Voyez plus haut la dépêche de la Chétardie (n* III
eussent, comme vous dites (adressant le discours à M. t Grumbkow) attaqué l'empereur, lorsque ses troupes n'étaiei point entrées en Pologne, et qu'il n'y aurait eu que 1 Russes... les Français eussent été les agresseurs, et la sourc de tous les troubles. Mais, depuis que l'électeur a été pK clamé, l'empereur est agresseur et les Français, par led conduite, se seront fait beaucoup d'amis. i> Voyant ce priiK dans les sentiments..., je ne crus pas d. propos d'insîsU sur ce que nous n'aurions jamais pu passer pour agressead dans celte occasion, et je me bornai intérieurement à s que je pourrais en faire usage quand je l'entretiendrais deC dont il était convenu lui-même...
Lecture par la ciiétabdib au roi de trusse du uANiFEsq
PUBLIÉ PAR LE ROI DE I^RANCIi APRÈS QU'aLGUSTE DS SA! EUT ÉTÉ PROCLAUË ROI DE POLOGNE, ET ^OlIVELlB CONTI TION SUR LES AFFAIRES DE POLOGNE'.
(bipèchc de lu Châtartiie du 2
tubre nï3. t. £
Muni de mes deruiers ordres, je témoignai au ro fl Prusse qu'il serait nécessaire que je pusse l'entretccii ■particulier, ayant quelque chose à lui communiquer. Il i marqua le moment od je devais me trouver dans cette méifl chambre, ou j'eus avec le prince une si longue conversatioi
Je lui marquai d'abord que le roi avait tant de conlîaaq en lui qu'il n'avait pas voulu que je fisse aucun usa^e ( notre manifeste, avant de lui en avoir fait lecture. Il fut l sensible & cette assurance. Après quoi, je lui lus leconlenud nos deux pièces, ajoutant qu'aussitAt qu'elles seraient împ
. Voir le chapitre qnatrifime Je c
, pp, 2IS el Euiviule».
mées, j'avais ordre avant tout de Ten rendre dépositaire. Il me fit à ce sujet de nouveaux remerciements sur les attentions de Sa Majesté et il me dit qu'il serait charmé de relire ces deux pièces à tête reposée.
Dès que j'eus fini de lire le manifeste et la déclaration, le roi de Prusse me dit que tout ce que nous rapportions lui paraissait vrai, mais que nous chargions ti'op l'empereur, en lui attribuant tout. « Votre Majesté, lui répondis-je, peut mieux juger que personne si nous nous écartions de la vérité dans les faits que nous rapportons. On n'a pas ignoré longtemps le motif du séjour de M. de Levolde * à Berlin. On a su bientôt que c'était pour vous faire entrer, Sire, dans des mesures concertées, même avant la mort du roi Auguste; heureusement vous n'y avez pas donné entièrement les mains, et j'en suis fort aise par le vif intérêt que je prends à la gloire de Votre Majesté. » J'ajoutai qu'il n'y avait aucun doute que Tempereur fût le premier mobile dans toute cette affaire; que la czarine n'avait agi qu'à son instigation, que même il y avait eu des négociations qui auraient eu leur effet, si la cour de Vienne avait voulu mettre des bornes à sa passion et à son animosité. Cela lui fit impression. Néanmoins ce prince me dit que nous verrions l'Empire prendre sûrement le parti de l'empereur, que cependant il était facile de trouver des prétextes pour ne pas fournir son contingent' : « alléguant, continua-t-il, que les troupes sont en marche, tantôt qu'elles sont indispensablement nécessaires pour assurer les bornes du Rhin, du côté de Vésel, mais que la chose était différente par rapport aux dix mille hommes portés par son traité, d'autant que s'il ne tenait pas à l'empereur ce qu'il lui a promis, il ne serait pas en droit d'exiger de Sa Majesté Impériale de tenir ses engagements, vu la clause énoncée que « si l'une des deux parties contractantes