‹ Le Grand Frédéric avant l'avènementChapitre 57 sur 64 · Voir au chapitre quatrième, pp. 236 et suivantes · texte numérisé non relu

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APPENDICK 3S1

non les alliés, mais les vils esclaves de la cour de Vienne, et qui plus est, j'aurai la douleur de voir triompliermes ennemis. Déjà M. de Barck s'applaudit du dénouement et il ne cesse de répeter que si l'on avait voulu le croire lorsqu'il soutenait que l'électeur de Saxe se maintiendrait sur le trOne de Pologne, l'on aurait pu tirer parti de cette circonstance, au lieu de se trouver aujourd'hui déchu de toute espérance. " Je combattis les craintes du général Grumbkow par toutes les raisons que Je pus alléguer, et j'eus lieu de me flatter d'avoir réussi à l'apaiser.

Dans la vue de le soulager en contenant son maître, s'il est possible, instruit d'ailleurs par bons endroits des discours outrés que tenait le roi de Prusse sur la nation ' en général et en particulier, je crus de la dignité du service de faire connaître à H. de Grumbkow que J'en étais inrornië. « Le roi, voire maître, lui ajoutai-je, devrait modérer sa vivacité, et démêler, aussi éclairé qu'il esl, que l'amitié de Sa Majesté lui sera toujours utile quelle que chose qui arrive. Je souhaite donc qu'il veuille mettre des bornes à son impatience, car s'il me revenait qu'il continue à se Ucher autant en propos qu'il a Tait jusqu'ici. Je me verrais forcé de demander mon rappel et de donner à connaître le motif de ma demande. Les ministres de France, vous ne l'ignoreK pas, ne sont pas accoutumés k de semblables incidents. Je sais encore que Sa Hty es té prussienne ne respire journellement qu'après l'arrivée dn comte de Seckendorf; celni-ci en faisant sa charge ne manquera pas d'aigrir de plus en plus les choses afin de rendre votre cour entièrement dépendante de l'empereur; toutes ces idées réunies me présentent des objets dont la réalité est aussi appréciable qu'il conviendrait vraisemblablement peu à un ministre du roi d'en être témoin. »

M. de Grumbkow me répondit que J'étais fondé à penser de la sorte, qu'il n'y avait point en effet de pauvretés que son

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