La lettre a été publiée, U.u.À., II
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mist en esUt de s^opposer aux iiiTiisioiis continuell<«« d«^ V« M« ; qii*il aYoit fait pour elle au delà de ce qu^elle en devoit attendre ; qu*il s*estoit attira tout le monde pour ennemi» par son attache* ment pour V. M.: qu*il n*en reeevoit que de la uuWnnoissance et de mauTais traittemens ; que sy elle aToit exécutif les engai^* mens qu*elle avoit pris il n*auroit jamais son((t^ à sVn rt^tirer, mais qu'elle n*en tenoit aucun et qu'elle luy faisoit tous les jours quelque nouvelle injure ; qu'il estoit Prince lîbrt^ et tinip généreux ptmr souffrir tant de mauvais traittemens. » Kntln lu discussion tourne en querelle ; Frédéric- Guillaume congédie brusquement Réhenac, qui s*en plaint à Meinders, et les conseils prudents de i^lui-oi ne font qu'irriter l'électeur plus encore ; il laut, pour le calmer» que Télectrice, inquiète, intervienne '.
C'est aussi pour préparer la rupture que Frédéric-Ouillaume se décide à entreprendre, malgré tous les maux qui le tourmentent, le long voyage de Glèvo, où il pourra recevoir Quillaume d*Orange et s'entendre personnellement avec lui. L'initiative en vint peut-être de»celui-ci ; du moins avait-il envoyé à Berlin, en avril, un officier, qui se défendait de prendre aucun caractère, bien qu'il agit, écrivait Rébenac, « fort seci'ettement, pour las intérests de son maistre *. » Quoi qu'il en soit, ce i\it le 4 vnai que, pour la première fois, Rébenac entendit parler du voyage. Il était même alors question de le pousser jusqu'à La Haye, et Rébenac en comprenait sans peine la gravité. « S'il se fait, disait-il au roi, ce ne sera que dans la veûede former une amitié estrotte et indissoluble entre M. l'Électeur, M. le Prince d*Orange et les Kstats- Généraux. x> Le ii mai, il eti confirmait la nouvelle et en indiquait le double but : on devait y parler de la succession du prince d'Orange, que celui-ci, ponr gagner l'électrice, voulait, croyait-on, réserver au prince Philippe ' ; mais on dit aussi, ajoutait Rébenac, « que quelques princes s'y doivent trouver ou en i>ersonne ou par leurs ministres et qu'on pourra y prendre des mesures pour la seureté de la Religion protestante. »
1. Le récit do Frldag, dans ta lettre du i" Juillet, concorde à peu prAinvec celui de Rébenac. U, u. A., XIV, 1303.
2. « Il y a Icy un oflloler du Prince d'Orange qui ne prend point de caractère ; mais 11 agltt... etc. » Rébenac, 13 avril 1AR6. — Notons i|ue l'on avait dé|/i purlA à la Cour, l'année précédente, d'un voyage A Cléve. Je trouve ce passage dans la relation de Gaultier de Saint- Planeart, du 3 mars 1685 : « Je lui demandai ens4^lte s'il croyolt faire le voyage de Gléves, dont M. Fuohs m'avolt parlé, ejt il vne répondit qu'il ne le ferolt pas. s Erman et Reclam, op, cit., 1, 370. ,