s'accorderont point à eux-mêmes l'usage de la viande, qu'ils n'en aient auparavant obtenu la permission du supérieur ecclésiastique. »

79. S. TÉLESPHORE, pape et martyr, Epist. ad omnes univerm- Hier (I), c. 4 : tt Sadiez que nous et tous les évèques rassemblés dans cette ville sainte et apostolique avons arrêté que dès sept semaines avant P&ques, tous les clercs appelés à prendre part à l'héritage du Seigneur, s'abstiendront de mang^ dé la viande, parce que comme leur sainteté doit être plus émînente que celle des autres fidèles, leurs jeûnes doivent éÂre aussi plus rigoureux (%) Et de même qu'ils s'emploient plus particulièrement au culte divin, et qu'ils composent la famille pour ainsi dire du Sauveur, ainsi doivent-ils se distinguer des autres fidèles par la sainteté de leur vie et de leurs mœurs. En conséquence les clercs sinterdiront pendant ces sept semaines entières l'ustige de la viande et des mets délicats, et s'appliqueront nuit et jour à se rendre Dieu favorable par le chant des hymnes, les veilles et les prières. »

80. TnioPHiLE d'Alexandrie, lAb. IlIPaschali, passage rapporté plus haut sur cette même question, témoignage 45, p. 406.

81. S. AuGysTiN, Serm. LXIV de tempare, peGasage rapporlé de même sur la question actuelle, témoignage 59, page 491.

82. NiGÉPHOAti-GALLisTE, Hùt. ecd. tib. XYIl, c. 33 : «Gomme la famine avait augmenté à Byzance, l'empereur JusUnien, ne

({) Cest une pièce supposée.

(2) Noué supprimons ici une phrase qui est évidemment d'un siècle yostérieiir, et qui d'ailleors ne va pas à la question actuelle.

w) nuNft. VSS

trouvant pas d'autre remède à la disette des vivres, publia dès la deuxième semaine du jeune Tordre d'étaler de la viande sur le marché. Il eut besoin pour cela de recourir à la contrainte. Mais le peuple, résolu à rester 6dèle à ses habitudes de piété, n'en achetait pas plus qu'il ne consentait à manger de cette viande, et se montrait prêt à mourir plutôt que de rien changer aux usages qu'il avait hérités de ses pères. »

83. S. Ghrysostôme , Hom. VI ad populum Antiochenium : a Quelle est la cliose la plus aisée, ou de s'abstenir de jurer, ou de s'abstenir de manger pendant toute une journée, et de s'amaigrir en ne buvant que de l'eau et en se contentant d'aiiments peu substantiels pour toute nourriture? Nul doute que ce lie soit la première des deux que je viens de dire; et cependant rbabitude nous a rendu la seconde tellement supportable et tellement facile, que lorsque les jours de JQÛne sont arrivés, quelqu'un aurait beau vouloir nous engager, soit par les exhortations, soit par les menaces et toute sorte de violences, à goûter au vin ou à tout autre aliment dont l'usage est défendu dans les jours de jeûne, vous aimeriez mieux souffrir tous les maux que de toucher à ces aliments que vous sauriez vous être interdits (1). »

84. Le même, Hom, I et II in Genesim; ces passages ont été rapportés à la question précédente, témoignages 45 et 46, pages 333 et 335.

85.^S Basile-le-Grand, How. II de jejunio; v. ibidem, témoignage 48, page 338.

86. S. Augustin, Serm. 62 de lempore; ce passage a déjà été rapporté à la question actuelle, témoignage 58, page 420.

87. Le même, Episl. 86 ad Castdanum; v. ibidem, témoignage 33, page 399.

88. S. Ambroise, Serm. 23, 25, 34, 36 et 37; v. ibidem, témoignages 47, 48, 49, 50, 54, 52, 53, pages 440 et suiv.

89. S. Maxime de Turin, Hom, in litaniis et jejuniis Nmivitarum; c'est la même que le sermon 40 publié sous le nom de saint Ambroise, et rapporté plus haut, témoignage 55, page 448.

90. S. JÉRÔME, Lettre LIV à Marcella contre les montanistes : « Nous ne jeûnons, avec tout l'univers chrétien, qu'un seul carême, suivant la tradition des apôtres; les montanistes font trois carêmes par an, comme si trois sauveurs avaient souffert. Ce n'est pas qu'il ne soll pennis déjeuner pendant toute l'année,

(1) Cf. s. Joannis Chrywstomi opéra, t. Il, p. 85, édit. de Montfaucon ; pag. 97, édit. de Gaume.

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