‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 119 sur 145 · V. plus haut, p · texte numérisé non relu

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6. M. Bury, ibid., p. 428, s'appuie sur la mention de la fête de la Mésopentecôte au chapitre 37 (Cer., p. 188), pour démontrer que ce chapitre a

reçu une dernière rédaction sous Constantin VII, certaines parties peuvent être antérieures à son règne !.

Quant au chapitre 1°, ilest certain qu'il a été rédigé après certains morceaux du recueil 4 à 35. Le chapitre 30 en donne une preuve convaincante ?. Cependant, il n’est pas prouvé quele chapitre 1° soit du règne même de Constanün VII. On y relève des scolies semblables à celles des chapitres 9 à 35°.

Ce dernier recueil, le plus considérable, présente une certaine cohésion. On y rencontre plusieurs références d’un chapitre à l’autre“. Certains chapitres ont été certainement rédigés avant le règne de Constantin Porphyrogénète. Des scolies ont été insérées par le dernier rédacteur, peutêtre avec les références. Mais il est possible que ce rédac-

été rédigé avant 903, date de la suppression de la procession à Saint- Mokios par Léon VI. Si cet indice était valable — et il ne l’est pas (v. plus haut, n. 1) — le recueil des chapitres 2 à 9, où la fête de la Mésopentecôte est mentionnée (Cer., I, 6, p. 53), aurait été aussi rédigé avant 903 et non pas sous Constantin VII, comme le prétend M. Bury.

1. Bjeljaev, Byzantina, II, p. x1-xu, s'est appuyé sur le fait que le chapitre 6 mentionne la fête de la Mésopentecôte pour affirmer que les chapitres 2 à 9 seraient d'anciennes cérémonies du temps de Léon VI, remaniées par Constantin VII. Mais il a reconnu ailleurs que cet argument n'était pas probant (v. plus haut, p. 196, n. 1). Le chapitre 6 indique qu'à l’Antipascha les souverains allaient aux Saints-Apôtres (Cer., p. 53). C'était l'usage observé en l'an 900 (v. plus haut, p. 185). Il est donc possible que certains morceaux aient été rédigés avant le règne de Constantin VII.

2. D’après une scolie insérée à la fin du chapitre 30, fête de l'Annonciation de la Vierge, « l'empereur ne monte plus aujourd’hui dans les catechoumenia » à l’église de la Vierge-Chalcopratia, tandis qu'autrefois il s'y rendait (Cer., I, 30, p. 166, 169). Au moment où le chapitre 1“ a été rédigé, la coutume la plus récente est établie (Cer., I, 1, p. 31). Il s'agit ici de la fête de la Nativité de la Vierge, mais, d’après une remarque du même chapitre, la fète de l'Annonciation était célébrée suivant le type de la fête de la Nativité (Cer., I, 1, p. 33). Le chapitre 1* a donc été rédigé après le chapitre 30 ; cf. Bjeljaev, Byzantina, Il, p. xxxix; Bury, Cerem. Book, p. 418-419.

Ces OIDaS A D 0 22 pe MA LE pr) MES TL EICcoMmme le prétend M. Bury, ibid., p. 419, la scolie de la page 19,1. 15 a été ajoutée par Constantin VII, on peut supposer que celui-ci n’a fait que transcrire un texte ancien, en y ajoutant seulement des remarques additionnelles. On ne peut donc attribuer avec une entière certitude ce chapitre au Porphyrogénète.

LAGerL ODA M2 Ep 69541416 pD 96-0126 Mp 148 ALL IA ECS 1235; p- 180:

teur, en transcrivant des textes plus anciens, ait rédigé aussi certains morceaux de sa propre main. Il n’est pas sûr, comme le prétendent Bjeljaev! et M. Bury?, que ces chapitres fassent tous partie d’une ancienne collection. Les chapitres 19, 20, 21, fêtes du prophète Élie, de la Nouvelle-Église et de saint Démétrius, qui étaient célébrées le 20 juillet, le 1 mai et le 26 octobre, sont placés entre l’Ascension (chapitre 18) qui tombait le quarantième jour après Pâques et la fête de l’Élévation de la croix (chapitre 22) qui était célébrée le 14 septembre. Ces chapitres ne sont pas à leur vraie place dans la série des fêtes et ont pu être insérés postérieurement*. On peut toujours se demander à propos d’une compilation qui a reçu des additions après le règne de Constantin Porphyrogénèle, si certains chapitres n’ont pas été introduits postérieurement. Aussi l’on devait, pour l'instant, établir, quand cela était possible, des limites antérieures et postérieures de date, sans se prononcer pour le règne detel ou tel empereur“.

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