ADOPTÉ UNE SECONDE MANIÈRE, QUI NE
VALAIT PAS GRANd'cHOSE
A quelque temps de là, il y avait nombreuse réunion au Rat-Mort^ — un café des environs de la place Pigalle, fréquenté par quelques artiftes & quelques gens de lettres, mais plus spécialement adopté par des habitués du bal de la Reine Blanche^ jolis petits messieurs & jolies petites dames, des Manon Lescaut & des Desgrieux à remuer à la pelle. Réunion toujours nombreuse, le soir surtout, & toujours bruyante, principalement vers onze heures, au moment où les têtes sont montées & les canettes tombées.
Au fond de la salle du billard, aux dernières tables les moins en vue du public, la consom-
mation paraissait avoir été abondante, à en juger par les éclats de gaieté nerveuse, masculins & féminins, qui rebondissaient comme des volants d'argent sur des raquettes de cuivre. Il y avait là, pipe, cigare ou cigarette à la bouche, Adolphe Marcel, Pot-à-Tabac, Delphine, Sigismond du Rouvre, Juliette & Impéria, — celle-ci flanquée de deux rapins qui semblaient appartenir, par la violence de couleur de leur conversation , à l'école d'Eugène Delacroix.
Oui, Impéria elle-même^ dans ce milieu galant & galantin^ parmi ces aimables bohèmes de l'art & de l'amour! Saint-Simon, parlant de la subite élévation de quelqu'un, de Dubois, je crois, disait : // a été bombardé minijtre. Expression aussi jufte que pittoresque. On aurait pu dire d'Impéria qu'elle avait été précipitée lorette. Ce n'était pas une descente, échelon par échelon, du monde élégant & riche où elle avait vécu presque honorée & toujours adorée pendant quelques années, au monde interlope où elle était deftinée désormais à vivre, en compagnie de drôlesses sans beauté & de drôles sans courtoisie; ce n'était pas une descente régulière, normale : c'était une dégringolade!
Elle était toujours belle à faire pousser des sonnets sur les lèvres d'un poëte amoureux; mais elle avait perdu l'exquisité, le charme souverain, la grâce de cette beauté qui, d'ariftocra-
tique, était devenue — ou plutôt redevenue — plébéienne. Elle avait toujours ses beaux cheveux d'un blond cendré appelant le baiser, toujours ses beaux yeux noirs provocateurs , toujours ses belles lèvres rouges aphrodisiaques, toujours ses belles épaules appelant Tirre^eél ; mais tout cela semblait un peu fané, mais il manquait à tout cela la poussière d'or qui manque aux ailes du papillon touchées, & la fleur légère qui manque aux fruits cueillis. Assurément un manant, & même un bourgeois, eût été fier d'avoir pour lui ce morceau de roi ; mais le roi^ & même un simple marquis, eût dédaigné cette chère démocratisée. Voilà la nuance, — un abîme!
Impéria — je lui reftitue son premier nom^ puisqu'elle l'avait repris, — Impéria le savait bien, du refte. Elle avait conflaté, avant tout le monde , cet effacement de son insolente beauté, & elle avait essayé d'y suppléer par un maquillage adroit qui lui donnait un charme fadice aux lumières, — un regain d'irrésiftibilité appréciable. Pour des yeux sains, peut-être eût-elle été af* freuse sous sa poudre de riz, sous son blanc de perle & sous son rouge végétal ; mais, pour des yeux troublés par les généreuses fumées d'un bon repas, elle était charmante — comme un paftel.
Du Rouvre, qui était parvenu, à force de
madrigaux, à être réphémère Salomon de cette « Reine de Saba, » 8c qui, à cause de cela , se croyait le droit de la tutoyer comme il tutoyait presque toutes les femmes, afin de les compro-? rnettre un peu à son profit lorsqu'elles poU'? vaient encore être compromises; Du Rouvre était en train de manquer de respeft à cette divinité qui s'était amusée à lui demander son secret, & qui, en punition de sa curiosité, avait dû, le jour fini, jouer le rôle de Thétys pour cet Apollon de brasserie , pour ce soleil de la Cas* quçtte de Loutre. Manquer de respeâ: aux divinités, c'était sa façon de faire de la copie par-» lée, à ce libertin littéraire.
— hnpéria, disait-il en se renversant impertinemment sur le divan, Impéria, messieurs, n'a jamais aimé personne que les huîtres dont elle a fondu les perles dans le vinaigre de sa coquetterie & de sa dissipation ! Quand elle était petite, sa mère la battait & elle pleurait ; aujourd'hui qu'elle eft grande, son amant la bat & elle rit ! . . . Mauvaise fille, mais belle fille!... Peu de cœur & beaucoup de poitrine ! . . . Préfère le coiffeur du rez-de-chaussée au Chérubin du sixième étage !. . . Ne sait pas aimer, mais sait compter !... Porte une ombrelle, mais pas plus de parapluie que Danaë, pour la même raison... Lisait Musset à seize ans, en buvant de l'eau; chante maintenant Nadaud en buvant du Champagne... Un
monftre adorable! n'eft-ce pas, Impéria?...
— Du Rouvre, Jamais vous n'avez été plus fondateur du Journal des Savants que ce soir! répondit Impéria en riant de toutes ces impertinences.
— Et toi , Impéria , ripofta Du Rouvre , jamais tu n'as été plus séduisamment maquillée ! Tu ressembles à un Latour que je voudrais bien avoir dans ma- galerie. . .
— Tu veux dire dans ta galère, forçat du petit journal!
— Nous avons chacun notre bagne, ma petite ! Moi c'eft le journalisme, où je trime comme Timothée ; toi, c'eft la galanterie, où tu trimes comme Rhodope. J'amasse des ennemis pour ma vieillesse, toi des pierres pour ta pyramide!... A propos, à quel caillou en es-tu ? Voyons, soyons franche... Ton mari n'eft pas là... Il ne vient jamais ici, d'ailleurs... Et puis, s'il y venait, comme tu lui a mis, sirène, du coton dans les oreilles afin qu'il n'entendît rien, & une taie sur l'œil afin qu'il ne vît rien, il ne se scandaliserait pas de ta confession... Confesse-toi, Rhodope!
— Du Rouvre, interrompit vivement Impéria, il me semble qu'il avait été convenu qu'on ne parlerait jamais de Cœurderoy... Ses affaires ne regardent personne... Il fait ce qu'il veut... il en a le droit... Laissez-le tranquille...
— C'eft égal, Impéria, c'eft ton chef-d'œuvre.
Le grand et le petit trottoir i\j
le pauvre G}eurderoy ! D'un homme qu'il était tu en as fait une brute ! Tous mes compliments!... Il eft ensorcelé à tout jamais, cela eft sûr! O misère ! L'autre soir, à minuit , en remontant chez moi, par une pluie battante, je l'ai aperçu, rôdant sous tes fenêtres, les pieds dans la boue & les yeux à l'entresol... Pauvre Jean! Faut-il que les femmes soient... Ah! faut-il qu'elles le soient!
— Du Rouvre, faisons un miftron, cela vaudra mieux, reprit Impéria, que cette conversation ennuyait & qui d'ailleurs avait envie de jouer.
— Cela vaudra mieux que ma conversation, belle impertinente , mais non que les vers rimes à l'intention de Cœurderoy par le //wx/Y Julien, ton ami de gauche, côté du cœur... Ils sont un peu raides, mais comme ils sont spirituels, cela rachète tout, même les fautes de prosodie...
— Pas de vers. Du Rouvre, pas de vers! un miftron !
— Ah ! il ne te manquait plus que cela, brelandière, pour être complète! Miftronnons donc, puisque cela te fait plaisir... Ce qui te va me va!...
On apporta un tapis à la table où se trouvait Impéria, & la partie de cartes commença sans que, pour cela, le chroniqueur de la Casquette de Low/re cessât de rire & de plaisanter...
3i8 Le grand et le petit trottoir
Au moment où le jeu était le plus animé, un homme entra dans le café. C'était Cœurderoy, vieilli de dix ans, pïesque méconnaissable.
Jean était venu quelquefois jadis au Rat-Mort ^ comme il avait été au Paillasson doré^ pour se diftraire, pour prendre langue afin d'enrichir ses vaudevilles de Targot pittoresque de ces messieurs & de ces dames qui, comme tous les gens qui se corrompent, corrompaient aussi la langue par la même occasion. Il y était venu autrefois, mais depuis longtemps il n'y venait plus. Ce soir-là, le hasard seul, une habitude machinale de ses jambes, l'y avait conduit sans qu'il y songeât, sans qu'il le voulût.
Il entra, &, quoique en proie à une sorte de somnolence due à l'ingeftion , à son dîner , de liquides capiteux, il reconnut tout de suite l'endroit où il s'était aventuré contre son gré. Néanmoins il s'assit à la première table qui lui,parut libre, prit un journal & demanda une bouteille de pale- aie — pour s'achever.
— Cœurderoy! murmura Du Rouvre, étonné & gêné par cette apparition inattendue.
Du Rouvre était habile à manœuvrer sfi barque à travers les écùeils de là vie. Comme il tenait à refter bien avec tout le monde, il ne prenait presque jamais parti pour personne.
Cette fois encore, désireux de ménagçr la chèvre de r^imoyr ^ le chou de l'amitié, il sç leva sans
rkn dire & s'en alla dans la salle du prçmiçr çtage, voir jouer aux échecs,
Cœurderoy ne Pavait pas aperçu.
Bientôt il se fit autour de celui-ci une sourde rumeur dont il ne comprit pas d'abord la cause, occupé qu'il était à lire un article où l'on parlait de sa dernière pièce, le Dompteur de pierrotSy en termes désagréables pour son amourpropre. On l'éreintait comme elle méritait de l'être, car c'était une bouffonnerie indigne du « fécond & spirituel Théodore, » de l'auteur de tant de chefs-d'œuvre désopilants.
— Gâteux, va! murmura-t-il avec dépit en rejetant le journal.
Il relevait la tête pour gourmander le garçon, qui ne l'avait pas encore servi, lorsqu'il remarqua qu'il était l'objet spécial de la rumeur qui bourdonnait depuis quelques inftants à ses oreilles. Tous les regards étaient fixés sur lui. On chuchotait en le désignant, non-seulement de l'œil, mais du doigt, — première impertinence. Il eut un imperceptible mouvement de contrariété, &, comme le garçon tardait à le servir, il jugea qu'il ferait mieux de sortir. D'ailleurs, dans un coin de la salle, il venait d'apercevoir Louise, continuant sa partie de mistron, & fumant une cigarette, en compagnie de Pot-à-Tabac, de Delphine, d'Adolphe Marcel, 4e Juliette, dç Julien, & d'autres personnes du
32 o Le grand et le petit trottoir
même demi-monde. Louise l'avait aperçu aussi, & lui avait fait un petit signe d'intelligence, comme à un amant à qui on recommande la discrétion. Il se leva , ^ se dirigea vers la porte du café.
Trois ou quatre jeunes gens lui barrèrent le passage.
Cœurderoy se rassit & alluma sa pipe. En ce moment Julien, qui était à côte de Louise, riant avec elle &• lui passant de temps en temps l'argent de sa mise quand elle perdait, abandonna cette place enviée par Pot- à-Tabac, s'en vint se planter avec insolence devant la table de Jean , &, tirant de sa poche un petit papier plié, le lui présenta en disant :
— Monsjieur Cœurderoy, vous qui êtes poëte, ou qui Pavez été, ou qui le serez, dites-moi votre avis sur ces vers, je vous prie...
Les vers qu'il donnait à lire à Jean étaient une satire violente, outrageante, improvisée contre lui, au commencement de la soirée, par un Archiloque de brasserie qui, pour des raisons personnelles, en voulait à Louise de s'être réconciliée avec son mari.
Cœurderoy ne fit pas un mouvement, ne dérangea pas un pli de la gravité magiftrale avec laquelle il fumait sa pipe.
Le jeune homme, voyant qu'il ne prenait pas
le papier, le déplia & le lui mit tout ouvert devant les yeux.
— Votre avis, monsieur, s'il vous plaît ? lui dit-il d'une voix où jperçâit l'irritation.
— Mon avis ? Eft-ce une prière ou un com-.
mandement? demanda tranquillement Jean.
— Ce que vous voudrez !
— Diable ! dit Jean avec une ombre de sourire. J'aime mieux que ce soit une prière. Voyons ces vers...'
— Mais jufte! cria la voix d'Adolphe Marcel, qui se réjouissait de l'orage qui menaçait Cœurderoy.
Celui-ci lut une ftrophe , dont chaque syllabe était, pour ainsi dire, une injure, &, ne se croyant pas bénévolement obligé de boire cette lie jusqu'à la dernière goutte, il rendit le papier à son auteur, sans que son visage témoignât la moindre émotion.
— Eh bien ? demanda Julien au milieu du silence le plus profond.
— Eh bien? demanda Jean.
— Ces vers!...
— Eh bien ! ceg vers ?. . .
— Votre opinion sur eux !
— Mon opinion sur eux ?
— Oui!
— Comment voulez-vous qu'elle soit? indulgente ou sincère?
— Sincère!
— Alors, monsieur, votre poésk aurait j^os besoin d'être soumise à un orthopcdifte qu'à moi : elle boite d'une flu^ affligeante... Vous avez remplacé les muscles par des chevilles... ^"ous n'êtes pas poëte, vous êtes menuisier...
— Insolent ! exclama Julien en pâlissant de colère.
•— Insolent ! répétèrent des voix, hoftiles comme les attitudes.
Jean haussa les épaules & continua philosophiquement à fumer.
— Nous vous avons appelé insolent ! s'écria le Jeune poëte renvo)ré à l'établissement du doâeur Vincent Duval.
— On vous a appelé insolent ! s'écria — dans le lointain — la voix d'Adolphe Marcel.
— J'ai bien entendu, répondit Cceurderoy en souriant.
— Et cela ne vous émeut pas?... s'écria le jeune homme, exaspéré de tant de sang-fix)id.
— Pas du tout.
— Vous êtes donc?...
L'insulteur s'arrêta au montent de proférer la suprême injure.
— Non, répondit Cœurderoy, continuant à sourire.
— Vous êtes donc un lâche ?... exclama le jeune homme poussé à bout.
Une contradion légère de la face, un éclair (tons le regard, puis Jean redevint immobile & calme. Seulement les bouffées de tabac qu'il titra de sa pipe forent plus épaisses & plus précipitées.
— Vous êtes donc un lâche?.... répéta Julien.
*- Eft-ce qu'on fait de ces queftions-là aux gens? dit Cœurderoy, qui ajouta aussitôt: Quel âge avez-vous, mon ami ?
— J'ai rage qu'il faut pour châtier les misérables de ton espèce ! répondit Julien.
Et, aveuglé par la colère, fou de rage, il leva la main...
Sa main retomba dans un étau, — la main de Cœurderoy.
— Jeune homme, ne jouez pas avec ces cho- 9es4à! dit ce dernier, qui était devenu un peu pâle.
-^ Mais, reprit son insulteur, vous ne comprenez donc pas que votre présence ici, dans ce café ou nous venons avec nos maîtresses, les femmes des autres ailleurs, eft un affront pour elles & pour nous?... Vous ne comprenez pas, Georges Dandin?... Faut-il donc qu'après vous avoir injurié comme vous méritez de l'être, nous soyons encore forcés de vous chassa pour nous débarrasser de vous?...
— Oui ! oui ! à la porte, le gêneur! s'écria la
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galerie. A la porte, le...! Tu l'auras voulu, Georges Dandin ! tu Pauras voulu !... A la porte !...
Un pâle sourire effleura, les lèvres de Cœurderoy. Décidément, il buvait toute la lie, sans en perdre une goutte.
— Vous sentez-vous assez insulté, maintenant ? reprit le jeune homme, arrivé au paroxysme de la colère. Voulez-vous vous battre avec Tun de nous?... Avec moi, tenez !
— Tu vas te taire un peu, Julien, cria Delphine. On n'entend que ton grelot ! Gela nous
^^ empêche de jouer, Impéria & moi.
— Avec vous ? demanda Gœurderoy. .
— Oui, avec moi? J'en vaux bien un autre...
Demandez plutôt à Impérial... répondit méchamment le méchant poëte.
— Présomptueux enfant ! murmura Gœurderoy avec une pitié méprisante. Gela a encore aux lèvres des gouttes de lait de sa nourrice & cela veut que je joue mon existence d'homme fait contre sa vie d'adolescent!... La vie n'efl pas une chose bien précieuse, monsieur, mais elle vaut plus que vous ne l'eftimez...
— Ainsi, rien ne pourra vous contraindre à vous battre avec moi ou avec quelqu'un des nôtres ?
— Rien.
' ^— Rien?..,
. — Rien!
— Pas même ceci ? dit Julien en saisissant une canette & en la lançant à la tête de Cœurderoy, qui la reçut dans la main.
— Maladroit ! dit-il de son pâle sourire.
Une seconde, une troisième canettes prirent
le même chemin, lancées par le même bras enragé & reçues par la même main tranquille.
— Ah ! cela devient monotone, à la fin ! s'écria Jean, ennuyé, en se levant.
— Alors, pour varier, je vais t'en jeter deux ! hurla Julien en faisant suivre les trois précédentes canettes d'un moos.
Cœurderoy esquiva ce projedile avec la même adresse; mais, comme l'agression menaçait de se changer en meurtre & qu'il ne voulait pas être assassiné . bêtement dans un café, il se révolta & appela le maître du Rat-Mort^ qui assistait à cette scène de violence les bras croisés & le sourire aux lèvres, en simple amateur.
— Monsieur Duplessis, lui cria-t-il, je vous somme de faire cesser ce scandale !
M. Duplessis ricana. Use rappelait que, l'année précédente, Cœurderoy l'avait ridiculisé en le traitant de haut en bas devant ses garçons, & aussi qu'il avait adressé des fadeucs — écoutées — à sa dame de comptoir, une fort jolie brune.
En présence de ce ricanement et & des atti-
tudes menaçantes de la galerie, — muraille vivante hérissée de canettes, de cannes, de chopes, de queues de billard, qui se rapprochait de minute en minute de lui & allait bientôt Técraser^ — Jean comprit qu'il fallait en finir 8c opposer la violence à la violence.
— Place ! Place ! s'écria-t-il d'une voix tonnante, les yeux flamboyants, les lèvres contraftées.
A ce moment, un projeftile l'atteignit au front, son sang coula, une lueur rouge passa devant ses yeux, un sourd rugissement sortit de sa poitrine, & il se précipita sur la muraille vivante qui lui barrait le passage. Cela ne dura que quelques inftants, mais cela fut terrible
•— Impéria, murmura Du Rouvre à Toreille de Louise, les sergents de ville emmèneïit Julien & GKurderoy. Ils vont passer la nuil au violon.»» Te voilà deux fois veuve !...
— Le fait eft qu'il eft bien ennuyeux, ce Jean! répondit Impéria d'un air de mauvaise humeur, en se levant & en attachant lés brides de son chapeau-fanchon .
— Elle n'eft pas veinarde, ce soir, Impéria, dit Delphine en se levant aussi. Elle a perdu au mifti trente-huit francs . . *
— Qtie tu lui a gagnés.
=— Et avec lesquels je vous offre une àôUpe àU Caté des Variétési
— Accepté !
— Allons, messieurs, il eft minuif ! on ferme! répétait la voix de M. Duplessis, Taimable propriétaire du Rat'Mort.