‹ Le Grand Électeur et Louis XIV [i.e. quatorze]Chapitre 50 sur 79 · Lettre du 30 décembre 1677, déjà citée · texte numérisé non relu

Lettre du 30 décembre 1677, déjà citée

2. Nous verrons d'ailleurs que les sentiments de l'électeur k l'égard d6 Rébenac deviendront tout autres quand l'alliance cessera d'être sincère ; en même temps Rébenac prendra plus de hauteur et d'arrogance et Frédéric-Guillaume finira par le détester.

l'alliance française et la trêve de vingt ans (.1679-1684) 44^

des commissariats ; enfin Scliœning, que de réels talents militaires rendaient nécessaire à son maître, mais qui ne gardera, dans son dévouement intéressé à la politique française, ni mesure, ni scrupule *.

Rébeiiac a vite fait de les connaître tous et vite fait aussi de gagner tous ceux qui peuvent l'être. Il n'est pas depuis deux mois à Berlin que rien ne s'y passe sans qu'il le sache. Déjà léna et Ginimbkow ont reçu chacun 6.000 livres ; Mademoiselle de Wangenheim, la dame d'honneur et la confidente de Télectnce, 4*ooo ; Kommesser, le premier valet de chambre de l'électeur, 2.000'. Le i5 mars, Rébenac a remis à Dorothée, au nom de Louis XIV, une riche parure de diamants, dont la valeur, s'il fallait en croire la Gazette de France, eût dépassé 100.000 écus '. Comment s'étonner que rélectrice devienne aussi bonne française qu'elle l'était peu jusqu'alors ? Quant à Frédéric-Guillaume, lorsqu'il part en chasse, au mois de mai, il n'invite que Rébenac à l'y suivre et tous deux passent cinq jours ensemble, presque seuls, à Klosterlehnini Bien que l'alliance intime reste toujours secrète, bien que ni l'ambassadeur des Provinces-Unies, Amerongen, ni celui de l'empereur, Lamberg, ni même le prince d'Anhalt n'en pénètrent rien, il est visible que l'influence française, avec ilébenac et gi'ûce à lui, règne désormais à Berlin.

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