‹ Le Grand Duc proverbe en un acteChapitre 6 sur 23 · CHOEUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHOEUR GÉNÉRAL

BETLY.

dit : H umeur, honneur. (»c Biemc a. j

Et nous aussi !

THÉOBALD, à Cornélius.

N’est-ce pas, mon parrain ?

CORNÉLIUS

Je n’ai qu’une parole... et je vous l’ai donnée deux fois.

LE GRAND-DUC, aux courtisans.

Messieurs, la chasse est remise, il y a contreordre... Théobald, que tout 5e prépare pour les fêtes de mon mariage... il y aura grand gala à la cour... bal costumé* bal d’enfans.

THÉOBALD

Justement , nous avons au château les costumes , qui , dernièrement, nous ont jServi à jouer la comédie...

CORNÉLIUS, a lui-même.

Un bal travesti.... je me déguiserai en poussah !

le grand-duc , à un courtisan.

Vous, Monsieur le maître d’hrttcl, je vous recommande le dessert t surtout... beaucoup d’entremets de douceur... je veux régaler ma petite princesse... allez... (Théobald et le maîtrc-d’hAtel sortent en s’inclinant; & lul-mémc.) Oh! qu’elle doitêtre gentille, ma petite princesse... des petites mains! des petits pieds! (a Cornélius.) Elle est blonde, n’est-ce pas.?

CORNÉLIUS

Oui, certainement, elle est blonde... ou brune... selon toute apparence... Mon prince, il est d’étiquette que vous vous rendiez au devant de votre noble fiancée.

Honneur, honneur, honneur A l’objet enchanteur Qui , de l’hy menée ,

En cette journée,

Vient serrer les nœuds !

A notre Duchesse Que chacun s’empresse D’offrir tous scs vœux !

LE GRAND-DUC, è pat I, regarda»! tnui cAtèt.

Comment , ir n’y en a pas d’autre?..

HERMANGARDE, d’un ton solennel*

Grand-Duc !

LE GRAND-DUC, à parL

Oh ! quelle grosc voix !

(Il va se cacher derrière un fauteuil. — Cornélius va

le prendre par la main et le ramène près d’Her-

mangardc.)

HERMANGARDE

Grand-Duc de Bcrlingbcn c’est moi qui,

en me conformant aux usages des maisons princières de l’antiques Germanie, viens pour avoir l’honneur d’épouer votre Altesse... de la main droite...

LE GRAND-DUC, à part.

Elle. , (Il veut s’échapper, Cornélius le retient) HERMANGARDE.

Souffrez, grand prince, que nous échangions le deux anneaux.

LE GRAND-DUC , passant à gauche.

Laissez-moi !.. ne niapprorhez pas!., je ne veux plus me marier!., je ne veux plus me marier!.. (Il sc sauve, et rentre, à gauche.)

TOTS.

Oh oui! partons, parlons, tout de suite, dans mon plus beau carrosse!., (ils vont pour sortir.) ^ ^

O ciel !

THÉOBALD ET BETLY.

Il nc.se marie pas... eh bien, et nous.'/

Sonet.

COhNtl.llS.

BERMAMGARDE.

Un pareil affront, devant tout le monde...

oh ! golf î (Elle tombe avec rage sur un fauteuil. )

Au : Fille ingrate et rrlxrll*. (la J ma.,

Grand Dieu! quelle aventure!

Pour elle „ , ,

Ah t pour nous qu ' llc ^ urt!

D'une telle rupture Quelle est donc la raison ?

Princesse infortunée ,

De grâces couronnée ,

Étais-tu destinée A subir cet affront !

[Tlitukilil, Bell* et la tuile «orient «T un air couttonii.)

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