‹ Le Grand Frédéric avant l'avènementChapitre 22 sur 64 · LES PLAISIRS DE RHEINSBERG · texte numérisé non relu

LES PLAISIRS DE RHEINSBERG

Si Mirow n'était pas né prince, il n'aurait jamais passé le seuil de Rheinsberg. Frédéric exigeait des simples mortels qui sollicitaient Thonneur de lui être présentés, une condition préalable : avoir de Tesprit. C'était au reste la condition unique. Il disait : « Un tel est un misérable! mais il est drôle à table, » et il dînait avec ce misérable. Il n'estimait pas La Chétardie, mais le marquis avait tant d'esprit que le prince se délectait à ses visites : « C'est du bonbon pour nous. » Les conversations de la plupart des hommes étaient intolérables h Frédéric, parce que « la plupart des hommes ne pensent pas, ne s'occupent que des objets présents et ne parlent que de ce qu'ils voient' ». Pendant un séjour à Berlin, il a en-

i. C'est Frédéric qui raconte les deux scènes comiques de la risite faite et reudue dans ses lettres au roi, du 26 octobre, 8 et 11 novembre 1136. Les lettres amusèrent certainement le roi, qui avait un grand mépris des principicules.

2. Frédéric avait la juste horreur des intellectuels pour les gens vides. — Un jour, étant à Ruppin, au temps de sa première ferveur pour la métaphysique, il voit arriver son frère Guillaume avec quelques officiers. Que faire de celte caravane? On parle bâtiments, mesures.

tendu toute UDG soirée parler coiffures, paniers et modes; la veille, & table, le discours n'avait roulé que sur la difTérencG des soupes et la façon la plus avantageuse de guérir la v... Il s'élonne que des gens si « profondément remplis de bagalelles aiment à vivre et appréhendent la mort >). A aucun prix, il n'en supportait de pareils dans sa compagnie; un gros cavalier saxon, très noble, et lo jeune Seckendorf, ministre de l'empereur, attendirent vainement une invitation à Rheinsberg, parce qu'ils étaient « inconversables », Frédéric disait ; « Pour vivre avec nous, il faut que la matifjre ne l'emporte pas sur I l'espril, 1) et même il eût voulu supprimer celte matière, vivre avec de pures intelligences, avec des séraphins. Ah! s'il y avait sur la terre un royaume habile par de purs esprits, c'est là qu'il ferait bon régner : « Un prince j qui voudrait n'avoir que de pareils sujets serait réduit à .1 n'avoir pas un empire fort peuplé; je préférerais pourtant son indigence & la richesse des autres ! »

L'esprit élait la vie môme de la compagnie de Rheins- ! bcrg; chacun des hôles jouait sa partie dans le concert sans fin et sans trouble. Comme il n'y avait point lieu à* des cabales autour d'un prince relégué hors des affaires, i et qui ne disposait ni de biens ni d'honneurs, ces intellectuels n'avaient point de raisons de se haïr : ils

picdi, mais c'est bienlfit épuii<; : • Voilà qui est fini, et je me vois sec, connue Boikau aux bords du Leck. Qne faire? > Il les mi-ne dîna ïOD jardiD. leur Fait tirer un pelit Teu d'artiQce, et, à tabla, les <■ met lur la philosophie de Uiival (son cuisinier), qui leur a bourr6 la bedaine.- ■ Quanti lui, il se lassait de les voir manger, et it aurait volontiers jeûné deux jours, puur causer philasopbïe avec son ami Suhm, auquel il coalt celte aventure.

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s'aimaient donc, et l'esprit produisait, par une exception rare, l'amilié. Frt^déric disait qu'il avait consacré Rheinsbcrg à l'amitié, comme jadis un roi de France son royaume à la Vierge. 11 voulait toujours avoir tout son monde auprès de lut '. Il ne se sépara de Keyserlîngk que pour l'envoyer en qualité d'ambassadeur intellectuel auprès de Voltaire. Si Jordan était absent depuis trois jours, les trois jours paraissaient au prince longs comme à des amants trois années d'attente : « On ne peut se passer de vous, lui écrivait-il; la table a besoin de votre philosophie; aj)portez-nous toute l'érudition de votre bibliothèque sans en apporter la poussii're et comptez d'ôtre reçu comme un homme qui nous est nécessaire. » Il appelait d'un surnom chacun tic ses amis : Jordan, c'était Béphestion; Keyserlingk, Césarion ou le Cygne de Mittau; Knobelsdorf, le chevalier itemini.

II y avait à Rhcinsberg du bonheur dans l'air pour toutic monde, même pour la princesse royale. Il est vrai, Frédéric n'aimait toujours point cette aimable femme; les lettres qu'il lui écrit pendant ses voyages sont glaciales; il l'appelle toujours Madame, et, s'il lui demande une fois la permission de l'embrasser de tout son cœur, il termine d'ordinaire ses billets par de sèches formules. Il n'a jamais le temps de lui écrire longuement; une

I. Je ne parle pu» de YOrdte de Bagard qui fut fondé à Rhcinsberg, et dont La Molte-Fouquet fut le grand mattre, parce qu'on cu'sait peu de cboses et qu'il ne tint pas grand'place dans la vie da Rheinsberg. Les chevaliers s'écrivaient en style cbevaleresque vieux traocais. lia se doDDBieat de* Domt; Fttilétie s'appelait • Le Conslaitt ". Les Lueiùbres de l'Ordre portaient une petite croix d'argent. Il y a uue de ces croix au Musée des flobenzollem, Il Berlin.

fois, il est fatigué; une autre fois, il a un mal de tdle effroyable. Il n'avait jamais mal à la tôte lorsqu'il écrivait à Voltaire, Du moins, il toli^rait la princesse royale, qui regrettera plus tard les anni^es de Rheinsberg'; il lui permettait d'avoir des attentions pour lui et de le gâter. Intelligente et gaie, elle comprenait les conversations les plus sérieuses, s'amusait aux propos joyeux et s'enhardissait jusqu'à commettre des espiègleries.

Un soir, le prince royal avait décidé que l'on ferait ribote : il porta coup sur coup des santés auxquelles il fallut rendre raison, et les accompagna d'un débordement de bons mois qui déridèrent les fronts les plus graves. Au bout de deux heures, Bielfeld, le plus jeune de la compagnie, s'aperçut, comme il dit, que les plus grands réservoirs ne sont pas des goufres, et malgré le respect iù à la présence de la princesse, il sortit pour respirer l'air frais dans le vestibule. L'air Irais le saisit, et il sentit en rentrant un petit nuage qui offusquait sa raison. Il avait laissé devant lui un grand verre d'eau : la princesse avait jeté l'eau et rempli le verre d'un vin de Sillery. Du coup, Bielfeld se grisa, d'un gris qui tirait sur l'ivresse. Le prince l'appela près do lui, lui dit les choses les plus gracieuses, et, tout en le faisant voir dans l'avenir aussi loin que ses faibles yeux le pouvaient porter, il lui versait du vin de Lunel. La gaité de la compagnie devenait un peu forte. Une dame ayant été obligée de se lever brusquement pour une petite absence, son action fut jugée héroïque et elle fut accablée de caresses et de

1. Au-desiUB (J'iins porle donnant i tiales dei deux époui : P. C.

^Vboï

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louanges à son retour. Enfin la princesse royale, par hasard ou & dessein, cassa un verre ; tous les verres aussitôt volèrent dans tous les coins de la salle. Le prince s'esquiva, aidé par ses pages ; la princesse en fit autant, puis toute la sociiïté. Bielfeld sortit le dernier, et, ne trouvant aucun valet pour prendre soin de sa chancelante figure, il manqua la première marche de l'escalier et roula tout en bas, où il demeura sans connaissance. Une vieille servante, passant dans l'obscurité, le prit pour le barbet du château, mais s'aperçut, au coup de pied qu'elle lui donna, qu'elle avait affaire à un homme. Elle appela ; les gens de Itielfeld accou-

irent et le transportèrent dans son lit. Le chirurgien le soigna, pansa ses blessures et parla de trépan, mais Bielfeld fut quitte pour la peur et pour quinze jours d'arrèl de rigueur dans son lit.

Cette petite orgie sortait de l'ordinaire; la preuve, c'est que le lendemain personne ne parut à. table, excepté la princesse royale. Chez le roi, les lendemains do ribote, tout le monde était à son poste et prêt à recommencer. Frédéric n'était ni grand buveur, ni gros mangeur. Sa table, servie par un cuisinier français, était délicate. La commande qu'il fait un jour de 800 bouteilles de vin de Champagne et de 200 bouteilles des vins de Volnay et de Fomard prouve que les vignes de France étaient mieux estimées à Itheinsberg que celles de Hongrie et du Rhin, et qu'entre nos vins, les préférésétaientceux quidonnent le plus de chaleur et de gaieté. Pour tempérer la chaleur, le prince coupait d'eau son vin de Bourgogne.

Le vrai plaisir de la lable, c'était la conversation.

Quand la compagnie ëtait au complet, il y avait uaal vingtaine de couverts. Comme elle n'était jamais réunlal qu'au dîner et au souper, olle avait bien des choses Ll se dire. On parlait des incidents de la vie du ctiâteau. , Chasot fournissait une im^puisablc matière aux plaisan^ ' terics; il était, comme on dit « de château ». Ses voisins de chambre se plaignaient que sa Qûte les réveillât ; on !e taquinait sur ses aventures de chasse ou d'amour, carJ ce Normand servait

par senipstre Ou Diane ou lanlôt Vénus...

Il était prompt à la riposte et à l'attaque. Un soir qua J Jordan dissertait sur la nature de l'homme, Chasot lui 1 démontra avec une verve de gamin français qu'il était \ formé de la composition d'une douzaine d'œufs, La phi- | losophie se mêlait à toutes les joyeusetés. Un exploit de ] Mimi, la guenon du prince royal, qui avait bnilé aux bougies le manuscrit d'une traduction de Wolf, pendant que son maître était à souper, donnait lieu à un échange de vues sur les raisons que pouvait avoir cette bête de ne ; pas aimer la philosophie. Mais de quoi ne parlait-on pas? 1

Nous parlons de philosophie, Des charmes de la vérité, De Newton, de l'aslronomie.

De peinture et de poésie, D'histoire et <ie l'anliquité.

Des heureux talents, du génie.

De la GrËce et de l'Italie, D'nmour, de vers, de volupté.

Chacun des convives, compétent en tout sujet et ca- ] pable de s'intéresser à tout, avait sa note à lui qu'il 1

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Fdonnaît. La présence des dames empêchait que la coalirersation ne devînt doctorale. L'esprit mettait la couleur Igaie, et il « tempérait la morosité et la trop grande gra- Ivilé philosophique ».

Tous les soirs, il y avait concert au chàlcau. Le goût I du prince pour la musique devenait une passion : » Nous liaisons de ta musique à toute sauce. » 11 avait toujours [ BOUS la main sa traverse^ et il iatcrrompoil sa lecture par F des airs de flûte. Entre deux lettres, ou bien au milieu I de quelque dissertation philosophique ou politique, il I composait des symphonies, et préparait le concert du rsoir. Les critiques d'Allemagne discutent aujourd'hui le I génie musical du grand roi. Ils y trouvent les défauts du I temps, une certaine monotonie, une brièveté de souffle, I du dilettantisme, de t'aO'étene, trop de facilité, maïs de l'habileté, de la vivacité, de l'originalité, de l'inventiou, I aussi de la sensibilité, de la mélancolie, de la rfiverie, [ môme de la profondeur. Ils disent que Frédéric musicien I est très supérieur à Frédéric poète : le poète, en lui, n'est Ipas maître de sa forme; il est le disciple d'un esprit Mtranger, il en est le tributaire, au lieu que le musicien traduit directement la voix intérieure, la Stimmung. Ils disent encore qu'à cet homme, qui eut le malheur de n'aimer jamais une femme, la musique en exprimant I le vague do l'âme, et comme une dévotion, comme une I adoration, tenait lieu de l'amour. Il est certain qu'il goûtait et savourait toutes les joies de la musique. Il y cherche le plaisir intellectuel « d'entendre et de déchiffrer les pensées du compositeur ». Il aime la musique, l-quand elle est jolie et gaie, bien ordonnée, quand « les

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parties lui paraissent justes et la composition ttèspurcn.l Il l'aime encore lorsqu'elle i^galc <> l'éloquence la pluifl vétiémentc et la plus pathétique i>, et que « ses accordai touchent et remuent merveilleusement l'âme ». Par elle,.] il fit plus que charmer ses loisirs; il calma ses impatiences, apaisa ses chagrins et il exprime le je ne sais quoi il'itléal et de réel, d'insaisissable et de certain qui proteste au fond de nous contre la misère de nos igno-i rances. La musique, avec les lettres et la philQsophie,;] aida certainement Frédéric à se composer une âme supérieure à sa destinée, si haute que fût cette destinée.

La petite cour jouait aussi la comédie et la Iragé Racine et Voltaire, — si l'on voulait marquer l'ordre de» \ préférences, il faudrait dire Voltaire et Racine, — étaient à les tragiques préférés. Le prince faisait » le héros de I théâtre >■ et il joua dans Œdipe le rôle de Philoclèle. 11 aimait aussi les mascarades à l'italienne, et les voulait 1 fort gaies, même irrévérencieuses, empruntant au besoin 1 pour les y faire figurer le chapeau et la robe d'un nistre protestant, qui les prêtait de bonne grâce; car,l disait le prince, en s'y prenant bien, on fait de ces gens* I lace qu'on veut. Enfin il ne dédaignait pas de danser! (I pour se dégourdir les Jambes ", cl, les jours de bal, il I quittait l'uniforme pour l'habit de cour.

Tels étaient les plaisirs de Rheinsberg: « Nous nouwï divertissons de riens, et n'avons aucun souci des choses'l de la vie qui la rendent désagréable... Nous faisons de la tragédie, nousavons bal, mascarade etmusique.-jj Vingt fois, en prose et en vers, Frédéric célébra cette vie déli- , cieuse. Quel dommage qu'un peintre, Pesne ou Knobels- 1

(dorf, n'en ail pas reproduit pour nous quelques sclines! iQuel joli sujet d'illuslration, par exemple, que la page Eoù Biclfeld di5crit le grand Fri^di^ric dansant un menuet! EXe prince a juste la taille qu'il faut : ni trop grand, ni llrop petit. Un petit-maître de Paris ne trouverait pas l-Ba figure assez nSguUère, mais ses cheveux, qu'il porte I au naturel, sont d'un beau bruu, bien ajustés à l'air de I Bon visage et tournés en boucle négligemment. Le front I est haut et noble. Les grands yeux bleus ont quelque I chose de sévère, et qui deviendrait vite hautain et dur, I mais aussi de doux et de gracieux. Les manières sont I celles d'un homme de grande naissance, et l'on est sur- I pris de lui trouver un tel air de jeunesse. Il parait à peine ' vingt printemps. Il est vêtu d'un habit de moire céladon, garni de larges brandebourgs d'argent avec dos houppes Oollant aux extrémités; la veste, de moire d'argent, est richement galonnée. Les cavaliers de la cour sont vêtus de même, mais moins magnifiques. Les dames portent , le long corsage Indiscret, fleuri aux épaules et à la I taille, et qui semble offrir aux regards la gorge des I beautés; leurs paniers d'étoffes claires sont enguirf landes de fleurs. Et la musique accompagne cette pantol mime charmante, qui » représente par les gestes et les attitudes une intrigue amoureuse, une déclaration, un ' désir mutuel de se plaire, une disposition h s'écouter favorablement eu se donnant la main, une petite répugnance, une réflexion en s'éloignant de nouveau, et enfin une conclusion du roman en présentant les deux mains h. la dame, et en la conduisant jusqu'à l'endroit , où l'on avait commencé »

Bielfeld, qui a des impressions vives et juslcs, fut ravi au premier regard sur ce château enchanté. Il avait passé, avant d'arriver à Rheinsberg, par Potsdam, la ville du roi. Réveillé par le bruit d'une centaine de tambours, il avait fait sa toilette au son de la musique militaire. C'était dimanche. Il vit défiler, pour se rendre à « la parade de l'église H, le régiment du roi dans ses plus beaux atours; en ti>te, marchaient les hautbois tout chamarrés, et les tambours et les fifres, et de grands n&gres avec des turbans ornés d'aigrettes, des carcans et des pendants d'oreilles d'argentmassif poli. Puis chaque compagnie passa, précédée de ses fifres et de ses tambours. Les hommes portaient la mitre de cuivre où brillait l'aigle de Prusse, l'u- ■ niforme bleu aux brandebourgs d'or, doublé de rouge, avec de petits parements écarlate, les vestes et les culottes couleur chamois et les guôtres blanches. C'étaient les fameux colosses, enfants chéris du roi. Dans l'église, Bielfeld était obligé de jeter la tête en arrière pour observer leur physionomie. Il se demandait en regardant les statues de Mars et de Bellone, posées en sentinelles à l'entrée du caveau où Frédéric-Guillaume avait préparé sa sépulture, s'il était bien dans un temple du Christ; mais officiers et soldats faisaient d'un grand air de dévotion l'exercice de la prière.

Chez le colonel où il fut prié à dîner, quantité de bouteilles de vieux vin du Rhin furent rangées le long du mur, à mesure qu'elles étaient vidées par ces grands sacs h vin, qui sablaient des rasades » avec une facilité et une bonne foi germaniques ». Et plus s'allongeait la file, plus l'air des visages, d'abord rébarbatif, s'adoucissait.

Après le café, que ]*on alla prendre chez un capitaine, arrivèrent les hautbois. Bielfeld tourna la tète de tous les côtés, espérant de voir arriver les dames, mais un officier rubicond et hâlé lui présenta la main pour ouvrir la danse, et Ton dansa un étrange menuet d'hommes. Le bal, animé de plus en plus par le vin de Champagne, dura jusqu'à huit heures du soir. Un officier proposa de se rendre chez une dame, qui tenait une assemblée ; en y arrivant, Bielfeld reconnut quelques-uns des convives, qui l'avaient précédé et dont Tun venait de s'asseoir entre deux chaises sans pouvoir se relever. Le lendemain, de bonne heure, il vit le roi partir pour VVuslerhausen, le regard terrible, le teint composé des nuances les plus fortes du rouge, du bleu, du jaune et du vert, la tète grosse et le cou enfoncé dans les épaules. Et lorsqu'à Rheinsberg il trouva « chère de roi, vin des dieux^ musique des auges, promenades délicieuses dans les jardins et les bois, parties sur Teau, culture des lettres et des beaux-arts, conversation spirituelle », et ce prince, « le plus joli mortel du royaume qui Tattend », il crut, dit-il, au sortir d'un Rembrandt, entrer dans un Watteau.

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