Cer., App. ad lib., I, p
2. Heisenberg, Nic. Mes., p. 24 Le palais, situé au-dessus de la porte Caréa (rà brepavoxiouéva tic Kagpéas Bastlsa), et où les souverains, assis sur le trône, président aux courses, est le palais du Cathisma. C'est par cette porte que la foule pénétra au palais, en 1185, lors de la déposition d’Andronie [* ; cf. Nicétas Chon., de Andr. Comn., II, 11, p. 452. M. Heisenberg, op. cif., p. 62, 63, pense que la porte Caréa donnait accès de l'Hippodrome aux Skyla, en identifiant le lieu où les empereurs assistaient aux courses avec la terrasse que Labarte a placée à l'extrémité du triclinos de Justinien. Mais on a vu(v. plus haut, p. 103, n.3) que cette terrasse dominait la phiale des Verts et non pas l’'Hippodrome.
3. Heisenberg, Nic: Mes., p. 27-28. Mesaritis se trouve dans l'Hippodrome etse rend au triclinos de Justinien; il entre par les portes de la tour et, par la porte de bronze, pénètre dans les Skyla, puis entre au Justinianos. La tour du Kentinarion est aussi mentionnée par Nicétas Choniates. C’est de cette tour qu'Andronic [et lançait des traits, en 1185, sur la foule qui assiégeait le palais (Nicét. Chon., loc. cit., p. 451). M. Heisenberg, op. cil., p. 64, place l'écurie près de l'Hippodrome du palais, que Labarte et Paspatis ont imaginé près du triclinos de Justinien (v. plus haut, p. 140, n. 5). La situation de l’écurie impériale près du triclinos de Justinien est confirmée par le récit de Mesaritis. Après un combat, qui eut lieu au Mouchroutas entre les partisans de Jean et les soldats de l’empereur, l’'usurpateur s'enfuit du Mouchroutas, qui se trouvait à l'ouest du Chrysotriclinos. Les soldats s'élancent à sa poursuite dans l'escalier qui conduit à l'écurie où Jean s'était caché. Quand il est pris, il est conduit au triclinos de Justinien ; cf. Heisenberg, op. ci, p. 45-46.
4. Cer., App. ad lib., I, p. 507. L'Hippodrome était aussi une des sor-"
* La partie de l'Hippodrome, qui avoisinait les Skyla, portait le nom d’Hippodrome couvert (sxemaoros ‘Irméèoouoc), par opposition à une autre partie du Cirque, appelée Hippodrome non couvert (àcxérastos ‘Trrôôoowos). Ainsi, Théophile, venant de la Chalcé, suit les passages de l’Achilleus, longe les bains de Zeuxippe, entre à l’Hippodrome découvert, passe sous le Cathisma et descend par Daphné dans l'Hippodrome couvert, d’où il entre par les Skyla au palais !. Après avoir passé sous le Cathisma, au nord du Cirque, Théophile est entré à Daphné, probablement par la porte Caréa, puis est ressorti dans l'Hippodrome couvert. La raison de cette appellation n'apparaît pas?. On peut remarquer cependant que les fonctionnaires et les dignitaires se réunissaient parfois à l'Hippodrome,avant d'entrer au palais par les Skyla et le Justinianos?. La partie de l'Hippodrome où ils se réu-
ties où les empereurs montaient à cheval pour se rendre en procession dans les églises (Cer., IT, 13, p. 557). On peut donc penser que l'écurie, signalée par Nicolas Mesaritis près des Skyla, existait auparavant.
1” Ger:, App. ad/lib., 1, (p.507.
2. Théophane, t. I, p. 493, mentionne aussi l'Hippodrome couvert, mais n'indique pas sa situation. Dans le texte du livre des Cérémonies (ibid., p. 507), les deux parties de l'Hippodrome sont nettement opposées. Théophile, après avoir longé les thermes de Zeuxippe, entre dans l’'Hippodrome non couvert, et passe sous le Cathisma. Comme il vient de la Chalcé, il a passé près du Zeuxippe et est entré à l'Hippodrome par le côté nord. Le Cathisma, sous lequel il passe pour entrer ensuite à Daphné, se trouvait de ce côté. Buondelmonti a vu encore, au quinzième siècle, vingt-quatre colonnes en tête de l'Hippodrome,au-dessus desquelles prenaient autrefois place l’empereur et les grands dignitaires (cf. Descriplion des Iles de l'archipel, éd. Legrand, Paris, 1897, p. 86). Par Hippodrome non couvert, on devait donc désigner la partie nord du cirque. Bjeljaev, Byzantina, Ï, p. 79-80, entend par Hippodrome non couvert la partie située entre le Zeuxippe et le Cathisma. Mais il semble peu probable qu'au nord du Cathisma, il y ait eu un espace assez grand pour justifier cette appellation. Cet espace au nord du Cathisma était limité par la rue centrale, la Mésè (v. plus haut, p. 15).
3. Cer., I, 19, p. 114 ; I, 32, p. 171; I, 47, p. 236. Certains fonctionnaires avaient leurs sièges à l'Hippodrome, comme dans les salles du palais (Cer., I, 29, p. 161 ; I, 97, p. 442 ; II, 16, p. 598-599). Labarte, Palais, p.131, a constaté avec raison que l'expression 6 x4tw oxeraotoç ‘Irrodpouos (Cer., p. 507), indique que l'Hippodrome couvert était au delà de Daphné. D'après lui, l'Hippodrome couvert aurait été situé à l’intérieur du palais. Mais le mot xérw indique simplement que cette partie de l’'Hippodrome était plus basse, non seulement par rapport au palais de Daphné, mais aussi par rapport au Cathisma et à la partie de l'Hippodrome non cou-
nissaient pouvait être couverte. Quoi qu'il en soit, le palais avait, du côté de l’'Hippodrome, au moins quatre issues.
Vers l'extrémité du Cirque, s’ouvrait la porte des Skyla. Entre les Skyla et le palais de Daphné, une entrée, peutêtre la porte d'ivoire, donnait accès à la Thermastra, à l'Abside et au Lausiacos. Le palais de Daphné avait luimême deux sorties : l’une, l'escalier en colimaçcon condui sait à la tribune du Cirque, l’autre, probablement la porte Caréa, était de plain-pied avec l’'Hippodrome.
Les autres parties du palais avaient aussi des issues.
L'une d'elles était la porte du Spatharikion (xékn r0ù Erabasuxto), qui avoisinait le local affecté aux spathaires impériaux!. Le cortège de l'empereur se réunissait à cette porte
vert que Théophile vient de traverser. Pour justifier l'existence de cet Hippodrome couvert, qui aurait été situé près du Justinianos et des Skyla (pl. Il, n° 42), Labarte prétend que dans les textes le mot Irroëpouios (sic) désigne cet Hippodrome du palais, tandis que par ‘Irr0000ou0s on entendait le cirque des courses, le grand Hippodrome. Par ro ‘Ixrododuov, qui est l'équivalent de ‘Irréipouos, on entendait soit l'Hippodrome lui-même, soit la course qui y était donnée. Ainsi, par Hippodromion, on désigne le Cirque, dans certains passages (Cer., II, 20, p. 612 ; 11,20, p.613, 615) ; dans d’autres, la course elle-même (Cer.,I1,29,p.615; I,68, p.309 ; IT, 15, p. 588). On trouve chez d’autres auteurs des emplois semblables ; cf. Procope, de Bello Pers., IT, 12, t. I, p. 206 ; Théophane, t. II, p. 650. De même par ro ‘Irreov, on désignait l'Hippodrome(Cer.,1,70, p.341, 342, 346) et la course qui y avait lieu (Cer., [, 69, p. 327, 329; I, 70, p. 340, 341; 1, 71, p. 353; I, 72, p. 360). Cf. Théophane, t. II, p. 751. Ainsi l’'Hippodrome est désigné indifféremment par les mots ‘[rrodpouos, ‘IrroSodpuov ou ‘Irrtxv. La supposition de Labarte, d'après laquelle le mot Hippodromion désignerait un Hippodrome spécial, n’est pas fondée.Paspatis, ’Avéxtooa, p. 249-251, indique à l’intérieur du palais deux Hippodromes, l'Hippodrome non couvert et l’Hippodrome couvert, qui occupent sur son plan une place analogue à celle que Labarte avait assignée à son Hippodrome du palais. Dans l’Hippodrome non couvert, il indique, sur son plan (n° 40), un Cathisma, comme dans le grand Hippodrome. En plaçant l’Augustéon entre le palais et le grand Hippodrome, Paspatis, pour expliquer le trajet suivi par l’empereur Théophile, était obligé de placer l'Hippodrome non couvert au palais et d'y inventer un Cathisma. Il constate avec raison que Constantin Porphyrogénète n'a jamais décrit les jeux qui s’y donnaient; cf. Bjeljaev, Byzantina, 1, p.70 s. Il existait un Hippodrome au palais, mais différent de ceux imaginés par Labarte et Paspatis; c'était le Tzycanistérion (v. plus haut, p. 140).
1. Les spathaires impériaux (Gaotktxot oxaféouot) attachés à la personne de l'empereur, portaient ses armes pendant les processions (Cer., I, 1, Dear LU)
lorsque le basileus se rendait à la Magnaure et à Sainte- Sophie!. Le jeudi après Paques, après le festin donné par :] . . . .
l'empereur au Chrysotriclinos, le patriarche, ayant pris congé du basileus, était accompagné jusqu'à la porte du Spatharikion?, Ainsi, du Chrysotriclinos, on sortait par celle porte pour aller à la Magnaure et à Sainte-Sophie. De la salle du trône, on pouvait gagner la Magnaure directement, sans passer par le Triconque et les passages du Seigneur. Cette sortie devait se trouver sur le côté nord du Chrysotriclinos *.
Comme le Spatharikion, le Cavallarios (KaBaligotos) était une des entrées avoisinant probablement une des écuries du palais. Aux grandes fêtes, certains fonctionnaires se réunissaient au Cavallarios et, quand le palais était ouvert, ils entraient au Panthéon‘. Les empereurs sortaient aussi par là quand ils se rendaient à cheval dans les églises ?. Enfin, suivant une ancienne coutume, quand un prince naissait au palais, l’empereur recevait les sénateurs au triclinos de Justinien, puis on se rendait au Cavallarios, pour aller en procession à Sainte-Sophief. Ainsi du Cavallarios comme du Spatharikion, on pouvait se rendre à la Grande-Eglise 7.