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le roi de Prusse se réservent k prendre selon les conjonctures el les besoins des circonstances des engagements plus particuliers qu'ils estimeront convenables à leurs intérêts réciproques, déclarant d'avance qu'ils les regardent respectivement comme une seule el même chose, el me dit que c'était un chemin qui devait naturellement nous conduire à quelque chose do plus pour l'avenir
ilPISION DU ROI DE PHUSSE SUH LA DISCIPLINE MILITAIRE. - PROTESTATIONS D'AFFECTIOS POUR LE ROI UE FRANCE I CAlIDrtAL FLEURÏ, — SES PHOPOS SUR LES ANGLAIS '.
(Drp^clie de Valori du 5 décembre nau. t. lus).
Le peu de cas que le roi de Prusse parait faire des Suédois n'est fondé à mon gré que parce qu'il ne les croit pas disciplinés, et la haute idée qu'il conçoit des Moscovites vient des récits de l'extrême et servile discipline dont ils sont obsenateurs. Il y a quelques jours, il me dis!<it qu'il ne fallait pas que les soldats eussent de l'honneur ; que cola était pour les officiers; mais qu'il faisait grand cas d'une troupe que In seule crainte faisait tenir en place. " Je savais bien, me dit-il, que vous ne pensiez pas comme cela, el le Français n'est pas propre à cette discipline ; un soldat chez vous veut savoir où il va el pourquoi on l'y mène; moi je n'aime pas ces raisonneurs ; j'aime mieux que mes soldats craignent leurs officiers, de manière à élre prêts à périr sur leur seule volonté. Voilà comme sont les Russes, « Ce prince reviendrait bienlAt de sa prévention contre les Suédois, s'ils avaient quelque avantage sur les Busses,
j'ai et me demanda beaucoup s'il ressemblait; je l'assurai que oui. « Mais quoi! me dit-il, a-t-il toujours cette physionomie riante ? — Oui, Sire, lui dis-je, et Votre Majesté conviendra que c'est celle d'un homme qui ne trompe jamais. — Pour cela, non ; voilà, Messieurs, dit-il en s'adressant à toute la cour, un honnête homme et que j'aime de tout mon cœur. »
Il y a quelques jours, le roi de Prusse s'est expliqué désagréablement pour les Anglais. Il dit que c'était une nation sans foi et sans loi, qu'il aimerait mieux être lié avec le diable qu'avec eux. Ce discours a été suivi d'une exclamation pieuse. « Qu'est-ce que je dis, mon Dieu, pardonnez-moi mes péchés! )> Il me semblait qu'il n'avait point offensé Dieu, mais les Anglais avec ces propos
CONVERSATIONS SUR UNB ALLIANCE ENTRE LA FRANCE, Lk PRUSSE