U. M. A., XVII, 17<i
4. Un peu plus tani, le 1i mars, l'élerteur se plaint c'i Rrandt que celui-ci ait toujours alliriné qu'il n'y avait pas d'alliance entre la France et la Suéde : a Worauf VVirauch bislier Inser Ali-ehcn ^rnoinmen. •> Or, il a re^n des nouvelles contraires, qui l'inquiètent. — Brandt avait raison ; on sait (|ue l'alliance ne fut signée p'dv Courtin que le 14 avril.
l'alliance hollandaise uSo
demandent un nouveau délai et il menace d'écrire au roi pour réclamer son rappel. Le 4 mars, il écrit à Pomponne qu'il ne faut plus rien espérer et que Télecteur se joindra tôt ou lard aux. Hollandais : « M. TEU^cleur Ta déclaré k son conseil, qui a esté mesprisé en cette occasion... Pelnilz a eu toute Tauthorité... » ; et Saint-Géran joint à sa lettre des renseignements précis sur les levées, qui ne lui laissent point de doute que le Brandebourg ne se prépare à la guerre. Enfin, Saint-Géran demande, le 1 1 mars, une dernière conférence et la réponse qu'il y reçoit — toujours la même — achève de convaincre Louis XIV qu'il n'obtiendra rien ; Pomponne se décide à la transmettre à tous les ministres de France, afin, ajoute-t-il « qu'ils aillent au-devant des plaintes que pourrait faire Télecteur à l'entrée des troupes françaises dans le duché de Clcves'. » C'était déjà presque la rupture.
Poiu'tant, à ce moment môme, la résolution de Frédéric-Guillaume sembla fléchir. Il apprit que la conclusion de l'alliance entre la France et la Suède n'était qu'une question de jours et bien qu'il espérât, comme Brandt l'avait toujours dit. que la Suèd*^ chercherait plutôt h se faire valoir qu'à agir, c'était là, malgré tout, un danger de plus. Autour de lui, ses ministres, hostiles ou craintifs, en prirent aussitôt prétexte pour réveiller ses scrupules : malgré le parti militaire et malgré Pœllnitz, Talliancc hollandaise parut de nouveau compromise *. D'ailleurs, il est peu probable qu'elle fût sérieusement menacée. Les lelli'es de Crockow entretenaient l'irritation de Frédéric-Guillaume contre Louis XIV ; Crockow était convaincu que son maître prendrait parti contre la France : « J'en doute d'autant moins, lui écrivait-il le .^ mars, qtie je suis assuré que Votre Altesse ne pourra souffrir les maximes de cette (iOur et sa manière de traiter ses alliés '. » P^n elVct, le '2*2 mars, Frédéric-Guillaume faisait transmettre à La Haye des propositions nouvelles, en menaçant, il est vrai de «prendre ses mesures » s'il n'obtenait pas une réponse satisfaisante et prompte; mais l'écart entre les prétentions c(mtraires diminuait. Au début de mars, le duc de Celle et le prince de Waldeck étaient venus à Potsdam * ; le 25, y vint à son tour l'électeur de Saxe, que Frédéric- Guillaume essaya, sans grand succès, d'engager avec lui contre