‹ Le grand catéchisme de Canisius, ou, Précis de la doctrine chrétienne, trChapitre 63 sur 68 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

PRIMGIPBS DE Là JUSTICE CHRÉTIENNE.

Section I. Du mal qu'il s'agit d'éviter, 1-273.

Article III. Des péchés d'autrui qui peuvent nous être imputés, i-120.

Question I. Quels sont les péchés appelés spécialement péchés d'autrui, i-6.

Saint Paul précédé en partie, et suivi en partie par ses œuvres — Péchés qui précèdent les coupables, et autres qui les suivent — Les hérésiarques ne cessent de faire du mal par leurs œuvres , et doivent être punis dans l'enfer à proportion— Ils seront responsables de la perte éternelle de tous ceux qu'ils auront entraînés dans leur ruine , 2-3 : S. Basile. — Quelle responsabilité pèse sur les rois, les pontifes, les pères de famille, les maîtres, etc., 3 : Euthyme. — Ceux qui persuadent à d'autres de pécher sont plus coupables que ceux qui ne pèchent qu'en cédant à la suggestion d'autrui, 3 : S. Augustin.— Diverses manières de participer aux œuvres des ténèbres, &-5 : S. Basile. — Deux choses indispensables pour ne pas être souillé par le contact des méchants, savoir, ne leur donner ni sa participatio(i ni son consentement — Ce n'est pas assez de ne pas participer au mal, il faut de plus exercer la correction, 3-6 : S. Augustin.

Question II. Combien compte-t-on de ces péchés dits d'autrui , 6.

Question III. Quand est-ce qu'on participe par conseil aux péchés d'au- .trui,6-i8.

Question IV. Quand est-ce qu'on participe par injonction aux péchés d'autrui, 18-24.

Question V. Quand est-ce que nous participons par consentement aux péchés d'autrui, 24-29.

L'état de damnation où sont ceux qui pèchent se communique à ceux qui les fréquentent, 28 : S. Irénée. — Ordonner le crime, c'est y participer— On est apostat, dès qu'on autorise la déclaration publique de son apostasie , 28-29 : le Clergé de Rome.

Question VI. Quand est-ce qu'on participe par provocation aux péchés d'autrui, 29-32.

Question VII. Quand est-ce qu'on participe par flatterie ou adulation aux péchés d'autrui, 33-30.

Les louanges qu'on donne aux gens vicieux font encourir une punition sévère — Approuver le mal est plus punissable que de le commettre — Celui qui admire les bons participe aux couronnes qui leur sont réservées, 44 : S. Chrysostôme. — Caresser le pécheur, c'est fournir à la fureur qu'il

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES. Wi

a de pécher un nouvel aliment — Médeeins qui aio^rissent le mal en voulaut l'épargner, U^ : S. Cypaien. — Péché que renferme l'apologie du mal

— Approuver les méchants, c'est mettre le sceau à sa propre condamnation, k^ : S. Basile. — Il faudrait avoir perdu Tesprit pour louer ce qui n'est pas bon, A5 : S. Augustin. — C'est le propre des hérétiques de chercher à séduire par des paroles doucereuses — Genre de vie des disciples de Jovinien — En approuvant son langage , ils plaidaient la cause de leurs propres vices — Jovinien, prédicateur de la volupté — Toujours les faux prophètes promettent de douces choses — Ce mot , célibataire, signifie digne du ciel d'après une étymologie ingénieuse — Doctrines de Jovinien— Sa séquelle — Grandeur de Rome chrétienne — Le nom de Jo^ vinien dérivé de celui d'une idole, 'ïô-bO : S. Jérôme.

Question VIII. Quand est-ce que, par réticence de notre part, nous devenons cause du péché d'autrui, 50-69.

C'est consentir au mal , que de garder le silence quand on peut élever la voix, M : S. Bernard. — Garder le silence avec discrétion — Silence qui serait coupable — Quiconque se charge du sacerdoce, prend les fonctions de héraut, 5(i-56 : S. Grégoire. — On peut sans malveillance déférer les coupables aux supérieurs — Les postes occupés par les ministres de l'Eglise sont critiques pour leur salut — La crainte de la critique est une des causes qui ralentissent leur zèle, 56-5S : S. Augustin. — Devoir des pasteurs d'élever la voix pour réprimer les méchants — 11 ne suffit pas de vivre saintement soi-même à celui à qui est confiée la prédication de l'Evangile — Le prêtre est une sentinelle — Celui qui n'aura pas repris le pécheur sera livré avec lui aux flammes éternelles , 58-59 : Julien Pomère. — Les bons doivent quelquefois s'abstenir d'enseigner aux méclKints les prescriptions de la loi — Celui qui peut faire cesser le mal et qui le dissimule , devient coupable comme s'il y donnait son consentement — La crainte ne doit pas faire négliger l'office de l'enseignement

— Quel serait le principe d'uae telle craînte — Devoir des bons prêtres quand ils voient les pauvres opprimés — Les pasteurs qui restent muets porteront la peine de l'iniquité de leurs peuples — Héli condamné pour n'avoir pas repris ses fils aussi sévèrement qu'il le deyait — Les prêtres doivent avoir en vue le salut de ceux qu'ils reprennent — Une réprimande secrète n'est pas ce qui convient pour la répression d'un désordre public

— S'il est besoin d'assaisonner la correction de paroles amères , il faut que la charité règne toujours au fond du cœur, 60-62 : S. Isidore. — Trois motifs coupables qui font qu'on retient dans le silence les oracles de Dieu — Un maître est coupable de la perte de celui qu'il aurait pu soustraire à la mort, en l'avertissant de se relever de sa chute — On n'est pas dispensé du devoir d'enseigner, par cela seul que celui qu'on enseigne refuse de faire ce qu'on lui dit, Q%-6U : S. Jérôme. — Lors même que le pécheur périt par sa propre faute , le supérieur n'en est pas moins jugé digne de mort pour le seul fait de son silence— Nous devenons coupables d'autant de meurtres spirituels , que nous laissons mourir de nos ouailles par notre indifférence et notre silence — Ce qu'il faut entendre par le sang que Dieu nous redemandera — Les choses que doit prêcher le pasteur se réduisent à deux , la foi et les œuvres — Discrétion à garder dans renseignement — Pourquoi l'Apôtre recommandait le zèle à Tite son disciple, et lu patience à Timothée, 6^1-66 : S. Givégoire.— La prédication

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ne doit pas être la même pour toutes sortes d^auditeurs — Dans quelle intention on doit menacer de l'enfer — ^Utilité àm paroles sévères, 66-68 : S. Chrysostôme.— Doit-on pardonner jusqu'à soixante-dix fois à un enfant qui pèche^User de remontrances , et châtier même au besoin— La charité même peut faire un devoir d'user de sévérité— Exemple des médecins— Si le péché est secret, il doit être repris en secret; s'il est public, oq doit le reprendre en public — Si l'on voit son prochain sur le point de périr, on doit s'en mettre en peine, 6^9 : S. Augustin.

Question IX. Quand est-ce que nous nous rendons coupables par connivence des péchés d'autrui , 69-99.

Il y a une sorte de compassion qui est un péché contre la justice —La facilité du pardon est une amorce qui invite le pécheur à pécher encore, 83 : S. Ambroisb. — Indulgence pour des coupables qui deviendrait une cruauté, en tournant au détriment des autres — Conduite des médecins à l'égard des malades — Le châtiment infligé à quelques-uns sert au salut de tous tes autres , 8^85 : Origène. — Vigilance toléré inconsidérément par son évéque — Ce n'est pas être cruel que de prendre les intérêts de Dieu, 83-84t : S. Jérôme. —Douceur d'un père quelquefois intempesti?e, 84-85 : S. Augustin.— On est coupable, si, pouvant s'opposer à ce que la loi soit violée, on ne s'y oppose pas cependant — Ceux qui ne rappellent pas dans la voie du salut ceux de leurs frères qui se perdent, se perdent euxmêmes avec eux, 85 : S. Chrysostôme. — Erreur où était d'abord tombé S. Augustin, 85-86. —Pourquoi l'Eglise dans ses commencements n'avait pas recours au bras séculier— Nabuchodonosor a figuré dans sa personne d'abord les princes persécuteurs de l'Eglise , et ensuite les princes cbrétfens— Des villes entières ont dû leur conversion aux lois des empereurs portées contre les hérétiques — Saint Augustin reconnaît l'erreur oùil^vait d'abord été — Il est à propos de réprimer les hérétiques par l'autorité des puissances établies de Dieu — Les réprimer, ce n'est pas leur rendre le mal pour le mal— Tous ceux qui nous épargnent ne sont pas pour cela nos amis— Fausse douceur— Tous ceux qui souffrent persécution ne sont pas pour cela béatifiés — Différence de l'état de l'Eglise d'aujourd'hui d'avec celui où elle était au temps des apôtres — Comment est-ce que les rois doivent servir Dieu dans la crainte — Obligation pour les souverains de protéger l'Eglise — Saint Paul a été amené à la foi par voie de contrainte — L'Eglise a le droit d'employer la force pour faire rentrer dans son sein les enfants qu'elle a perdus— Patience blâmable— Saint Paul en appelant à César — L'amour que nous devon<'avoir pour les hommes ne nous permet pas de les abandonner à leur mauvaise volonté — Les deux différents états de l'Eglise marqués par la parabole du festin — Epines, figure des hérétiques — C'est Dieu qui excite contre eux le zèle des puissauces — Compte que les puissances temporelles auront à rendre un jour — Exemple de Nabuchodonosor — Les hérétiques tuent les âmes , et la peine qu'on leur inflige n'affecte que leurs corps, 86-94 : S. Augustw.— Il vaut mieux réprimer les hérétiques par le glaive, que de les laisser répandre au loin leur erreur — Pouvoir du démon sur les hérétiques — Il n'y a point à établir de similitude entre la constance des martyrs et l'obstination des hérétiques, 94-95 : S. Bernard. — Il faut étouffer l'erreur dès qu'elle commence à se montrer — Exemple d'Arius , 95 : S. Jérôme.— Il vaut mieux en condamner un seul, que d'exposer par ménagement

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