Cf. Estienne, s. v.; Reiske, Comm., p
on y étendait de précieux tapis de Perse!. Un arc soutenu par deux colonnes (row) décorait aussi les abords de la Magnaure?. À l'anadendradion, se tenaient les factions pour acclamer l’empereur et l’impératrice et les accompagner quand, après leur mariage à l’église de Saint-Étiennede-Daphné, ils se rendaient à la Magnaure, à la chambre nuptiale *.
Cette chambre nuptiale avait une conque (x6yyn ro rusrod), où les souverains allaient déposer leur couronne impériale (oréuuarx) et les couronnes nuptiales (5régava) que le prêtre venait de placer sur leur tête. Puis, ils allaient prendre part au repas de noces, qui était donné au triclinos des Dix-neuf lits. La siluation de cette chambre nuptiale ne peut être déterminée avec certitude.
Pour se rendre du palais de Daphné à la Magnaure, le couple nuptial passait par la Main d’or, l'Onopodion, le Consistoire, le triclinos des Candidats. Pendant le trajet, les réceptions habituelles, accompagnées de chants, avaient lieu, et les orgues jouaient sur leur passage. Près des marches par lesquelles on montait à la Magnaure, se tenaient les factions, qui précédaient l’empereur et l’impératrice, pour les recevoir, les acclamer, quand ils arrivaient
1. Cer., IT, 15, p. 574. On étendait aussi des tapis sur le pulpitum par lequel on accédait au grand triclinos. Ce pulpilum devait être le seuil de l'escalier par lequel on montait à la Magnaure.
2. Cer., II, 15, p. 570-571, 580. Par tropiki on entendait un arc soutenu par deux colonnes comme celui qui, onle verra, décoraitles marches du Sigma (Theoph. Cont., INT, 43, p. 141). On y suspendait des chaînes et des lustres, des étoffes et des objets précieux. Cette ornementation était préparée parles raczoroto, fonctionnaires préposés à la chambre nuptiale.
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4. Cer., [, 39, p. 199, 200 ; I, 41, p. 213. Dans la conque de la chambre nuptiale, se trouvait le lit (xo48azto;) impérial sur lequel les époux déposaient leur stemma. Les cubiculaires suspendaient les couronnes nuptiales dans le revraxüsyuv, Où était placé le lit nuptial. Ce pentapyrgion était une vaste armoire composée de cinq tours. Un autre pentapyrgion se trouvait au Chysotriclinos (v. plus bas). Après la mort de Michel le Bègue (829), Théophile, voulant punir les meurtriers de son père, les convoqua, d'après Cedrenus, t. If, p. 100, xotàx thv Mayvañpay rot tÔ mevrarpyuov. L'auteur donne à la Magnaure le nom du meuble somptueux qui la décorait.
à Panadendradion de la Magnaure, et les accompagner jusqu’à la chambre nuptiale !.
Ainsi, du triclinos des Candidats, on se rendait à la Magnaure après avoir gravi un escalier conduisant à l’anadendradion. Le mur de la cour où stationnaient les candidats et les excubiteurs devait donc être percé d’une porte qui donnait accès à la Magnaure?.
La Magnaure communiquait, d'autre part, avec l’église de Sainte-Sophie par des passages (SBartxg) . Comme, d’après Luitprand, elle était contiguë au palais ‘, elle devait s'élever vers le côté oriental de la place de l'Augustéon.
Du côté du palais, la Magnaure ne communiquait pas seulement avec le triclinos des Candidats, mais aussi avec l'église du Seigneur. De cette église, on pouvait gagner le passage resserré (orevwwrs) par lequel on montait à l’helia-
1. Cer., I, 39, p. 197, 201; I, 41, p. 212-213. Ces marches, que l'on gravissait pour arriver à la Magnaure, sont appelées ypaënlix ris Mavvaÿpas où tÂs avafdoeus this Mavvapac.
2. Après leur réception à la Magnaure, les Sarrasins et la princesse Olga passent par l'anadendradion, le triclinos des Candidats, le Consistoire, l'Onopodion et la Main d’or, puis pénètrent à l’Augusteus (Cer., IT, 15, p. 584, 595). Ils suivent le même trajet que le cortège nuptial, mais à l’inverse. À la cérémonie du lundi de la première semaine du carême, les souverains, venant du portique de la Magnaure, passent par la porte qui conduit au triclinos des Candidats, les Excubites, les Scholes et la Chalcé pour se rendre à Sainte-Sophie (Cer., IE, 10, p. 547). On doit supposer, en effet, l'existence d'une porte par laquelle on allait de la cour, qui précédait Daphné, à la Magnaure. Aucune communication n'est signalée entre la Magnaure et le quartier des Scholes. Les souverains, pour se rendre aux Scholes et à la Chalcé, sont obligés de passer par les quartiers des Candidats et des Excubites.