Cer., I, 35, p. 180-184 ; cf. l,1,p
6. Cer., {[l, 52, p. 764-765. Le canon de la Grande-Église mentionne
aussi la venue de l’empereur à Sainte-Sophie; cf. Dmitrievskij, Opisanie, t: [, D. 132.
Il n’est pas antérieur à la construction du Triconque. Une note additionnelle prévoit le cas où la fête de l’Annonciaton tombait le Samedi saint. L'empereur se rendait à Sainte-Sophie comme précédemment, mais de là, suivant la règle observée à la fête de l'Annonciation, il allait, avant de rentrer au palais, à l’église de la Vierge-Chalcopratia !.
Un dernier chapitre termine la série des fêtes religieuses. Il décrit la procession de l'Union de l'Église (chapitre 36). Cette fête fut instituée pour commémorer la fin du schisme qui avait divisé l’Église sur la question du quatrième mariage de l'empereur Léon VI. La réconciliation eut lieu au mois de juillet de l'an 920 et un édit, le {omus unionis, fut publié, interdisant les quatrièmes noces?. D’après le chapitre 36, qui n'a pu être rédigé avant cette date, l'empereur se rendait à Sainte-Sophie d’où, accompagné du patriarche, il allait assister à l'office à Sainte-Irène. La procession revenait ensuite à Sainte-Sophie#.
Le chapitre 37 forme un appendice au recueil des cérémonies religieuses. Dans une série de paragraphes sont énumérés les différents costumes portés par les empereurs aux fêtes el aux processions. On y relève quelques indices chronologiques. Au moment où le chapitre a été rédigé, la fête de la Nouvelle-Eglise, instituée par Basile 1°", existe“; la procession à l’église des Saints- Apôtres, le lundi de Pâques, était dans les usages de la cour?. Le chapitre a donc été rédigé après la construction
1ACere al ip LeAls6
2. Theoph. Cont., VI, 1, p. 398 ; Cedrenus,t. Il, p. 297; Zachariae a Lingenthal, Jus Graeco-Roman., t. IIT, Leipzig, 1857, p. 227 s., cf. Bjeljaev, Byzanlina, IL, p. 233 s. ; Bury, Cerem. Book, p.424; Rambaud, l'Emp. grec, p. 131. : é
3. Cer., I, 36, p. 186-187. L'ancienne église de Sainte-Irène, construite par Constantin, fut refaite par Justinien, après l'incendie de 532. Cf. Richter, Quellen, p. 4 s.; Kondakov, Viz. Tserkui, p.128 s. ; Bjeljaev dans Va. Vremennik, t. I, Pétersbourg, 1894, p. 770-771.
4, Cer., I, 37, p. 189; v. plus haut, p. 188.
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de la Nouvelle-Eglise et après l'innovation apportée, par Léon VI le Sage, à la célébration de cette dernière fête !.
Ainsi, dans le groupe des 37 chapitres contenant l'exposé des cérémonies religieuses, on a distingué trois parties. Rambaud avait cru, à tort, remarquer dans cet ensemble une remarquable unité de plan?. Bjeljaev avait déjà observé que cette unité n’existait pas et que plusieurs chapitres avaient été composés avant le règne de Constantin VII. M. Bury a adopté les mêmes divisions que Bjeljaev. D’après lui, le premier recueil (chapitres 1 à g) aurait été rédigé avant le second {chapitres 9 à 35). Tandis que le premier recueil aurait été rédigé sous Constantin VIT, le second serait une ancienne collection, dont l’arrangement primitif n’a pas été altéré et où l'on s’est contenté d’ajouter des remarques indiquant les modifications cérémonielles survenues depuis le moment où ces chapitres furent rédi- DES
On doit cependant distinguer dans le premier recueil le chapitre 1° des chapitres 2 à 9°. Il n’est pas certain que tous ces textes datent de la même époque. Les chapitres 2 à 9 n'apparaissent pas, en effet, comme un complément du chapitre 1°". Certaines fêtes mentionnées dans les premiers n'apparaissent pas dans ce dernier. Les chapitres 2 à 9 forment donc un recueil 11dépendant qui n’a pas été forcément rédigé à la même époque f. Si ces chapitres ont
1. V. plus haut, p. 184 ; cf. Bjeljaev, Byzantina, II, p. 220, n. 2. M. Bury, Cerem. Book, p. 427-428, tire, du fait que la Mésopentecôte est mentionnée dans ce chapitre, la conclusion que le texte aurait été rédigé avant l'année 903, date à laquelle la procession à Saint-Mokios fut supprimée par Léon VI (v. plus haut, p. 186). Mais la procession à Saint-Mokios n’est pas indiquée dans le chapitre (cf. Cer., I, 37, 188). La fête de la Mésopentecôte a pu être célébrée plus tard par une procession dans un autre sanctuaire, avec un cérémonial différent. Bjeljaev, ibid., p. 232, n. 4, a noté cette possibilité.