DES MATIÈRES. 8S
pour lai le salât de tous— Parents qui ferment à leurs enfants le royaume des cieux— Terrible punition d'un enfant blasphémateur, 95-97 : S. Gné- GoiRE. — Ce n'est pas une œuvre d'un léger mérite , que de consacrer à Dieu les enfants qu'on a reçus de Dieu — L'exemple d'Héli est un avertissement donné aux parents — Comment il faut élever les enfants — Invective contre les parents qui négligent l'éducation de leurs enfants — Education des filles plus spécialement confiée aux mères — Vertus qui conviennent à la jeunesse, 97-99 : S. Ghrysostômb.
Question X. Qu'est-ce que se rendre complice par participation du pécbé d'autrui, 99-120.
Terrible punition d'un vol sacrilège, 107-109 : S. Grégoire de Tours, — Miracle opéré par l'intercession de saint Métrias pour venger l'injure faite à l'église d'Aix, 109-110 : le même. — Autres punitions de vols sacrilèges, 111-118 : le même. — Vols sacrilèges punis sous Julien TApostat, 118-119 : Théodoret. — Autre vol sacrilège puni, 119-120 : Victor de Vite. — Le consentement que vous donnez au péché de votre frère devient le vôtre à vous-même, 120 : S. Augustin.
Question XI. Comment se rend-on coupable dii péché d'autrui en prenant sa défense, 120-122.
Article IV. Des péchés contre le Saint-Esprit, 122-200. Question I. Qu'est-ce que pécher contre le Saint-Esprit, 122-125. Question II. Combien y a-t-il de péchés contre le Saint-Esprit, 125-151 . Trois opinions sur ce qu'on doit appeler péché contre le Saint-Esprit- Distinction à établir entre les péchés contre le Saint-Esprit — En quel sens les péchés contre le Saint-Esprit peuvent-ils être appelés irrémissibles, 124-128 : S. Thomas d'Aquin. — Trois manières de pécher, l'ignorance, la faiblesse et la malice— Autre chose est de ne savoir point, et autre chose de ne vouloir pas savoir, 129-151.
Question III. Quelle est la sorte de présomption qui constitue le péché contre l'Esprit-Saint , 151-158.
Une confiance déraisonnable provoque les vengeances de Dieu — Ne tomber ni dans la présomption , ni dans le désespoir — Il y aurait de la témérité à demander d'être assuré par une révélation du pardon de ses péchés — La sécurité est ordinairement ta mère de la négligence, 156-158 : S. Grégoire. — On ne doit pas persévérer dans l'habitude du péché sous prétexte qu'on a tout à espérer de la miséricorde divine — Deux sortes d'endurcissement — Aimer la miséricorde de Dieu , et en même temps craindre sa justice, 159 : S. Fulgence ou S. Augustin. — Danger du délai de la conversion, 140 : S. Bernard. — Illusion de ceux qui s'imaginent que la foi seule leur suffit pour se sauver — En quel sens l'Apôtre a dit que nous sommes justifiés par la foi sans les œuvres de la loi— L'hérésie qui enseigne l'inutilité des œuvres a été l'occasion des épttres catholiques
— De quelle foi a voulu parler saint Paul — La foi qui sauve , c'est la foi vive ou qu'anime la charité — Sécurité qui serait funeste — Erreur qu'il y aurait à croire que tous ceux qui ne renoncent pas à la foi chrétienne seront sauvés , quand même ils auraient persévéré jusqu'à la mort dans les plus grands crimes— La foi qui sauve est celle qui opère par l'amour
— Une des erreurs d'Eunomius était que la foi suffisait sans les œuvres , 144-145 : S. Augustin. — Au dire des hérétiques. Dieu ne se mettra pas en peine de ce qu'on pourra avoir fait, pourvu qu'on ail conservé la foi, 146 :
SSft TABLE ANALYTIQUE
8. JÉRÔME. — Personne ici-has ne doit se croire absolument assuré d'être JQstiûé devant Dieu — La considération de notre propre faiblesse et de l'imperfection de nos dispositions peut à bon droit nous inspirer des doutes sur notre état de grâce, 1^6- i&7 : le concile de Trente. — Ceux-là sont bien téméraires , qui promettent hardiment le pardon aux. pécheurs, 147 : S. JÉRÔME. — Dieu est doux , mais il est équitable aussi — Dieu a promis le pardon au repentir, mais il n'a pas promis une longue vie au pécheur <— Qui sont ceux qui se perdent , soit par un excè$ , soit par un défaut d'espérance — Il n'y a point de salut pour ceux qui persévèrent dans le mal — On ne doit pas se croire sauvé par cela seul qu'on porte le nom de chrétien — Un pécheur doit recourir à la puissance des clefs, i 47-1 50 : S. Augustin. — Quelque pécheur. qu'on puisse être , on pourra obtenir son pardon si l'on revient à pénitence — Tant que nous sommes en ce monde, la miséricorde de Dieu est disposée à nous accueillir — Celui qui remet à faire pénitence jusqu'à ce qu'il se voie en danger de . mort, ne donne point l'assurance de sa réconciliation avec Dieu — Témérité qu'il y aurait à la leur promettre — Un pénitent ne doit jamais être absolument tranquille au sujet des péchés qu'il a commis , 150-152 : S. Isidore. — Quelque juste qu'on soit, on doit toujours craindre — Personne ici-bas n'est assuré d'être du nombre des prédestinés — Il est utile aux élus d'ignorer le secret de leur prédestination — Incertitude de la conversion entreprise seulement au moment de la mort — Confesser ses péchés à Dieu et à son ministre— Se hâter de se réconcilier — Pour avoir oublié Dieu pendant la vie, le pécheur s'oublie soi-même à la mort» 153-155 : S. Augustin. — Péché qui va à la mort — La miséricorde de Dieu oublie celui qui a oublié sa justice, 155-1^6 : S. Grégoire. — Au moment de notre conversion , nous devons baiser à la fois les deux pieds de Notre- Seigneur, qui sont sa miséricorde et sa justice — La crainte est le commencement de la sagesse, et l'espérance en est le progrès, 156-157 : S. Bernard. — La providence de Dieu nous offre le port de l'espérance contre l'écueil du désespoir, et nous garantit contre la présomption par l'incertitude du jour de notre mort, 157-158 : S. Grégoire.
Question IV. Comment pèche-t-on contre le Saint-Esprit par désespoir, 158-170.
Le Seigneur lui-même nous exhorte à ne pas nous défier de sa miséricorde — Danger des rechutes — Que personne , quelque pécheur qu'il soit, ne désespère de la miséricorde de Dieu, 161-165 : S. Augustin. — On peut entendre par le mot enfer le désespoir du pécheur, 165-i64 : S. Grégoire. — Rester dans l'état de péché, c'est descendre dans l'enfer
— Le pénitent doit, tout en craignant la justice de Dieu, conserver la confiance en sa miséricorde — Personne ne doit désespérer de son pardon, quand même il ne se convertirait qu'à la fin de sa vie , 16^^-165 : S. Isidore.
— Se prémunir contre le désespoir en se rappelant tant d'exemples de conversions de pécheurs — C'est le démon qui cherche à nous inspirer le désespoir— Motifs qui doivent en détourner — Fussiez-vous arrivé à yotre dernier jour, témoignez à Dieu votre repentir — Qu'est-ce que le péché, si on le compare à la miséricorde de Dieu, 165-167 : S. Chrysostômb. — Dieu prend sa miséricorde dans son propre fonds et sa justice dans le nôtre — Dieu est le père des miséricordes, mais non le père des vengeances—La bonté de Dieu £st plus grande que la malice du plus grand
pécheur, 167 : S. Bernard.— Il ne faut désespérer d'aooiin pécbeur, tant quUl est en cette vie — L'excommunication même peut devenir un moyen très-salutaire pour celui qui en est atteint— 11 ne faut désespérer de personne, tant que la mort ne Ta pas enlevé— Jamais Dieu ne rebute le repentir, si ce repentir est humble et sincère— Le royaume des cieux a été fait pour nous ; l'enfer Ta été pour le démon — Tant que nous sommes en cette vie, nous pouvons effacer tous nos péchés par la pénitence, 167-169 : S. Augustin. — Il ne faut pas refuser la réconciliation aux pécheurs, quels qu'ils .soient, qui implorent la grâce de la pénitence en danger de mort— La miséricorde divine ne fait jamais attendre le pardon au repentir, 169-170 : S. Léon. — Tous les prêtres indistinctement peuvent absoudre toute espèce de pénitents à l'article de la mort, 170 : le concile de Trente.
Question V. Quand est-ce qu'on pèche contre le Saint-Esprit en résistant à la vérité, 171-176.
Caractère obstiné des hérétiques, 17^ : S. Léon. — Toutes les hérésies ont pour cause ordinaire l'Ecriture mal entendue — Règle à suivre par rapport à l'Ecriture — Différence à faire entre les hérétiques proprement dits et ceux qui leur ajoutent foi — La résistance obstinée à l'autorité de l'Eglise est ce qui 'fait les hérétiques, 175-176 : S. Augustin. — C'est pécher contre l'Esprit-Saint, que de violer les canons de propos délibéré, 176 : S. Dahase, cité par Gratien.
Question VI. En quels cas l'envie portée aux grâces que d'autres reçoivent est-elle un péché contre l'Esprit-Saint, 176-179.
C'est un péché qui va à la mort, que d'être jaloux de la grâce qui a réconcilié nos frères avec Dieu — Il y a de la prudence à prier pour les pécheurs, tant qu'ils sont en cette vie, 177-179 : S. Augustin.
Question VII. Quelle est l'espèce d'obstination qui constitue un péché contre l'Esprit-Saint , 180-193.
Crime de ceux qui font mépris du pouvoir qu'a l'Eglise de remettre les péchés — Dieu ne laisse aucun péché impuni — C'est commettre une iniquité énorme, que de prendre la défense de ses propres péchés, 182-18^ : S. Augustin. — Comment Dieu a coutume de punir ceux qui diffèrent sans cesse leur conversion — En quel sens Dieu met une pierre d'achoppement devant ceux qui abandonnent sa justice , et en quel sens il^endurcit le cœur des pécheurs*, 18^-186 : S. Grégoire. — Ce que c'est qu'un cœur endurci — 11 n'y a pas de frénésie plus effrénée que la volonté obstinée de pécher, 186-187 : S. Bernard.— Deux sens dans lesquels il est vrai^iue Dieu endurcit le cœur de Pharaon— Causes de cet endurcissement — La patience de Dieu présente aux uns la facilité de faire pénitence , et aux autres celle de persévérer dans le mal — Dieu n'abandonne jamais personne le premier — Pharaon s'est endurci par un effet de la patience de Dieu, et non par un effet de sa puissance— Pharaon avait mérité, par le nombre et l'énormité de ses péchés, d'être abandonné à son endurcissement—Comparaison tirée de la glace, 187-190 : S, Augustin.— Dieu endurcit le cœur de Pharaon en ce sens qu'il s'abstint d'amollir sa dureté, 190-191 : S. Grégoire. — Progrès que fait dans le mal celui qui refuse de mettre la correction à profit — Au mépris de la correction on joint l'impatience, et à Timpalience on joint l'impudeur — Combien il est dangereux de prendre la défense de ses propres fautes — Jamais Dieu n'est
886 TABLE ANALYTIQOB
plas en colère contre nous, que lorsquUl cesse de nous témoigner sa colère — De PJmpudeur natt rimpénitence, mère du désespoir, 191-193 : S. Bbrnabd.
Question VIII. Quand y a-t-il péché dMmpénitence , i^h-^XiO.
L'impéoitence est un pécbé contre TEsprit-Saint — Le péché d'impénitence ne sera remis ni dans le siècle présent ni dans le siècle à venir— On ne doit pas désespérer de celui que Dieu laisse encore en vie — La différence des péchés contre le Saint-Esprit d'avec les péchés contre le Fils de rhomme n'implique aucune inégalité dans les personnes divines — Raison de la grièveté du blasphème contre le Saint-Esprit — Le pécbé d'impénitence est une injure faite à la grâce reçue dans le baptême ou dans le sacrement de pénitence— Tout péché contre le Saint-Esprit n'est pas irrémissible, 196-199 : S. Augustin. — Le péché contre le Saint- Esprit ne va à la mort que pour ceux qui y persévèrent — 11 n'est aucun péché dont l'Eglise n'ait le pouvoir d'absoudre, 199-300 : S. Gélasb I. — Le péché qui va à la mort consiste à abandonner sans retour la foi qui opère par la charité, 200 : S. Augustin.
Article V. Des péchés qui crient jusqu'au ciel, 90i-S135.
Question I. Quels sont les péchés dont on dit qu'ils crient jusqu'au ciel, 201-205.
Ce que c'est qu'ti» cri dans les livres saints, SOl-SO^^ : S. Augustin.— Un cri, c'est un crime commis avec une audace qui ne garde plus de mesure, Wt : S. Grégoire.
Question II. De quelles vengeances l'Eglise nous dit-elle que Dieu poursuit l'homicide volontaire, 205-211.
De quelle manière l'homicide était puni par l'Eglise des premiers siècles, 208-209 : les conciles d'ANcvRE et d'EPAÔNE. — Adoucissement à la pénitence prescrite aux homicides — Quelle était cette pénitence — A quelle sorte d'abstinence ils étaient condamnés — L'homicide admis à la communion au bout de sept années de pénitence, 209-210 : le concile de TaiBUR. — En quel sens criait le sang d'Abel — Pourquoi il est dit qu'il criait de la terre, 210-211 : S. Ambroise. — Ce qu'on doit entendre par ces mots. Celui qui se sert de Vépée, etc., 211 : S. Augustin.
Question 111. Que nous enseigne l'Ecriture au sujet du péché de sodomie et de sa punition , 21 1-221 .
Le genre de la punition des Sodomites indique celui de leur crime , 217 : S. Grégoire. — Cette punition est une image du jugement de Dieu à venir, 217 : S. Augustin. — Spectacle qu'offrait le pays de Sodome à l'époque où vivait TertuUien, 218 : Tertullien.— Le péché contre nature est pire en un sens que l'homicide — ravale l'homme au-dessous des animaux, 220-221 : S. Ghrysostômb.— C'est une monstruosité, 221 : Tertullien. — C'est violer l'alliance qui est entre Dieu et nous, 221 : S. Augustin.— Peine portée contre ce crime dans le code de Justinien, 221.
Question IV. Que nous dit l'Ecriture du crime de l'oppression exercée à l'égard des pauvres, 222-228.
Question V. Quel crime enfin y a-t-il, d'après l'Ecriture, à retenir ou à diminuer le salaire des ouvriers, 228-229.
Question VI. A quelle partie de la doctrine chrétienne convient- il de rapporter toute cette étude sur les péchés, et à quoi peut-elle être utile, 229-23ft.