LA FIN COURONNE L'OEUVRE
de M. Gaspard et de son compagnon, les deux jeunes filles étaient accourues.
— Mon cher Louis, dit M. Barbier en embrassant à son tour son futur gendre avec toute rafTeclion qu'il éprouvait pour lui. je suis bien heureux que ce mariage comble tes vœux. . . Sois persuadé — et Hélène est là pour le dire au besoin — que cette union comble également les nôtres... Depuis que je te connais, je n'ai cessé de l'apprécier; non seulement tu as été le modèle de l'ouvrier laborieux, actif et dévoué ; mais tu as su, avec ton énergie, ta volonté, ton caractère, maintenir ton frère dans la bonne voie, lui communiquer l'amour du travail. Tu as su lui imposer ton propre exemple. , . C'est la tâche la plus glorieuse que puisse rêver un frère aîné !. . . Aussi, mon affection est vive pour vous deux. . . Tu vas d'abord annoncer à Julien cette heureuse nouvelle. .. Et nous attendrons son retour pour célébrer la grande cérémonie... Allons, mes chers enfants, mon cher M. Gaspard, nous ne sommes plus aujourd'hui qu'une même famille... Restons toujours unis. . . Et vous, Louis et Hélène, qui entrez dans la vie, persuadez-vous bien une chose, c'est qu'ici-bas, en dépit de l'adversité, des cruaulés de l'existence, en dépit de lout, la droiture, l'accomplissement du devoir et la persévérance conduisent tôt ou tard ;!U bonheur. . .
Ainsi que M. Barbier l'avait décidé, le mariage de sa fille avec Louis Dupont se célébra dans les premiers jours de novembre, c'est-à-dire après le retour de Julien, désigné naturellement pour être garçon d'honneur. M'" Claire fut sa demoiselle d'honneur. La cérémonie offrit un spectacle des plus touchants. Une grande partie du personnel de limprimerie y assisia; et en voyant défiler le cortège auquel était mêlé le brave M. Gaspard, chacun ne manqua pas de faire l'éloge du jeune époux, qui ne devait son bonheur qu'à son activité, à son intelligence et à son travail.