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son imfdété et ne quitte point sa voie impie, il mourra dans son iniquité; mais pour vous j vous aurez délivré votre âme (Ezech., III, 19). Car alors celui que vous avez sous voire conduite meurt sans responsabilité de votre part , puisque vous vous serez opposé à tout ce qui l'aura fait mourir. Il faut aussi observer avec attention quelles sont les choses que doit prêcher le pasteur obligé de remplir la fonction de sentinelle. Elles se réduisent à deux, la foi et les œuvres. Car il est dit ici : Si vous annoncez la vérité à l'impie, et qu'il m se convertisse point de son impiété et ne quitte point sa voie impie, l'impiété est ici la même chose que l'incrédulité, et la voie impie la même chose que les mauvaises actions. Un pasteur doit donc prendre à lâche , premièrement d'inspirer la foi, secondement de persuader la pratique des bonnes œuvres. Mais puisque nous en sommes venu à parler du devoir d'exhorter dans les pasteurs , disons en peu de mots dans quel ordre et avec quelle prudence ils doivent parler aux peuples confiés à leurs soins. Us doivent examiner ce qu'ils ont à dire, à qui ils ont à le dire, pourquoi, comment et avec quelle étendue ils ont à parler. Un discours qui pécherait par quelqu'un de ces endroits, manquerait d'à-propos par cela seul. Car il est écrit : Si votre offrande est régulière, mais que le partage que vous en ferez ne le soit pas, vous serez tenu pour coupable {Lévit,, II, 4 et suiv.). Or, pour que l'offrande soit régulière , il faut que la chose qu'on fait soit bonne, et qu'elle soit faite avec une bonne intention. Mais le partage que nous en ferons ne serait pas régulier, si nous n'apportions pa& dans la bonne action que nous ferions la discrétion nécessaire. Souvent les mêmes paroles qui rappellent un pécheur à sç>n salut ^ font à un autre une blessure mortelle. De là vient que le m'ême Apôtre qui donne à Tite ce sévère avertissement : Reprenez avec une pleine autorité {Tit., II, 18), dit en termes plus doux à Timothée : Reprenez, suppliez, msnacez, sans vous lasser jamais de les supporter et de les instruire {II Tim,, iF, 2). D'où vient cette différence de langage à l'égard de ces deux disciples, sinon de ce que l'Apôtre connaissait l'un d'un caractère plus modéré, l'autre d'un zèle plus ardent? C'est pourquoi l'Apôtre recommande au premier le zèle , et au second au contraire la patience, de peur qu'en s'emportant au-delà des justes bornes , il ne blessât plutôt que de guérir les âmes qui lui étaient confiées. »
12. S. Chrysostôme, Hom. VI in epistolam ad Philippetises : (t Je voudrais n'avoir à vous parler que du royaume céleste , du
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repos qu*on y goûte , de la félicité dont on y Jouit , des verls pâturages qui y récréent la vue. Car c'est là que se vérifient ces paroles du Psalmiste {Ps. XXI I^ 2) : /I m'a conduit le long d'une onde calme et pure, et a fixé ma tente au milieu de verts pâturages. Je voudrais vous parler de ce lieu fortuné où il n'est plus question ni de deuil, ni de douleur, ni de gémissements; je voudrais vous faire part du plaisir d'être avec Jésus-Christ, si toutefois on peut trouver quelque expression qui puisse en donner une idée , si même ce bonheur n'est pas au-dessus de toute idée comme de toute expression. N'importe, je voudrais vcwis en parler de la manière dont j'en suis capable. Mais que ferai^-je en cela ? Ce n'est pas h celui que consume une fièvre brûlante qu'il est à propos de parler d'un royaume à conquérir; il faut avant tout lui indiquer les moyens de recouvrer la santé. Comment parler d'honneurs i celui qui est sous le coup d'une sentence infamante, ou de récompenses à celui qui n'attend que son dernier supplice? Ce qu'il lui faut avant tout , c'est la révocation de la sentence qui le condamne , c'est la remise de la peine dont il est menacé. S'il n'obtient pas cela, à quoi lui servira le reste? Si j'insiste sur ce point , c'est afin de vous amener plus vite à passer plus avant. Car Dieu nous menace de l'enfer, afin que personne de nous n'y tombe, et que tous nous parvenions au royaume des cieux. Nous de même , nous vous rappelons sans relâche les supplices éternels , pour vous engager à mériter plutôt l'éternelle récompense, pour pénétrer vos cœurs de crainte et les disposer Ainsi à se tourner vers le bien. Ne vous offensez donc pas de la gravité de mes paroles. Car ces paroles graves que je vous adresse devront avoir pour effet de rendre vos âmes agiles à fuir le péché. Le fer est un métal pesant, un marteau est un outil fort lourd ; et néanmoins ils servent à faire des vases précieux d'or ou d'argent , et à les redresser quand ils sont faussés en quelque manière : si ce marteau n'avait pas cette pesanteur, il ne pourrait pas non plus avoir cette vertu. C'est ainsi que la gravité de nos paroles a pour but de régler vos esprits. Ne cherchons donc point à en détourner l'effet, et ne redoutons pas les blessures qu'elles peuvent nous faire . De telles blessures sont faites à dessein , non de meurtrir et de déchirer, mais de redresser et de guérir. Nous savons, grâce à Dieu, la manière de mesurer nos coups pour ne pas briser le vase, mais simplement pour le polir, pour le rendre droit, pour le mettre en étal de servir au souverain maître, et de paraître brillant et parfait dans ses proportions au dernier jour, afin qu'il n'ait pas
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alors à élre jeté dans l'étang de feu. Car si nous n'avons soin de vous purifier dans |a vie présente , il faudra de toute nécessité que vous soyez purifiés dans le feu éternel , puisqu'il est vrai que le jour du Seigneur se révélera par le feu (/ Cor, y III ^ 13). Il vaut mieux sans doute pour vous souffrir quelques instants de Taroertume de nos paroles , que de ressentir pendant toute l'éternité l'ardeur de ces flammes (1). »
15. S. Augustin, Serm. XV de verbis Domini : a Ces enfants indisciplinés, qui redoutent le châtiment, me supplient en disant: Pardonnez-moi, j'ai péché. Je pardonne, et cet enfant pèche encore. Pardonnez, me dit -il de nouveau; je lui pardonne encore. Il pèche une troisième fois : Pardonnez-moi, me dit-il. Je lui pardonne une troisième fois. Il pèche une quatrième fois : qu'il subisse donc enfin son châtiment. Mais quoi, me dit-il, est-ce soixante-dix fois que je vous ai fatigué de mes offenses? Mais si le châtiment ne doit se montrer qu'après un si grand nombre de fautes , c'en est fait de la discipline , et le mal restant impuni régnera en toute sécurité. Que faire donc ? User de remontrances , et châtier même au besoin , mais pardonner la faute, et n'en pas garder de ressentiment dans le cœur. C'est pourquoi le Seigneur a ajouté : Du fond de vos coeurs (Matth., XVIII, 15-21), afin que, si la charité même fait un devoir d'user de sévérité, la douceur soit toujours le sentiment qui domine dans le cœur. Car quelle bonté plus grande que celle du médecin qui applique le fer et le feu sur une plaie? Le malade pleure au moment de se voir opérer, et il se laisse opérer : on le taille, on le brûle; il en frémit, mais il laisse faire. Ce n'est pas de la cruauté, tant s'en faut, que cette fermeté du médecin. Il sévit contre le mal , mais pour guérir le malade , puisqu'il le perdrait au contraire, s'il gardait des ménagements. Je vous donne, cette instruction, mes frères, pour nous exciter les uns les autres à aimer du fond du cœur ceux mêmes de nos frères qui ont le malheur de pécher. Ne nous dépouillons point à leur égard des sentiments de charité, et reprenons-les selon leur besoin, de crainte que le relâchement de la discipline n'accroisse celui des mœurs , et que nous ne devenions coupables devant Dieu , pour n'avoir pas obéi à cet avis de l'Apôtre. Ce principe est incontestable , pourvu que dans son application nous sachions distinguer les temps. Si le péché est secret, exercez la correction en secret.
(!) Cf. s. Joann. Chrys. opéra, t. XI, p. 245, édit. de Montfaucon.
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Si le péché est public et notoire, reprenez en public, pour que celui qui est repris s'améliore, et que tous les autres soient remplis de crainte. »
14. Le même, Serm, 16 : (c Si votre frère a péché contre vous y reprenez-le en lui parlant seul à seul (Matth., XVIII, IS). Si vous négligez de le faire, vous en devenez pire. En vous offensant, il s'est blessé lui-même ; il est votre frère , et vous ne soignez pas sa blessure? Vous le voyez périr, et vous ne vous en mettez pas en peine? Vous vous rendez plus coupable en gardant le silence, que lui en vous accablant d'injures. Lorsqu'il arrive à quelqu'un de pécher contre nous, soyons en peine moins de nous que de lui-même. Il est glorieux d'oublier une injure; mais en oubliant l'injure qui vous a été faite , n'oubliez pas la blessure que votre frère s'est faite à lui-même. Reprenez-le donc en lui parlant seul à seul , en ayant en vue sa correction , eV en lui épargnant la honte. Car peut-être la honte le porterait-elle à vouloir justifier sa faute, et alors en voulant le corriger, vous le rendriez pire. Reprenez-le donc en lui parlant seul à seul. S'il vous écoute, vous aurez gagné votre frère , puisqu'il se serait perdu si vous ne l'aviez fait. Etudiez bien ces paroles : Si votre frère a péché contre vous, reprenez -le en lui parlant seul à seul. Pourquoi? Parce qu'il a péché contre vous. Que signifie, il a péché contre vous? Vous savez qu'il a péché; mais comme c'est en secret qu'il a péché contre vous, cherchez aussi le secret pour le reprendre. Car si vous êtes le seul qui sachiez qu'il a péché contre vous, et que vous vouliez le reprendre devant tout le monde, vous ne le corrigez pas alors, mais vous le trahissez. Il faut donc reprendre devant tout le monde les péchés commis devant tout le monde, et en secret ceux qui l'ont été en secret. Distinguez les temps, et dans l'Ecriture tout s'accorde. Voilà comment il faut agir, et non-seulement lorsqu'il s'agit d'offenses commises contre nous-mêmes, mais encore quand il s'agit de toute autre faute commise en secret , et dont nous sommes les seuls qui en ayons connaissance ; nous devons ne les reprendre ou ne les relever qu'en secret , de peur qu'en rendant celle correction publique, nous ne manquions à celui qui en est l'objet. »
$ae»tloii IX.
Quand est-ce que nous nous rendons coupables \mr connivence du péché d'autrui ?
Cela nous arrive toutes les fois que nous laissons se commettre
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impunément ou même s'aggraver un mal que nous pourrions et devrions réprimer ou punir, en usant de nos moyens ou de notre autorité.
C'est le péché que commettent les magistrats qui portent le glaive sans en faire usage , et qui ne sont ministres de Dieu que de nom, ne se mettant point en peine de réprimer ceux qui commettent le crime ou excitent des séditions. Tel fut le péché du roi Saûl , dans l'acte de clémence dont il usa contre la volonté de Dieu, en épargnant les Amalécites ennemis de son peuple. Ce fut aussi le péché du roi Âchab , qui en faisant grâce à Bénadad, roi de Syrie , s'attira cette terrible menace du prophète : Voici ce que dit le Seigneur : ParcQ que vous avez laissé échapper de vos mains un homme digne de mort, voire vie répondra pour la sienne, et votre peuple pour son peuple. A ce péché peut s'appliquer encore cet avis que l'Apôtre donnait aux Corinthiens : Retranchez ce méchant du milieu de vous. Ne savez-vous pas qu'un peu de levain suffit pour aigrir toute une masse de pâte? Purifiez-vous du vieux levain. En second lieu, ce même péché est celui que commettent les pères et mères de famille, les maîtres et les précepteurs, lorsqu'ils gâtent par des ménagements pusillanimes ceux qu'ils sont chargés d'instruire et de former, et que par leur négligence et leur mollesse ils les laissent se jeter dans un péril évident de perdre leurs âmes. C'est ainsi que nous lisons que les deux fils d'Héli achevèrent de se pervertir par Tefifet de l'excessive indulgence de leur père , qui porta en conséquence le terrible châtiment de sa faiblesse.
On peut encore rapporter à cet objet le péché qu'on a coutume d'appeler omission de la correction fraternelle , et qui consiste à ne pas avertir ou à ne pas reprendre quand on le doit. Car Jésus- Christ veut que nous reprenions une fois , deux fois ou même trois celui. que nous voyons pécher autant de fois, afin de gagner notre frère s'il consent à nous écouter. D*autres, il est vrai, distinguent ce péché d'omission de celui de connivence , et- font de l'un et de l'autre deux espèces particulières (IX).
Quando nostrâ conniveniiâ alienis criminibus implicamur?
Qaoties id, qaod facultate vel auctoritate nostra emendari vindicarique potest, et débet, nos tamen impiinitum et in pejus abire sinimus.
Ita peccant magistratus, cbm gladium
frustra portant, neque quod dicuntur, ministriDei sunt, etvindices in iram his, qui agunt scélérate vel seditiosè. Hoc modo à rege Saul peccatum fuit, ciim adversus Dei mandatum clementior esset ac parceret hostibus Amalechitis. Peccatum idem ab Acbab rege admissum est, quando Beuadad regem Syriae in gratiam recepit : unde nec severam ita comrainantis prophet» sentent tiam effugit r Hœc dicit Dominus : Quia
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TÉMOIGNAGES DE L*ÉCRITUIIE.
1. Romains, XIII, 3-S : « Voulez-vous ne point craindre les puissances? Faites le bien , et alors elles vous en loueront. — Car le prince est le ministre de Dieu pour vous pousser au bien ; mais si vous faites le mal , vous avez raison de craindre , parce que ce n'est pas en vain qu'il porte Tépée; car il est le ministre de Dieu pour exécuter sa vengeance , en punissant celui qui fait de mauvaises actions. — Il est donc nécessaire de vous soumettre à elles , non-seulement par la crainte du châtiment , mais aussi par un devoir de conscience. »
!2. Sagesse, VI, 1-11 : a La sagesse est plus estimable que la force, et l'homme prudent vaut mieux que le courageux. — Ecoutez donc, ôrois, et comprenez; instruisez-vous, vous qui jugez la terre. — Prêtez l'oreille , vous qui gouvernez les peuples, et qui vous complaisez dans la multitude de vos sujets. — La puissance vous a été donnée par le Seigneur et la force par le Très-Haut, qui interrogera vos œuvres, et scrutera vos pensées. — Car étant les ministres de son royaume , vous n'avez pas jugé équitablement ; vous n'avez pas gardé la loi de la justice, et vous n'avez pas marché selon la volonté de Dieu. — 11 vous apparaîtra soudain et dans un appareil effrayant; car un jugement très-rigoureux est réservé à ceux qui régnent. — On fait miséricorde aux petits; mais les puissants seront puissamment tourmentés. — Celui qui est le maître de tous ne fera acception de personne , et ne respectera la grandeur de qui que ce soit , parce qu'il a fait les grands comme les petits , et qu'il a également soin de tous. — Mais les plus puissants doivent s'attendre à subir le compte le plus rigoureux. — C'est donc à vous, A roi , que j'adresse ces paroles, afin que vous appreniez la sagesse,
dimisisti virum dignum morte de manu tua, erit anima tua pro anima ejus, et populus tuus pro populo ejus. Eodem referri potest quod apostolus Corinthiis praecipit : Auferte malum ex vobis : Nescitis quia modicum fermentum totam massam corrumpit ? Expurgate vêtus fermentum.
Secundo hic peccant patres et matres familias, heri et praeceptores , dum sibi coDcreditos Dimia dissimulations , et indulgentia quadam in edurando perdunt, et negligentia socordiaque sua in discrimen
ileduci permittunt. Sic pft(«cn§e prorsus in- e\ hisce constituant
dulgentiae culpa depravatos legimas filios Heli , qui idcirco iinmodicaB lenitatis saae pœnas graves dédit.
Hic etiam addi potest peccatum, quod vocari solet omissio fratern» correptionis , admouitionis vel reprehensionis. Quandoquidem Christus quoque semel atque iterum et tertio corripiendum esse fratrem monalt , ut peccantem illum lucrifaciamus. Qaanquam alii distinguunt inter hujusmodi omissionem et priorem, de qua diximus, conniventiam , ut duos alieni peccati modes
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et que l'ayant apprise, vous vous gardiez d'en déchoir. — Ceux-là seront justifiés , qui auront fait justement les actions de justice; et ceux qui auront écouté mes leçons sauront répondre.»
3. Psaume II, 10-13 : (( Vous donc, ô rois! comprenez maintenant; instruisez- vous, vous qui jugez la terre. — Servez le Seigneur avec crainte, et réjouissez-vous en^lui avec une sainte frayeur. — Embrassez la pure doctrine ,* de peur que le Seigneur ne s'irrite, et que vous ne perdiez pour toujours la véritable voie.
— Dans peu sa colère s'allumera, etc. »
4. / Rois, XV, 9-H , 20-24 ; a Mais Saûl, et le peuple avec lui , épargna Agag ; il réserva ce qu'il y avait de meilleur dans les troupeaux de brebis et de bœufs , dans les béliers , dans les meubles, les habits; et généralement tout ce qui avait quelque valeur, ils ne voulurent point le détruire ; mais ils détruisirent ce qui était de vil prix. — Le Seigneur adressa alors sa parole à Samuel, et lui dit : — Je me repens d'avoir fait roi Saûl, parce qu'il m'a délaissé et qu'il n'a pas exécuté mes ordres... — Et Saûl dit à Samuel : Au contraire, j'ai écouté la voix du Seigneur; j'ai marché dans la voie dans laquelle il m'avait envoyé, j'ai amené prisonnier Agag, roi d'Amalec, et j'ai porté le ravage dans Amalec. — Mais le peuple a pris dans le butin des brebis et des bœufs, comme prémices de l'ana thème, pour les immoler au Seigneur votre Dieu à Galgala. — Samuel lui répondit : Sont-ce des holocaustes et des victimes que le Seigneur demande, et ne demande-t-il pas plutôt qu'on obéisse à sa voix? L'obéissance vaut mieux qu'une offrande de victimes , et la docilité a plus de prix que la graisse des béliers. — Car la résistance et la prévarication est comme un péché de magie, et l'attache à sa propre opinion est une idolâtrie. Parce que vous avez rejeté la parole du Seigneur, le Seigneur vous rejette du poste de roi que vous occupez.
— Saûl dit à Samuel : J'ai péché en transgressant les ordres du Seigneur et vos propres instructions, pour avoir craint le peuple et obéi à ses clameurs. »
5. Juges, XX, 11-20, 43-48 : «^ Ainsi tout ce qu'il y avait d'Israélites en état de porter les armés s'assemblèrent contre cette ville comme un seul homme, n'ayant tous qu'un même esprit et une même résolution. — Et ils envoyèrent des ambassadeurs vers toute la tribu de Benjamin, pour leur dire : Pourquoi une action si détestable s'est-elle commise parmi vous? — Donneznous les hommes de Gabaa qui se sont rendus coupables de ce crime infâme, afin qu'ils meurent et que le mal soit banni
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d'Israël. Les Benjamites ne voulurent point éœuter la voix de leurs frères, les enfants d'Israël. — Et les enfants de Benjamin vinrent de toutes les villes s'assembler à Gabaa pour aller combattre contre les enfants d'Israël. — Et ils se comptèrent vingtcinq mille hommes (26,000 selon l'hébreu) de la tribu de Benjamin , portant les armes , outre ceux de Gabaa , — qui étaient sept cents hommes, très-vaillants, sachant se battre de la n)ain gauche comme de la droite^ et si habiles à lancer des pierres avec la fronde, qu'ils auraient pu atteindre même un cheveu, sans que la pierre jetée se fût tant soit peu détournée de son but. — Les enfants d'Israël, autres que ceux de Benjamin, se comptèrent de leur côté au nombre de quatre cent mille hommes, sachant tirer Tépée, et tous hommes de guerre. — Et s'étant mis en marche, ils vinrent à la maison de Dieu (à Silo) , où ils consultèrent le Seigneur, et lui dirent : Qui marchera à la tète de notre armée pour combattre les enfants de Benjamin? Le Seigneur leur répondit : Que luda marche à la tète de vous tous. — Et les enfants d'Israël se levèrent dès le point du jour, et vinrent asseoir leur camp près de Gabaa. — Et s'avançant de là pour combattre les enfants de Benjamin, ils commencèrent à assiéger la ville... — Il arriva que les Benjamites, ayant leurs ennemis en tète et en queue, furent taillés en pièces , sans que rien arrêtât un si grand carnage , et jonchèrent toute la route de leurs cadavres jusque près de la ville de Gabaa, du côté qui regarde l'Orient. — Uix-huit mille hommes furent tués en ce même lieu, tous hommes de guerre et très-vaillants. — Ce qui restait des Benjamites, voyant la défaite de leurs frères, s'enfuirent dans le désert pour gagner le rocher appelé Remmon. — Mais comme ils étaient tous dispersés dans cette fuite, l'un d'un côté et l'autre d'un autre, ceux d'Israël en tuèrent cinq mille de plus. — Et s'étant avancés plus loin, ils en tuèrent encore deux mille. — Ainsi vingt-cinq mille hommes de la tribu de Benjamin furent tués en cette journée en divers endroits , tous gens de guerre et très-vaillants. De sorte que tous ceux de cette tribu qui purent s'échapper, ne montaient plus qu'à six cents hommes, et ils se tinrent retranchés sur le rocher de Remmon^ pendant quatre mois. — Les enfants d'Israël, à la suite du combat, firent passer au fil de l'épée tout ce qui se trouva de reste dans la ville, depuis les hommes jusqu'aux bêtes , et livrèrent aux flammes toutes les villes et les villages de Benjamin. »