‹ Le Grand Électeur et Louis XIV [i.e. quatorze]Chapitre 3 sur 79 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

qui influeront désormais sur sa conduite. Il me fallait donc présenter dans leur ensemble, telles qu'elles existaient en 1660, les conditions matérielles et morales qui parfois ont déterminé et qui toujours aident à comprendre sa politique.

La bibliographie, dont j'ai fait précéder mon étude, est une bibliographie raisonnée et par conséquent sélective. Je me rends parfaitement compte qu elle appelle bien des critiques ; on peut préférer un autre plan et juger que j'aurais pu sans dommage omettre la mention de tel ou tel livre, en signaler tel ou tel autre. Mais je crois que tout autre plan, toute autre sélection mériteraient des critiques analogues, et je souhaite seulement que la bibliographie, ainsi présentée, si imparfaite soit-elle, puisse rendre quelques services.

On ne trouvera, dans les appendices, ni l'ensemble, ni même un aperçu des pièces justificatives. Même en choisissant avec soin les passages les plus importants des correspondances françaises ou des lettres de Spanheim, il eût fallu beaucoup trop d'espace. D'ailleurs, les unes et les autres ont leur place marquée dans les grandes collections allemandes, depuis longtemps commencées, et leur publication fragmentaire ferait double emploi. Je me suis contenté de publier quelques mémoires inédits adressés par Hugues de Lionne à Louis XIV et conservés au Ministère des Affaires Étrangères dans la Série Verte (France, Mémoires et Documents) ; quelques pièces, tirées des Archives de Berlin, qui aident à comprendre la préparation du traité de Vossem ; deux lettres intéressantes du Grand Électeur, inutilisées jusqu'ici; enfin un assez long fragment d'une importante lettre de Fuchs. J'y ai joint le texte des trois alliances secrètes de 1681, 1682 et i683, que Mœrner a seul publiées, non sans quelques erreurs de lecture, et qui ne se trouvaient encore dans aucun recueil français.

On sait qu'au XVII^ siècle deux calendriers étaient concurremment en usage, l'ancien et le nouveau. L'un et l'autre étaient employés dans les États du Grand Électeur, l'ancien, par exemple, en Prusse ou en Brandebourg, le nouveau dans les duchés rhénans : la Chancellerie datait les lettres de Frédéric-Guillaume selon l'ancien style à Berlin ou à Kœnigsberg, selon le liouveau à Clève. Pour éviter toute confusion, j'ai daté toujours selon le nouveau. Mais, dans les citations ou les appendices, j'ai conservé les deux dates correspondantes, chaque fois que la pièce onginale les portait ensemble ou qu'elle était datée selon l'ancien style.

Dans la transcription des noms propres allemands (noms de

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