SCÈNE VIII
Les Mèmfj, Le GRAND-DUC, costume de 'Clistorcl, avec un faux nez, très pointu.
CLISTORKL.
Ai. de» C'.op.ii*.
Purgare, purgare ,
Clysterium donare,
Purgare. selgnare ,
Et puis recommença rc.
Il le («il peolr «éf ».
CR1ST0RF.L, gravement à Cornélius.
Tirez la langue.
CORNÉLIUS, tirant la langue.
Je ne demande pas mieux... seulement, je vous ferai observer que ce n’est pas moi qui suis malade.
CLISTORKL, mim l'ecouter, »« ponant ridécltmant.
Je viens, vraiment, d’apprendre une belle nouvelle. Qui me réjouit fort...
CORNÉLIUS
Eh! docteur, quelle est*elle?
CUSTOREL.
N’avez-vous pas de honte, à l’âge où vous voilà,
De faire extravagance égale à celle-là !
CORNÉLIUS
De quoi s’agit-il donc?
CUSTOREL.
11 vous faudrait encore ,
Malgré vos cheveux gris, quelques grains d’ellébore !.. On m'a dit, par la ville, et c’est un fait certain , Que de vous marier vous formiez le dessein...
CORNÉLIUS
Docteur, ce n’est pas mol qu’aujourd’bul l'on marie.
CUSTOREL , xnn» l'écouter.
Peut-on faire jamais de plus haute folie!
THÉOBALD
Mais , contre mon parrain , pourquoi vous récrier. Vous, que l’on dit tout près de se remarier!
CORNÉLIUS, > Vlt.iiiTstiu • Ce n'est pas moi, vous dis-je. . .
IXISTORKI. , toujouri mu» l'écouter-
Avez-vous le courage
! Et la mâle vigueur requis en mariage?
{ A Tb«">bald. j
| Je vous trouve plaisant ! et vous avez raison ,
De faire, avecqoe moi , quelque comparaison!
J’ai fait quatorze en fa ns à ma première femme . Madame Clistorcl! (Dieu veuHie avoir son âme!)
fil «h wn (>'«pctu.
Et si, «laits mes travaux, la mort ne me surprend . •O** Je veux , à la seconde , en faire encore autant !