CHOEUR GÉNÉRAL
BETLY.
dit : H umeur, honneur. (»c Biemc a. j
Et nous aussi !
THÉOBALD, à Cornélius.
N’est-ce pas, mon parrain ?
CORNÉLIUS
Je n’ai qu’une parole... et je vous l’ai donnée deux fois.
LE GRAND-DUC, aux courtisans.
Messieurs, la chasse est remise, il y a contreordre... Théobald, que tout 5e prépare pour les fêtes de mon mariage... il y aura grand gala à la cour... bal costumé* bal d’enfans.
THÉOBALD
Justement , nous avons au château les costumes , qui , dernièrement, nous ont jServi à jouer la comédie...
CORNÉLIUS, a lui-même.
Un bal travesti.... je me déguiserai en poussah !
le grand-duc , à un courtisan.
Vous, Monsieur le maître d’hrttcl, je vous recommande le dessert t surtout... beaucoup d’entremets de douceur... je veux régaler ma petite princesse... allez... (Théobald et le maîtrc-d’hAtel sortent en s’inclinant; & lul-mémc.) Oh! qu’elle doitêtre gentille, ma petite princesse... des petites mains! des petits pieds! (a Cornélius.) Elle est blonde, n’est-ce pas.?
CORNÉLIUS
Oui, certainement, elle est blonde... ou brune... selon toute apparence... Mon prince, il est d’étiquette que vous vous rendiez au devant de votre noble fiancée.
Honneur, honneur, honneur A l’objet enchanteur Qui , de l’hy menée ,
En cette journée,
Vient serrer les nœuds !
A notre Duchesse Que chacun s’empresse D’offrir tous scs vœux !
LE GRAND-DUC, è pat I, regarda»! tnui cAtèt.
Comment , ir n’y en a pas d’autre?..
HERMANGARDE, d’un ton solennel*
Grand-Duc !
LE GRAND-DUC, à parL
Oh ! quelle grosc voix !
(Il va se cacher derrière un fauteuil. — Cornélius va
le prendre par la main et le ramène près d’Her-
mangardc.)
HERMANGARDE
Grand-Duc de Bcrlingbcn c’est moi qui,
en me conformant aux usages des maisons princières de l’antiques Germanie, viens pour avoir l’honneur d’épouer votre Altesse... de la main droite...
LE GRAND-DUC, à part.
Elle. , (Il veut s’échapper, Cornélius le retient) HERMANGARDE.
Souffrez, grand prince, que nous échangions le deux anneaux.
LE GRAND-DUC , passant à gauche.
Laissez-moi !.. ne niapprorhez pas!., je ne veux plus me marier!., je ne veux plus me marier!.. (Il sc sauve, et rentre, à gauche.)
TOTS.
Oh oui! partons, parlons, tout de suite, dans mon plus beau carrosse!., (ils vont pour sortir.) ^ ^
O ciel !
THÉOBALD ET BETLY.
Il nc.se marie pas... eh bien, et nous.'/
Sonet.
COhNtl.llS.
BERMAMGARDE.
Un pareil affront, devant tout le monde...
oh ! golf î (Elle tombe avec rage sur un fauteuil. )
Au : Fille ingrate et rrlxrll*. (la J ma.,
Grand Dieu! quelle aventure!
Pour elle „ , ,
Ah t pour nous qu ' llc ^ urt!
D'une telle rupture Quelle est donc la raison ?
Princesse infortunée ,
De grâces couronnée ,
Étais-tu destinée A subir cet affront !
[Tlitukilil, Bell* et la tuile «orient «T un air couttonii.)