‹ Le grand crimeChapitre 6 sur 23 · The Works, of Henry George, vol. IX, p · texte numérisé non relu

The Works, of Henry George, vol. IX, p

vrait être le riche tandis que celui qui ne fait rien être pairvre. Or, nous avons si bien renversé Tordre naturel des choses que nous sommes habitués à l'idée de voir le travailleur pauvre... La cause primordiale de ce fait est que nous obligeons celui qui travaille à payer à d'autres pour avoir la permission de travailler. Quand vous achetez un vêtement, une maison, un cheval, vous payez au vendeur un labeur quelconque, vous lui payez quelque chose qu'il a produit, ou qu'il s'est procuré de quelqu'un qui l'a produit; mais quand vous payez à quelqu'un pour cultiver la terre, qu'est-ce que vous lui payez? Vous lui payez ce qu'aucun homme n'a produit ; vous lui payez quelque chose dont l'existence est antérieure à celle de l'homme luimême ; vous lui payez quelque chose qui a acquis une valeur non par un efiort individuel, mais par celui de la

communauté dont vous faites partie1. »

(C'est pour cette raison que ceux qui se sont emparés du sol sont riches, tandis que ceux qui le cultivent ou travaillent ses produits sont pauvres.)

« On parle de surproduction. Comment le fait de la surproduction peut-il se produire quand le peuple crie famine? 11 y a bien des gens qui réclament ce qui a été soi disant « surproduit » . Pourquoi ne peuvent-ils pas se le procurer? Parce qu'ils n'ont pas les moyens de l'acheter, et nullement parce qu'ils ne le désirent pas.

Pourquoi n'ont-ils pas les moyens de l'acheter? Ils gagnent trop peu. Quand la plupart des hommes gagnent 1 fr. 6o par jour, on conçoit qu'il y ait une grande quantité de marchandises qui ne puissent être vendues.

« Maintenant, comment se fait-il qu'il

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