‹ Le Grand Mogol: opéra-bouffe en quatre actesChapitre 80 sur 101 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

j'ensuis réduit... Ils m'ont exilé de mes états et après m'avoir conduit dans le royaume de Kachemyr, ils m'ont abandonné là... avec trois sequins dans ma poche... mais malgré leur défense j'ai voulu ^tout braver pour revoir Irma et me justifier à ses yeux... Enfin, grâce à ce costume de faku' que j'ai pu me procurer, me voilà revenu à Delhi... près d'elle... elle va revenir et je pourrai

iui parlerl... (Bruit au dehors.J Oh! quelqu'un!... (RemetUnt

sa barbe.) Tiens! c'cst mon ancien grand vizir!.. .

NICOBA.R, entrant et à lui-môme.

On m'a dit qu'un ^ voyageur logé ici avait trouvé une cassette... Si c'était celle qui a disparu de chez moi et qui contenait les dernières volontés du feu roi Bouldour!... Ah! je donnerais je ne sais quoi pour ravoir cette cassette... à qui pourrais-je m' adresser. (Apercevant Mignapour.) Un fakir!...

MIGNAPOUR, s'approchant de lui, à part. Tâchons de le faire parler. (Haut, tendant la main et d'un ton

pleurard.) Si Votre Seigneurie daignait laisser tomber quelques sequins...

NICOBAR.

Comment donc, mon ami. (se fouillant.) Allons, j'ai ou> blié ma bourse... Ces choses-là n'arrivent qu'à moi...

MIGNAPOUR, à part.

Vieil avare I...

NICOBAR.

Ce sera pour une autre fois*.. On dirait que tu viens de faire un long voyage ?

MIGNAPOUR.

En effet !... J'arrive du royaume de Kachemyr.

ÙQ Kachemyr?... Ahl ah!... N'y aurais-tu pas entendu parler du prince Mi gnap our ?

MIGJiAPOUR.

Mieux que cela.,. Je l'y ai rencontré.

KICOBAR.

Tiens, tiens, et vous avez causé.

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