I. Voir au chapitre quatritme, p
ais donc ce matin combien j'étais charmé de voir le
iteot et que je me Oaltaîs par U qtie tout irait bien
.. «Je vous entends, m'a répliqué le prince royal, et
Iriez di^jà rae voir au milieu de vos ennemis ». — «Oui,
uâeigxeur, ai-je râpondu, parce que je n'envisage que
seule satisfaction et J'ose espérer que vous me rendet
stice de n'avoir aucun doute sur mes sentîmeutâ <L cet
égard ■.. — " J'en suis convaincu, a-t-il ajouté, cl je puis vous
assurer que si mon corps se trouve chez les impériaux, mou
cœur sera toujours Lé, et qu'il fera des vœus
pour vous ».
CorfVEBSATlOM DE LA CUÉTARDI î AVEC LE PRINCE ROYAL,
APRÈS qu'a été DËCIDé LE VOYAGE D8 CELUI-CI EN PHUSSB.
(Dépûche lie la ChMordie du 13 septembre 1135, 1, lOOJ.
Le prince royal est arrivé ici [à 5eWiii)ily a cinq jours. J'ai été deux fois depuis à la parade, celte occasion étant la seule de le voir sans réveiller les soupçons et de profiler de l'absence du roi de l'ru^sc pour lui parler. Je ne puis trop me louer des témoigiiaKus ilr boulé dont m'a lionorê le prince royal : il a nii'Uie exi^îô <jiK' je nie rendisse un jour il la promenade. aiiu df me pnn-uror b's ni'ivfus d'être plus longtemps avec lui, et cela d'une manière »inc le hasard semblerait avoir oceasioiiuêe. l)aus tous ces dilférenls entreliens, ses sentimonls ne se sont jamais dcineutis, et sa confiance fi mon égard a toujours été la même, par la façon dont il a bien voulu s'o\pli(jaer avec moi. Il m'a entre autres fait part de ses |)c'ines, et de l'injustice du roi, son père, qui lui refuse la permission d'alli;r à l'année du Rhin, parce que lui-même nesl pas en étal de s'y transporlor ; que Sa Majesté prus-
sienne, pour l'ea dédommager, avait imaginé de lui faire Taire incespammenl un voyage en Prusse, dont l'objet serait de visiter les nouveaux baillages, d'en connaître la valeur ei les augmentations dont ils étaient susceptibles; qu'il me laissait à penser combien de telles occupations seraient propres à l'amuser; qu'il n'envisageait aussi d'autre satisfaction, en se soumettant à la volonté de son maître, que l'espérance de pouvoir se trouver peut-être par lu à portée de voir le roi Stanislas; qu'il ne dépendait pas de lui que les choses ne s'arrangeassent de la sorte ; qu'il me priait de tout employer de mon côté pour lui procurer cet agrément. Je promis au prince royal de faire tous mes efforts pour le contenter, et je presserai en elTet d'autant plus volontiers le comte de Grumbkow sur cet article que cette circonstance ne pourra qu'être présentée avantageusement pour nous. Je t&chai en même temps de ne laisser aucun doute au prince royal sur la sensibilité du roi en celte rencontre, cl que Sa Majesté polonaise ne serait pas moins charmée de l'assurer des tendres sentiments qu'Elle lui conservait que de le convaincre de sa reconnaissance pour l'asile qu'Elle avait dans les États du roi, son përe
COPIE ENVOYÉE A VËHSAILLES D'USE LETTHE ÉCRITE PAR LA CUÉTAHDIE A KtENIGSBERG A L'aBBÈ LANGLOIS, OUI ÈTAtT AU- PRÈS DU aOI STANISLAS, POUR l'iNFORMER DE l'aHHIVÈE PRO- CDAINE DU PRINCE ROYAL ET LUI CONSEILLER LA CONDUITB A TENIR ENVERS LUI '.
[DÉpùehc de la CliËlardie du 20 septembre I13j, t. 100).
Le prince royal, Monsieur, partira mercredi ou jeudi prochain. Il eut la bonté avant-hier de me confier en délail qu'il