C'était du moins l'avis de la diplomatie française
3. Pourtant, dès 1660 et surtout 1661, il faut noter que quelques membres du Sénat commencent à conseiller un rapprochement ; ce sont le chancelier Magnus de la Gardie, le comte Tott et surtout Per Brahe. Voir Arnheim, Eine scfiwedische Denkschrift aus dem Jahre 4664^ dans Forsch, z. br, u. pr, Gesch.^ 1894, VII.
durable, il lui fallait chercher un point d'appui, une garantie plus efficace que les quelques milliers d'hommes de son armée réduite. Et puisqu'il n'y avait point en Allemagne de force indépendante entre le parti autrichien et le i)arti français, il lui fallait, semblait-il, faire taire ses déûances et subordonner sa politique à la politique impériale ou faire taire ses haines et s'enrôler dans la clientèle française. Frédéric-Guillaume deviendra-til, comme on disait alors, « bon Autrichien d ou « bon Français », ou réalisera-t-il ce miracle de n'être malgré tout ni l'un ni l'autre, mais seulement, comme il le disait lui-même, « bon Allemand ? » Voilà la question qui se pose dès 1660.