Dam VAitli'Maehiaiirl
188 LE GRAND t'RfeDÉHIC AVANT L'AVÊNEHENT mouks, autant qu'U plait & la tsarine d'en rassembler. Le coramci'cc russe est encore médiocre, mais il y a grande apparence qu'il îr^ en ^ugmentaot. Et déjà la. Hassie, qui a donné un roi à la Pologne et dicté la paix h l'Ottoman, devient l'arbilie du Nord. Elle met la main dans les affaires de l'Europe et se voit flattée de tous ses voisins'. Et c'est un pays immense, semblable à l'univers lorsqu'il fut tiré du chaos.
Vilain pays, d'ailleurs, où Frédéric ne voudrait pas se voir même en idée : les grands y sont factieux, le peuple slupiJe et grossier; tous sont en proie h la débauche crasse el h. l'ivrognerie, et fourbes de naissance, incapables de rien inventer, mais habiles à copier et dociles au dressage. Frédéric déteste ces Russiens, et les méprise, el les redoute. Personne, dJt-il, n'a rien h gagner à faire la guerre à cette nation, et il y a beaucoup à perdre avec elle, car les guerres des Moscovites, avec leur essaim innombrable de Tartares et d'autres vagabonds, sont ta ruine deg provinces. H y faut regarder à plusieurs fois avant de s'allier à eux, même dans les grands périls.
Sous la coupe de la Russie, la Pologne est plus divisée que jamais par la rivalité des grandes familles, qui se disputent les charges. Tous les trois ans se réunit la Ditle, qui presque jamais ne va jusqu'au bout, puisque l'opposî-; tion d'un seul député suffit pour rompre l'assemblée. La cour s'y fait un parti en distribuant des bénéfices, despa^ latinats et des slarosties; mais la république de Pologne est éomme le tonneau des Danaïdes : le roi le plus gêné-?