MATIERES ALIMENTAIRES
paient à l'Etat un droit fixé à un minimum de 46 penni pa litre d'eau-de-vie contenant 50 % d'alcool à une température de + 15 degrés Celsius. Le nombre des distilleries est actuellement de 62. Chaque commune a le droit d'autoriser ou d'interdire l'établissement sur son territoire de distilleries et de débits d'eaude-vie.
Outre ces distilleries il y a en Finlande 71 fabriques de liqueurs et autres spiritueux. Leur production a été estimée pour 1875, à environ 7 millions de marcs.
Brasseries de bière et de porter; distilleries de vinaigre. La consommation de la bière a considérablement augmenté dans ces dernières années. Il y a actuellement une trentaine de brasseries dans les villes et peut-être autant dans les communes rurales. La plus importante est celle de M. P. Sinebrychoff, à Helsingfors, qui occupe environ 80 ouvriers et fabrique annuellement plus d'un million de litres de bière. On compte 9 fabriques de porter et de vinaigre, dont les principales étaient, en 1873, celles de H. Brummer et O e à Helsingfors, de E. Julin et O e à S te Marie et de F. Hultman à Ekenâs.
Raffineries. Il y en a deux, celle de Th'ôl'ô, près d'Helsingfors, et celle à' Aura à Abo. Toutes les deux sont à vapeur et font venir le sucre brut de l'étranger, principalement des Indes occidentales. On fait depuis quelques années des essais de culture de betterave dans le gouvernement de Nylande, mais ces essais sont trop récents pour qu'on puisse en prévoir les résultats pour la fabrication du sucre. La raffinerie de Thôlô occupait, en 1875, 75 ouvriers et a produit 1,827,500 kilo, de sucre raffiné et 178,500 kilo, de mélasse, pour une valeur de 2,793,000 marcs. La raffinerie d'Aura occupait 75 ouvriers et a produit 1,062,000 kilo, de sucre en pains, 106,500 kilo, de sucre en poudre et 212,000 kilo, de mélasse, valant ensemble 1,902,000 marcs.
Fabriques de tabac. Le tabac se cultive en Finlande assez généralement mais en très-petites quantités. Les plantations de quelques mètres carrés qu'on voit devant presque toutes les cabanes de paysan dans le sud du pays ne sont destinées qu'à fournir au maître de la maison sa petite provision de tabac à mâcher et à fumer. Les fabriques de tabac, dont il y a 28 en Finlande, produisant pour une somme totale de 3y 3 millions de marcs, tirent leur matière première de l'étranger, principalement d'Allemagne et de Russie. Les plus importantes sont celles de H. Borgstr'ôm et de Tollaftder et Klàrich (cigares, cigarettes, tabac à priser, etc.), à Helsingfors, de P. C. Rettig et C ie (cigares, cigarettes, tabac à fumer et à priser), et de R. F. JàderJwlm (tabac à fumer, à mâcher, à priser, cigarettes), à Abo, de P. Jakozvleff et C i€ (cigarettes), de Willman et C ie , de F. Sergejeff et C ie , à Wiborg, enfin de Ph. U. Strengberg et O e à Jakobstad et de Finnilà et O e à Gamla Karleby.
Parmi les établissements industriels appartenant à cette classe, les suivants surtout méritent d'être mentionnés:
Fabriques d'eaux gazeuses. Il y en a trois à Helsingfors, une à Wiborg et peut-être encore dans d'autres villes mais les renseignements nous manquent à cet égard. Il existe à Helsingfors un grand nombre de petites boutiques et d'échoppes où, pendant les chaleurs de l'été, on débite aux promeneurs des eaux gazeuses par verres, avec ou sans sirop.
Fabriques de parfumerie et de savon fin. — Les principaux établissements de ce genre sont ceux de J'ônsson et O e (production 65,000 marcs) et de F. Fa/dgren 9 à Abo, de Chr. D. Kr'ôger et O ê à St. Marie, de C. F. Blomberg à Sibbo, et de C. Dahlstrôm à Kuopio.
Il y a dans plusieurs villes des fabriques d allumettes. La plus ancienne est la Fabrique d allumettes de Sofiegarten, près de Bjôrneborg, qui était, il y a 15 ans, un des plus grands établissements de ce genre en Europe et des plus renommés aussi bien pour la qualité que pour la quantité de ses produits. Les allumettes de Bjôrneborg s'exportaient par grandes quantités en tous pays. Maintenant la fabrication a été réduite. Elle était, Tannée dernière, de 15,978 caisses ( de 1,000 boîtes) d'allumettes de tous genres, estimées 261,700 marcs. L'établissement occupait 3o hommes, 170 femmes et 60 enfants au-dessous de quinze ans. Les six autres fabriques d'allumettes (deux à Tammerfors, une à Nystad, une à Jakobstad, une à Helsingfors et une dans la paroisse de Kuopio) sont montées sur un moins grand pied. Ces fabriques remplissent amplement les besoins du pays et fournissent chaque année à l'exportation une certaine quantité de produits. Cette exportation s'est élevée, en 1870, à 40,160 caisses, en 1871, à 9,541, en 1872, à 13,156, en 1873, à 12,057, en 1874, à 5,550 et en 1875, à 7,614 caisses.
La fabrication des chandelles et des bougies est concentrée à Wjborg depuis un demi-siècle; c'est la que se trouvent deux grands établissements, l'un pour la fabrication des bougies stéariques, l'autre pour la fabrication des chandelles, appartenant tous deux à la Société par actions de Havis. Ils ont produit, en 1875, 239,887 kilo, de bougies stéariques, 104,380 kilo, de bougies de qualité inférieure, 14,195 kilo, de chandelles, 187,000 kilo, d'oléine et 34,850 kilo, de glycérine brute. La fabrique de bougies est mue par la vapeur et occupe en moyenne 60 ouvriers. — Il y a encore de petites fabriques de bougies et de savon à Helsingfors et à Kuopio. — Du reste, à la campagne, on fabrique dans toute maison quelque peu bien montée les chandelles nécessaires aux besoins du ménage. Il résulte de ce fait que la consommation des bougies de fabrique dans le
pays même est assez restreinte pour permettre l'exportation en Russie d'une partie des produits. Nous donnons ici, en kilogrammes, la quantité de chandelles et de bougies importées et exportées pendant les dernières années:
Import.
Export.
Import.
Export.
Import. Export.
Bougies stéariques . .
„ de cire . .
„ de qualité infé-
rieure . .
Chandelles ....
Espèces diverses . .
Total 144,822 402,202 102,959 128,358 181,050 94,044.
La cause de l'augmentation de l'importation en I876 et de la diminution correspondante de l'exportation doit être la baisse rapide du cours de l'argent russe : les produits finlandais se vendaient cher en Russie, tandis que les produits russes étaient à bon marché en Finlande.
Il existe six fabriques fthuile de lin et de ckatwre, de tourteaux et de farine de lin, une fabrique # acide sulfurique, à Wiborg, et, en différents endroits, 5 fabriques ft alcool de bois, de térébenthine et de campkitie. Wiborg possède deux fabriques de café de cichorée.
Il y a 5 ou 6 teintureries, mais elles ne sont par montées sur le pied de grands établissements industriels. Le nombre des teinturiers était en 1873, de 86 dans les villes et de 160 dans les communes rurales.
La fabrication du salpêtre et de la potasse ne constitue pas une idustrjf régulière; c'est une source de profits accessoires pour les paysans et les gens du peuple. Il en est de même de la préparation de la poix et du goudron; nous, avons vu déjà, à
l'occasion de l'exploitation des forêts que ce dernier article est l'objet d'une exportation considérable.
L'industrie cotonnière, une des plus importantes du pays, est représentée par cinq grandes filatures et tissages de coton, celles de Tatntnerfors, de Nikolaistad, d'Aôo, de Forssa, dans la paroisse de Tammela et de Kyr'àskoski, dans la paroisse de Tavastkyro. Le coton est pour la plus grande partie importé directement d'Amérique et des Indes occidentales; de petites quantités viennent par l'Angleterre et la Russie. Le chiffre de cette importation dans les onze dernières années donnera une juste idée de l'importance de l'industrie.
Coton brut importé; kilogrammes.
en 1866 933,436.
Les fabriques d'Abo et de Nikolaistad sont mues par la vapeur, la fabrique de tissus de coton de Kyrôskoski, par l'eau j et les deux autres, par l'eau et la vapeur. Dans la filature de Forssa, 5 turbines de 290 chevaux et 5 machines à vapeur de
400 chevaux mettaient en mouvement, en 1875, 18,000 broches et 500 métiers à tisser; elle employait 1,400 ouvriers et la valeur de la production monta à 3,600,000 marcs. La filature de coton de Wasa comptait 15,000 broches et 192 métiers à tisser; elle employait 412 personnes, dont 118 hommes, 228 femmes et 66 enfants au-dessous de 15 ans; sa production était de 1,040,000 marcs. La fabrique d'Abo ne fait que du fil, et celle de Kyrôskoski, seulement des tissus. Celle-là a 4,700 broches, un personnel de 75 personnes en moyenne, et a fabriqué, en 1875, 73,394 kilogrammes de coton filé, pour une valeur de 280,000 marcs. La seconde occupait 50 ouvriers, et ses 25 métiers ont produit des tissus pour une valeur de 90,000 marcs. Des teintureries et des imprimeries de tissus sont jointes à la plupart des filatures.
La filature et le tissage du lin étaient pratiqués très-généralement, il y a quelques années encore, comme industrie domestique. Les toiles d'Abo étaient bien connues et très-recherchées, même à l'étranger. Maintenant, la fabrication de la toile à domicile a, sinon cessé, du moins beaucoup diminué, et cette industrie est exercée en grand par la filature de lin de Tamnierfors, la seule fabrique de ce genre qu'il y ait dans le pays. Elle tire ses matières premières de la Finlande pour près de la moitié, et pour le reste, de la Russie. En 1875, p. ex., elle a employé 373,656 kilogrammes de lin de Finlande et 452,o38 kilo, de lin de Russie, outre 37,492 kilo, d'étoupes et 27,468 kilo, de jute, lequel est importé des Indes orientales par voie d'Angleterre. La fabrique marche au moyen de 5 turbines représentant ensemble une force de 410 chevaux. Le personnel se composait, en 1875, de 859 personnes, dont 288 hommes, 408 femmes, 83 garçons et 80 filles au-dessous de 15 ans; il y avait en activité 28 métiers à filer avec 7>882 broches, et 195 métiers à tisser; la production s'est élevée à 3,222,702 marcs.
Filature et tissage de la laine. Il y a en Finlande 6 fabriques de drap, une fabrique de tricot et 5 filatures et tissages de laine. Le plus grand de ces établissements est la fabrique de drap de Littois, près d'Abo (1,375 broches, 40 métiers à tisser et 140 ouvriers). Elle a employé en 1875 85,000 kilo, de laine, dont la moitié venait d'Angleterre et le reste d'Allemagne et de Russie, et' a fabriqué environ 60,000 mètres de drap et tissus divers pour une valeur de 650,000 marcs. Nommons en second lieu la fabrique de drap de Tammerfors (1,332 broches, 32 métiers à tisser et 148 ouvriers), dont la production a monté Tannée dernière à 38,400 mètres de drap divers, valant 364,000 marcs. Cette fabrique emploie aussi de la laine indigène, bien que dans une assez petite proportion (4,760 kilo, de laine de Finlande pour 27,795 kilo, de laines étrangères) Les autres filatures de laine sont de moindre importance et ne fabriquent que des draps grossiers avec de la laine du pays La fabrique de tricot d'Abo occupait l'année dernière 70 ouvriers, pour la plupart des femmes et des enfants; elle a fabriqué surtout des objets d'habillement, pour une valeur de 100,100 marcs.
Les produits des filatures finlandaises s'exportent pour la plus grande partie en Russie. Mais cette exportation est inférieure à l'importation de fil et de tissus des autres pays. Ainsi, cette industrie n'a pas encore atteint le point auquel le pays aurait besoin qu'elle parvînt. Voici à quoi se sont élevées l'importation et l'exportation de ces articles pendant les trois dernières années :
Fil de coton
„ „ lin et de chanvre .
n » Laine
„ divers
Tissus de coton . . . .
„ „ lin et chanvre ,
„ „ soie
„ „ laine . . . . , „ divers
Importation.
Exportation.
Quintaux métriques.
La fabrication de la corde n'occupe qu'un petit nombre de personnes. D'après le compte-rendu de la Direction des Manufactures pour l'année 1873 il existait dans le pays trois petites corderies ; de plus, 5 maîtres d'état faisaient leur métier de cette fabrication. Le nombre d'ouvriers, ainsi que la valeur de la production^ était insignifiant. Aussi la flotte de commerce estelle obligée de s'approvisionner en Russie des cordages dont elle a besoin.
Le rapport de la Direction des Manufactures pour 1873 nomme 7 fabriqués de vêtements (toutes à Helsingfors), 3 fabriques de chapeaux, 2 fabriques de gants, 4 de pelletries, 2 de chemises (à Abo), et 1 de passementerie. De plus il y avait:
Dans les villes.
Chapeliers .... 14
Pelletiers il
Tailleurs 120
Passementiers ... 2 Mégissiers et gantiers il
Dans les communes rurales.
On n'a pas rassemblé officiellement deV renseignements sur le nombre des modistes, brodeuses^ "côûtfirièïés, '*e\&, à; Var/la fabrication de la dentelle, qui, à Raûmo, se "pratiqué "de vieille date comme industrie domestique.
Il y a 28 grandes tanneries; en outre, 200 maîtres-tanneurs dans les villes et 372 dans les communes rurales font leur métier de la préparation du cuir. La plus grande tannerie est celle des frères Astrbm à Uléaborg; elle fabrique du cuir fort et du ^cuir de Russie; la valeur totale de sa fabrication s'est élevée, en 1875, à 620,000 marcs. Les peaux qui y ont été tannées cette année-là provenaient pour la plupart (10,000) d'Amérique, et un petit nombre (1,800), de la Finlande. En général, l'importation des peaux brutes et du cuir est de 10 à 20 fois plus grande que l'exportation. Celle-ci était, en 1874, de 25,109 kilo, de peaux brutes et de 26,401 kilo, de cuir, tandis que l'importation était de 700,091 kilo, de peaux brutes et de 190,153 kilog, de cuir. Il en est de même pour les ouvrages de cuir: en 1874, on en a exporté 19,456 kilog. et importé 228,878 kilog. En 1873, les villes comptaient 210 cordonniers et 73 selliers et les communes rurales 2,150 cordonniers et 44 selliers, outre les ouvriers et apprentis. De plus, il y avait dans les villes 10 fabriques de chaussures et 3 de sellerie, mais elles ne se distinguent des ateliers particuliers ni par les méthodes de fabrication, ni par le nombre des ouvriers, ni par l'importance de la production. La plus connue des fabriques de chaussures est celle de M. Ahlberg, à Abo, qui a ouvert à Helsingfors et dans quelques autres villes des magasins pour la vente de ses produits,
Lès forets constituent pour la Finlande, comme nous l'avons montré plus haut, un capital considérable, qui, bien ménagé, contribuera de plus en plus à la prospérité matérielle du pays. Les circonstances naturelles favorisent tout particulièrement les industries qui emploient le bois pour matière première. Les bois coupés dans les forets de l'intérieur trouvent des voies de transport commodes et économiques dans les innombrables lacs et cours d'eau qui traversent le pays de toutes parts et aboutissent à la mer. Les ateliers et les fabriques situés sur les côtes ont ainsi toujours la matière première en abondance.
Nous avons déjà parlé des scieries à propos de l'exploitation des forêts. Une autre industrie a été créée dans ces dernières années et s'est rapidement développée: c'est la préparation de la pâte de bois pour la fabrication du papier. En 1871, il y avait en Finlande deux usines pour cette préparation, lesquelles fabriquèrent ensemble pour 77,600 marcs de pâte de bois. Quatre ans plus tard, en 1875, il y avait 8 usines, occupant 384 ouvriers et fabriquant pour 800,000 marcs. Ces établissements sont tous mus par l'eau; citons ceux de Nokia, à Birkala (16 machines, 75 ouvriers), de Tammerfors (3 machines, 20 ouvriers), de Mànttà, à Keuru (7 machines, 70 ouvriers), de Kyr'àskoski (8 machines, 40 ouvriers) etc. Les produits de ces usines sont en grande partie exportés. En 1876 l'exportation de pâte de bois a été de 28,823 quintaux métriques.
Les ouvrages de menuiserie pour les machines et les bâtiments se confectionnent en partie dans des ateliers annexés aux grandes fabriques, en partie chez les maîtres d'état M. R. Heitnberger, à Helsingfors, a un grand atelier de menuiserie mécanique, mû par la vapeur. Il y a en outre une trentaine de fabriques de meubles, mais ces établissements n'appartiennent pas à
la grande industrie et ne se distinguent guère que par le nom des simples ateliers d'artisans. On comptait, en 1873, dans tout le pays 649 menuisiers et 17 1 tourneurs, dont seulement 94 menuisiers et 43 tourneurs étaient établis dans les villes.
Les gens du peuple confectionnent souvent eux-mêmes la menuiserie simple dont ils ont besoin, portes, chambranles et linteaux, croisées, meubles, etc. La population de la partie ostrobothnienne du gouvernement de Wasa se distingue par son habileté dans la menuiserie, comme du reste, dans tous les arts manuels. Dans les environs de Nystad, la confection de vases en bois, tels que cuves, tines, baquets, etc„ fait depuis plusieurs siècles l'objet d'une industrie domestique, dont les produits s'exportent en Danemark et dans l'Allemagne du Nord. Quant à la menuiserie d'ornement, l'ébénisterie, la sculpture sur bois, elles n'en sont ici encore qu'à leur commencement. La fabrication de. joujoux d'enfants, en particulier, est peu développée encore, et les joujoux allemands et russes sont les plus communs dans le commerce.
Les fabriques de voitures étaient, cette même année, au nombre de il et occupaient 272 ouvriers. Mais il faut répéter ici ce que nous avons dit de tant d'autres industries, que les fabriques ne diffèrent souvent que de nom des ateliers de maîtresouvriers, et que même tel atelier est parfois plus important que les petites fabriques. La plus grande de ces fabriques est à Abo, les voitures d'Abo à deux et à quatre roues sont très-réputées. Du reste les gens du peuple fabriquent généralement eux-mêmes, pendant l'hiver, leurs charrettes et leurs traîneaux. Dans quelques localités, à Uskela par exemple, ils en fabriquent même pour la vente.
La vannerie est une industrie encore toute nouvelle en Finlande. Cependant, grâce à l'enseignement dans les écoles primaires, grâce à des instructeurs qui parcourent le pays aux frais
du gouvernement pour enseigner leur métier, cette industrie a fait des progrès notables et a pu être représentée par de beaux produits à la première exposition finlandaise de l'industrie et des arts, qui a eu lieu en 1876 à Helsingfors.
Les papeteries finlandaises non seulement suffisent à la consommation toujours croissante de papier qui se fait dans le pays, mais encore exportent leurs produits en quantités toujours plus grandes en Russie et à l'étranger. Voici quelle a été, pendant les dernières années, la valeur de l'exportation du papier, du carton et de la pâte de papier:
en 1866 . .
• • 395,954 marcs
Le papier exporté en 1875 comprenait, entre autres, 129,157 kilo, de papier à lettres, 772,3o6 kilo, de papier à écrire, 95,047 kilo, de papier à imprimer, et 609,679 kilo, de papier gris et de maculature. L'importation de papier et de carton étranger est comparativement peu importante; elle montait en 1875 à 341,854 marcs.
Les plus grandes papeteries sont: celle de y. C. Frenckell et Fils, à Tammerfors, qui occupe 350 ouvriers et dont la production s'élevait, pour 1873, à 1,200,000 marcs; celle de Tervakoski à Janakkala (245 ouvriers; production en 1875: 862,289 inarcs), celle de Kuusankoski^ de Walkiakoski r etc. Mais comme
INDUSTRIES DU PAPJER. 105
ici, de même que pour d'autres branches d'industrie, on ne nous a pas fourni sur la plupart de ces établissements les renseignements demandés, il nous est malheureusement impossible de donner, même approximativement, le chiffre de la production totale pour le pays. Une nouvelle invention a, comme nous l'avons dit plus haut, singulièrement favorisé le développement de cette industrie, c'est l'emploi du bois pour la fabrication du papier. Les papeteries sont toutes mues par l'eau.
Helsingfors possède trois fabriques de papier de tenture. L une est le grand établissement de M. G. Rieks, où 35 machines diverses, mues par la vapeur, ont produit, en 1875, 1,899,051 rouleaux de papier de tenture de tous genres, représentant une valeur de 949,525 marcs. Cette fabrique occupe 109 hommes, 65 femmes et 14 enfants; la plus grande partie des produits s'exporte en Russie. Le second établissement, celui de M. y. E. Jurjew, occupait, en 1875 23 ouvriers et a fabriqué 100,000 rouleaux de papier de tenture, valant 50,000 marcs. Le troisième appartient à M. F. Tilgmann; qui imprime d'après une nouvelle méthode, inventée par lui, des papiers de tenture qui méritent d'arrêter l'attention de visiteurs de l'Exposition.
On estime aux chiffres suivants la valeur des papiers de tenture exportés de Finlande:
en 1874 .... 1,338,890 marcs.
La reliure, le cartonnage, les ouvrages de papier-mâché ne constituent pas en Finlande une grande industrie, bien que quelques maîtres-d'état exerçant ces métiers se soient munis de patentes de fabricants,