Cer., I, 68, p
4. Deux textes (Cer., 11,55, p. 801, 806) distinguent nettement l’église de Saint-Etienne-de-Daphné, de l'église de Saint- Étienne-de-l'Hippodrome. Cette dernière est indiquée une fois comme étant en dehors du palais (Ë£w ; Cer., I, 32, p. 176). Cf. Cer., I, 97, p. 449 ; I, 48, p. 249, 261; I, 47, p. 239501, 38, p. 183. Il y avait aussi à l'Hippodrome un oratoire de la Vierge, situé près de la première porte (év T® Rewtoles ; CCE, ME} p. 334).
L'église de Saint-Étienne du palais fut construite, en 428, par la sœur de l'empereur Théodose IT, Pulchérie, pour y déposer une relique précieuse, la main droite d'Étienne, qui lui avait été envoyée en présent par l'archevêque de Jérusalem !. Là aussi étaient conservés la grande croix de Constantin? et l'évangile de saint Matthieu, trouvé, d’après la légende, à Chypre, avec les restes de l’apôtre Barnabas. Cet évangile, l’empereur Zénon l'avait fait déposer au palais dans l’église de Saint-Étienne et il n'était lu qu'une fois par an, le Jeudi saint ?.
La forme de cette église est inconnue. Il semble qu'elle ne devait pas avoir de très grandes dimensions, car elle est appelée parfois oratoire (sôxrfomv) de Saint-Étienne du palais‘. Cette église de Daphné fut un des sanctuaires les plus vénérés de la cour. Des empereurs el des impératrices y furent couronnés et y reçurent aussi les couronnes nuptiales ?. D’après un texte du livre des Cérémonies, des fiançailles impériales (uväsrpov) y eurent lieu aussi avant la cérémonie du mariage®. La veille de la fête de l'Épiphanie, autour de la phiale (xvu8B#ôs), le patriarche, en présence de l’empereur, accomplissait le rite de la bénédiction des
1. Théophane, t. I, p. 86-87. D'après une tradition (Banduri, /Zmp. Or. t. I, pars LIT, p. 3; Preger, Script. Orig. Const., &. Il, p. 144). Constantin aurait construit une église de Saint-Elienne, qui avait un xowv, une chambre d'hiver. L'existence d’un kiton près de Saint-Étienne-de-Daphné est attestée, on le verra, par le livre des Cérémonies. Mais l’église de l'Hippodrome pouvait aussi avoir une telle chambre. Peut-être a-t-on confondu les deux églises. Le témoignage de Théophane ne peut être suspecté. L'église du palais, construite par Pulchérie, doit être distinguée de l'église de l’'Hippodrome, qui a dû être édifiée par Constantin. D’après Richter, Quellen, p. 283, Pulchérie aurait transformé le Stepsimon en un sanctuaire de Saint-Étienne. Mais rien n'autorise pareille supposition ; le Stepsimon est distinct du naos de Saint-Étienne. L'édifice cité par Luitprand sous le nom de S/ephana, id est Coronaria est difficile à identifier {Luitprand, Legalio, 3, Mon. Germ. Hist., Script., t. IT, p. 347). C'était peutêtre le Stepsimon. À